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Combien me coute le tarif Prosumer ?


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Tarif prosumer capacitaire HTVA #

exprimé en €/kWe2024Evolution 2024/20252025Evolution 2025/20262026
AIEG55,68+34%74,52+2,6%76,45
AIESH77,52+19%92,15+1,7%93,67
ORES ASSETS62,45+31%82,04−1,3%80,98
RESA66,67+22%81,07−2,0%79,45
REW71,94+18%84,82+3,4%87,74

Sources 2026 : annexes tarifaires approuvées

À l'aide des tableaux ci-dessus, vous pouvez calculer le montant qui sera prélevé lors de votre prochaine facture de régularisation. Le calcul dépend de votre gestionnaire de réseau et de votre puissance nette développable (généralement la somme de la puissance maximale de vos onduleurs).

Exemple :

  • 2025
  • Onduleur de 4 kW
  • Onduleur de 3 kW
  • Ma puissance nette développable = 7 kWe (4+3).
  • GRD = RESA.

7 kW x 81,07 € = 567,49 €

Ce calcul est valable pour les prosumers :

  • Dont le compteur tourne à l'envers jusque fin 2030
  • Et qui disposent d'une compteur Electro-Mécanique
  • Ou qui disposent d'une compteur communicant mais dont l'autoconsommation est de moins de 40,26% sur base annuelle.


Pourquoi le tarif prosumer augmente-t-il ? #

Depuis 2024, le tarif prosumer est dû à 100%. Il est utile de rappeler un point fondamental : sans l’action collective de BeProsumer, ce tarif aurait été appliqué dès 2014, sans la moindre mesure transitoire, et les prosumers auraient payé plein pot bien plus tôt. BeProsumer a obtenu près de dix ans de répit, puis a pesé dans les négociations qui ont mené à un mécanisme de primes de compensation couvrant 100% du tarif en 2020–2021 et 54,27% en 2022–2023.  

Et ce point est essentiel : une fois ce compromis obtenu, nous avons organisé un vote démocratique auprès de nos membres pour valider la stratégie. L’enjeu était clair : activer immédiatement le bénéfice concret de ces primes et sécuriser un compromis robuste, ou poursuivre des actions supplémentaires (potentiellement judiciaires) exigeant davantage de moyens, avec des délais et une incertitude comparables à d’autres dossiers longs du secteur. À plus de 90%, nos membres ont choisi la voie du résultat immédiat et tangible, validant le compromis négocié grâce à l’influence de BeProsumer et au travail mené avec les acteurs du secteur, le régulateur et le politique.

La hausse marquée en 2025 (souvent autour de +20% à +30% selon le GRD) n’est pas un “caprice anti-PV” : le tarif prosumer est un tarif de réseau, et il évolue donc avec les coûts d’exploitation, d’entretien et de modernisation du réseau de distribution, ainsi qu’avec les coûts de transport refacturés (liés notamment aux tarifs du gestionnaire de transport). La CWaPE a d’ailleurs confirmé une augmentation moyenne des coûts de distribution en 2025 (par rapport à 2024) et souligne une hausse substantielle des coûts de transport refacturés.  

Concrètement, plus le réseau doit être renforcé (raccordements, câbles, automation, comptage communicant, pilotage, etc.), plus la “brique réseau” de la facture monte — et le tarif prosumer suit, puisqu’il est précisément conçu pour faire contribuer l’utilisateur prosumer à l’usage du réseau.  

“+24%” : c’est typiquement l’ordre de grandeur observé en 2025 pour certains GRD (ex. RESA), parce que 2025 a été une année de forte revalorisation des tarifs de réseau (distribution + transport refacturé), approuvée par la CWaPE.  

Et pour 2026 : nouvelle hausse ou stabilisation ? #

Les tarifs 2026 sont connus et montrent une réalité plus nuancée : selon le GRD, on observe une légère hausse, une stabilité, voire une baisse du tarif prosumer capacitaire (voir tableau). Cela s’inscrit dans la dynamique 2026–2029 validée par la CWaPE, avec une pression structurelle sur les coûts de réseau, mais dont la traduction “prosumer” peut varier localement selon les paramètres tarifaires propres à chaque GRD.


ℹ️ Grâce au compteur communicant, le GRD peut désormais distinguer séparément ce qui est prélevé du réseau (kWh import) et ce qui est injecté (kWh export). Cette mesure “bi-flux” permet de reconstituer le bilan annuel et donc de calculer l’autoconsommation au sens du régulateur (CWaPE) :

Autoconsommation (kWh) = Production – Injection (et donc Autoconsommation (%) = (Production – Injection) / Production). Concrètement, cela permet de vérifier si vous dépassez le seuil de 40,26% : au-delà, le prosumer “voit” généralement son prélèvement brut diminuer, et c’est précisément ce prélèvement brut qui sert de base au calcul en tarif prosumer proportionnel (la partie variable des coûts de réseau est facturée au kWh prélevé, pas au kWh injecté).

Règle de pouce (ordre de grandeur) : pour une installation “moyenne” de 5 kW (≈ 5.000 kWh/an produits si on retient 1.000 kWh/kW/an), +10 points d’autoconsommation au-delà de 40,26% signifient environ 500 kWh/an de prélèvement en moins (car ces 500 kWh sont consommés directement sur place au lieu d’être injectés puis reprélevés plus tard). Sur ORES 2026, cela représente typiquement ~68 € HTVA/an, soit ~72 € TVAC/an, uniquement sur la part variable réseau (les redevances fixes ne bougent pas).

Exemples rapides :

  • Passer de 40,26% à 70% d’autoconsommation, c’est +29,74 points, soit ≈ 2,97 × 72 € ≈ 214 € TVAC/an d’économie indicative (pour 5 kW).
  • Par “règle de trois”, pour 10 kW, la même logique double : ~144 € TVAC/an par +10 points (souvent arrondi à ~140 € pour rester conservateur).

À retenir : on économise en augmentant l’autoconsommation parce qu’on réduit le prélèvement (kWh réellement pris au réseau) ; l’énergie autoconsommée n’est plus injectée, donc n’a plus besoin d’être reprélevée ensuite.


🗞️ ARTICLE : TARIF PROSUMER : Déterminer l’autoconsommation sur base annuelle

⚒️ OUTIL : Calculez votre % personnalisé avec l'IA ChatGPT selon le calcul de la CWAPE et les registres de votre compteur communicant


⚠️ Avec un profil domestique “standard” (éclairage, électroménager, cuisson, etc.), il est souvent difficile de dépasser durablement 40,26% d’autoconsommation sur base annuelle : une grande partie de la production photovoltaïque tombe en journée, à des moments où la maison consomme peu, ce qui conduit mécaniquement à injecter sur le réseau puis à reprélever plus tard.

À l’inverse, l’électrification des usages change la donne. L’exemple le plus parlant est la voiture électrique : si l’utilisateur est présent en journée (télétravail, horaires décalés, recharge programmée), il peut consommer en direct une part très importante de la production solaire, jusqu’à absorber instantanément la puissance délivrée par l’onduleur dans la batterie du véhicule, ce qui évite l’injection et donc le reprélèvement ultérieur qui dégrade le taux d’autoconsommation et augmente les kWh prélevés servant de base au calcul réseau en régime proportionnel.

Dans la même logique, une batterie domestique peut faire progresser significativement l’autoconsommation lorsque la consommation annuelle reste cohérente avec la production : elle stocke une partie de l’énergie produite en journée pour la restituer le soir, ce qui réduit les kWh prélevés au réseau sur la période de décompte et améliore mécaniquement le pourcentage d’autoconsommation pris en compte dans le cadre du tarif prosumer proportionnel.


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