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Assemblée générale 2026

Deux heures d’Assemblée générale, accessibles thème par thème

Certificats verts, décrochages d’onduleurs, compensation jusqu’en 2030, tarif IMPACT, batteries domestiques, communautés d’énergie, compteur communicant… Retrouvez directement les explications et les réponses qui vous concernent.

40 séquences minutées 20 questions-réponses Vidéo complète : 1 h 54 min

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L’Assemblée générale a permis de faire le point sur les dossiers qui concernent aujourd’hui les prosumers wallons — et sur ceux qui façonneront leur avenir après 2030.

La vidéo complète dure près de deux heures. Pour vous éviter de devoir la regarder intégralement, nous l’avons découpée thème par thème. Chaque lecteur démarre et s’arrête aux bornes exactes du sujet traité : choisissez simplement la question qui vous intéresse.

Vidéo intégrale de l’Assemblée générale 2026

1 h 54 min 56 s

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Accès direct aux grands chapitres

Temps Chapitre
00:00 Générique et introduction
06:57 Les six grandes thématiques suivies par BeProsumer
09:24 Certificats verts : où en est le recours collectif ?
15:30 Décrochages d’onduleurs et projet d’indemnisation
24:01 Réseau basse et moyenne tension : le retard d’investissement
29:53 Comptes 2025 et solidité financière de l’association
38:15 Comment BeProsumer fonctionne et défend ses membres
41:56 Compensation jusqu’en 2030, FEBEG et fournisseurs
46:15 Tarif IMPACT et tarifs de distribution 2026–2029
47:02 Méthodologie tarifaire 2030–2034
51:56 Cap sur 2030 : rester le chien de garde des membres
56:39 Questions-réponses avec les membres

Une Assemblée générale pensée comme un mode d’emploi

00:00 — Générique et introduction

Voir l’extrait 00:00 → 06:57 sur YouTube

La vidéo s’ouvre sur le générique BeProsumer, accompagné d’un défilement d’articles de presse retraçant les combats et les interventions de l’association. Régis François rejoint ensuite la scène et pose le cadre de l’après-midi : une présentation volontairement resserrée afin de laisser une large place aux questions des membres.

06:57 — Six dossiers prioritaires, avec un horizon qui va déjà jusqu’en 2034

Voir l’extrait 06:57 → 09:24 sur YouTube

Régis présente les grands sujets suivis par BeProsumer : le recours relatif aux certificats verts, les décrochages d’onduleurs, l’état du réseau de distribution, les tarifs supportés par les prosumers, la future méthodologie tarifaire 2030–2034, ainsi que le rôle que joueront les batteries et la flexibilité.

Cette entrée en matière rappelle aussi la raison d’être de l’association. BeProsumer est née d’un mouvement de contestation face à des engagements qui, selon elle, n’avaient pas été suffisamment sécurisés. Treize ans plus tard, l’expérience reste la même : isolé, un prosumer pèse peu ; rassemblés, plusieurs milliers de membres peuvent être entendus par le Gouvernement, le régulateur et les gestionnaires de réseau.

Certificats verts : le recours est toujours en cours

09:24 — Le pourvoi en cassation et les prochaines étapes possibles

Voir l’extrait 09:24 → 15:30 sur YouTube

Régis revient sur le recours collectif relatif aux cinq dernières années d’octroi des certificats verts. Un pourvoi en cassation a été introduit le 10 février 2025 contre l’arrêt de la cour d’appel de Liège. BeProsumer estime que plusieurs arguments déterminants n’ont pas reçu de réponse suffisamment motivée.

Le dossier concerne environ 19 000 requérants et représente, selon l’évaluation évoquée pendant l’Assemblée générale, un enjeu global de l’ordre de 300 millions d’euros. La procédure est nécessairement longue : la Cour de cassation n’est soumise à aucun délai légal précis pour rendre son arrêt.

Si elle devait casser l’arrêt, l’affaire serait renvoyée devant une autre cour d’appel afin d’être rejugée. Régis évoque Bruxelles comme juridiction possible, sans pouvoir l’affirmer à ce stade. Il rappelle également que BeProsumer ne peut pas saisir directement la Cour de justice de l’Union européenne : une intervention européenne supposerait notamment qu’une juridiction nationale lui adresse une question préjudicielle.

Le message adressé aux membres est donc double : la procédure suit son cours, mais aucune date ferme ne peut être promise.

Pour suivre le dossier
Consulter l’état d’avancement des certificats verts · Vérifier si vous faites partie des 19 000 requérants

Décrochages d’onduleurs : mesurer le préjudice pour obtenir une indemnisation juste

15:30 — Du forfait uniforme à une indemnisation proportionnelle aux pertes

Voir l’extrait 15:30 → 19:32 sur YouTube

BeProsumer décrit les décrochages comme une problématique qui s’aggrave avec la multiplication des installations photovoltaïques et l’insuffisance de capacité de certaines portions du réseau basse tension.

Régis rappelle qu’une première piste politique prévoyait une indemnité forfaitaire de 120 euros par an. L’association s’y était opposée : une même somme ne peut pas réparer équitablement quelques minutes de décrochage et plusieurs heures de perte de production chaque jour. Sa position reste celle d’une indemnisation proportionnelle au dommage réellement subi.

Le nouveau projet wallon évoqué lors de l’AG impose l’utilisation d’un compteur communicant afin d’objectiver les pertes. BeProsumer considère cette mesure acceptable dès lors qu’elle ne remet pas en cause la compensation : le compteur communicant continue à comptabiliser séparément le prélèvement et l’injection, et la compensation reste appliquée sur la facture aux installations qui y ont droit.

19:32 — Point remarquable : « le compteur continue à tourner à l’envers »

Voir l’extrait 19:32 → 24:01 sur YouTube

Régis insiste sur un malentendu fréquent : remplacer un compteur électromécanique par un compteur communicant ne fait pas, en soi, disparaître le bénéfice de la compensation. L’affichage change, mais le calcul entre les volumes prélevés et injectés continue d’être effectué pour les installations éligibles.

Ce passage constitue un extrait autonome particulièrement utile pour répondre aux inquiétudes récurrentes sur le compteur communicant.

Le compteur communicant, concrètement
Consulter le dossier de référence · Vais-je perdre le « compteur qui tourne à l’envers » ?

Un seuil de 1 % encore contesté

Les données d’OpenWatt ont aussi permis à BeProsumer d’analyser les critères envisagés pour l’indemnisation. D’après Régis, une première notion liée à la « mauvaise qualité de tension » aurait exclu environ 30 % des situations observées. Cette notion ne figurait plus dans le texte présenté en première lecture.

En revanche, l’exclusion des pertes inférieures à 1 % restait problématique. Les simulations montrent qu’un seuil présenté comme négligeable peut malgré tout représenter une perte annuelle de plusieurs dizaines, voire de plus de cent euros selon l’installation. BeProsumer annonce donc son intention de demander la suppression de ce seuil et, si nécessaire, d’envisager des recours fondés sur des données individuelles objectives.

Pour aller plus loin
Comprendre le projet d’indemnisation et les réserves de BeProsumer · Accéder au dossier permanent sur les décrochages · Découvrir OpenWatt

Réseau basse et moyenne tension : qui paie, et où sont passés les investissements ?

24:01 — Un réseau stratégique rattrapé par l’électrification

Voir l’extrait 24:01 → 29:29 sur YouTube

Régis replace les décrochages dans une problématique plus large : le réseau doit simultanément absorber davantage d’injection photovoltaïque et répondre à la hausse des besoins en prélèvement liée aux pompes à chaleur, aux véhicules électriques et à l’électrification des entreprises.

BeProsumer refuse cependant que les prosumers soient présentés comme des usagers raccordés gratuitement aux frais des autres consommateurs. Ils paient le tarif prosumer et les coûts de réseau. L’association estime donc légitime d’exiger un service fonctionnel et une affectation transparente des moyens consacrés aux infrastructures.

Le propos est volontairement politique : le réseau de distribution est un actif stratégique de service public. Sa modernisation coûtera cher, mais le retard d’investissement ne peut pas être imputé aux seuls ménages qui ont installé des panneaux parfois plus de dix ans auparavant.

À lire
Réseau électrique wallon : l’heure de vérité a sonné

À 29:29, Régis clôt cette première série de dossiers et cède progressivement la parole à Joël pour la présentation des comptes.

Comptes 2025 : des finances assainies pour conserver une capacité d’action

29:53 — Retour à l’équilibre et maintien d’une réserve stratégique

Voir l’extrait 29:53 → 38:15 sur YouTube

Joël présente une situation financière redevenue nettement plus saine en 2025, avec des recettes supérieures aux dépenses. La trésorerie de l’association atteint 526 134 euros à la fin de l’exercice. L’objectif est de conserver au moins un demi-million d’euros disponibles afin de pouvoir financer rapidement une expertise, une action juridique ou un autre dossier majeur.

Cette amélioration repose notamment sur plusieurs décisions de gestion :

  • encadrement des missions confiées aux avocats par des budgets et des projets précis ;
  • réduction d’environ un tiers des frais juridiques par rapport à 2024 ;
  • baisse de plus de 60 % de certains frais de fonctionnement ;
  • reprise en interne, par les administrateurs bénévoles, d’un grand nombre de tâches administratives, comptables et éditoriales ;
  • adaptation de la cotisation annuelle à 25 euros.

Un chiffre illustre la charge de travail : plus de 12 000 demandes auraient été reçues en 2025 via le système de support, soit près de 40 questions par jour. Le délai de réponse peut donc ponctuellement atteindre une semaine ou davantage.

Pour 2026, l’objectif annoncé est la stabilisation : maintenir les services, préserver le nombre de membres et n’engager que les dépenses qui apportent une utilité réelle à leur défense.

Comment fonctionne BeProsumer ?

38:15 — Des administrateurs spécialisés, des avocats encadrés et une présence directe aux réunions

Voir l’extrait 38:15 → 38:58 sur YouTube

Régis explique pourquoi les administrateurs doivent eux-mêmes participer aux réunions avec la CWaPE, les cabinets ministériels et les autres acteurs du marché. Les avocats apportent leur expertise juridique, mais ils ne remplacent ni la connaissance technique des dossiers ni le mandat politique de l’association.

Cette organisation repose largement sur le bénévolat. Elle exige parfois que les administrateurs libèrent des journées professionnelles pour représenter les membres, tout en limitant le recours à des prestations externes coûteuses.

38:58 — Point remarquable : la « valise nucléaire »

Voir l’extrait 38:58 → 40:37 sur YouTube

Régis qualifie la réserve financière de l’association de « valise nucléaire ». L’image résume sa fonction : BeProsumer privilégie la négociation, mais doit pouvoir démontrer qu’elle dispose des moyens nécessaires pour agir en justice si un compromis acceptable devient impossible.

40:37 — Point remarquable : pourquoi l’association a changé de nom

Voir l’extrait 40:37 → 41:56 sur YouTube

Le passage de TPCV à BeProsumer traduit un changement de méthode et de positionnement. Pour être consultée en amont, l’association ne peut pas se limiter à dire non à chaque proposition. Elle veut peser de manière constructive, en combinant expertise, négociation et capacité de recours, sans renoncer à la fermeté lorsque les intérêts des membres l’exigent.

Pour comprendre cette évolution
Découvrir l’histoire de BeProsumer · Lire la vision et la mission de l’association

Compensation jusqu’en 2030 : un engagement politique fort, mais pas une garantie intangible

41:56 — La compensation reste sécurisée politiquement, sans être juridiquement irrévocable

42:05 — Point remarquable : existe-t-il une garantie absolue ?

Voir l’extrait 41:56 → 43:27 sur YouTube

À la question de savoir si le maintien de la compensation jusqu’au 31 décembre 2030 est absolument garanti, Régis répond non sur le plan strictement juridique. Un futur Gouvernement pourrait toujours adopter un nouveau texte modifiant le dispositif.

Il estime néanmoins qu’un tel revirement serait politiquement très difficile. Plusieurs centaines de milliers de ménages seraient concernés et un accord a été recherché entre BeProsumer, le Gouvernement wallon, les principaux gestionnaires de réseau et la FEBEG afin que personne ne remette en cause l’équilibre obtenu jusqu’à fin 2030.

La nuance est essentielle : il existe un engagement politique et sectoriel très fort, mais aucune législation n’est éternellement à l’abri d’une modification par une majorité future.

Mise à jour publiée après l’AG
Le Tarif Prosumer : dix ans de bataille, quatre ans de transition, une échéance en 2030

43:27 — Point remarquable : FEBEG, fournisseurs et frais d’équilibrage

Voir l’extrait 43:27 → 46:15 sur YouTube

Régis explique le rôle de la FEBEG, qui représente les fournisseurs d’énergie. Les intérêts ne sont pas toujours identiques à ceux des prosumers : le mécanisme de compensation peut obliger un fournisseur à reprendre une énergie injectée à un moment où elle vaut peu, puis à la restituer lorsque son coût est plus élevé.

Certains fournisseurs de plus petite taille ont choisi de répercuter ce risque à travers des frais ou taxes d’équilibrage ajoutés à leurs conditions générales. La recommandation formulée pendant l’AG est simple : ne pas se limiter au prix affiché du kilowattheure et lire attentivement l’ensemble des conditions applicables aux détenteurs de panneaux photovoltaïques.

Question pratique : mon fournisseur me fait payer une taxe d’équilibrage, que faire ?

Le montage revient à l’explication du tarif IMPACT à 46:15.

Tarif IMPACT : attendre la fin des maladies de jeunesse

46:15 — Trois périodes tarifaires, mais un intérêt limité pour la majorité des prosumers encore compensés

Voir l’extrait 46:15 → 47:02 sur YouTube

Le tarif IMPACT répartit les coûts de réseau entre trois plages horaires, dont une plage très avantageuse lorsque le réseau est peu sollicité et une plage plus coûteuse en période de pointe.

Pour un prosumer bénéficiant encore de la compensation, Régis recommande de ne pas se précipiter. Sauf profil de consommation très particulier, les gains potentiels peuvent être annulés par la complexité du dispositif ou par une consommation mal déplacée. BeProsumer préfère observer les premiers retours d’expérience et laisser le système corriger ses « maladies de jeunesse ».

Dossier de référence
Comprendre le Tarif IMPACT · Tarifs de distribution 2026–2029 : hausse et économies possibles · Offres fournisseurs compatibles avec la compensation — août 2026

Après 2030 : batteries, prix dynamiques et communautés d’énergie

47:02 — Début du chapitre sur la méthodologie tarifaire 2030–2034

Voir l’extrait 47:02 → 48:17 sur YouTube

La fin de la compensation changera profondément la valeur de l’électricité photovoltaïque. Régis anticipe une tarification beaucoup plus dynamique, susceptible de varier selon l’heure, voire par quart d’heure, afin de refléter davantage les conditions du marché et l’état du réseau.

Ces orientations restent à négocier. BeProsumer participe déjà aux premiers échanges avec la CWaPE afin que les petits producteurs ne subissent pas une méthodologie pensée uniquement pour les acteurs capables d’automatiser entièrement leur consommation.

48:17 — Point remarquable : pourquoi la batterie deviendra presque incontournable en 2031

Voir l’extrait 48:17 → 49:54 sur YouTube

Sans compensation, l’électricité injectée en journée ne viendra plus automatiquement effacer celle qui est prélevée le soir ou en hiver. Pour une nouvelle installation photovoltaïque, l’autoconsommation directe ne représente généralement qu’une partie de la production annuelle.

Une batterie permettra de conserver localement une partie du surplus, de limiter les achats aux heures chères et, si elle est correctement pilotée, de réagir aux futurs tarifs dynamiques. Régis parle donc d’un équipement « pratiquement obligatoire » à partir de 2031 pour valoriser correctement une installation photovoltaïque — tout en distinguant cette situation future du cas d’un prosumer encore compensé avant 2031.

Préparer l’après-2030
Choisir ou moderniser une installation photovoltaïque prête pour 2030 · Consulter le dossier batteries intelligentes · Installer du photovoltaïque en 2026 : faire les bons choix

49:54 — Point remarquable : BeProsumer pourrait-elle devenir une communauté d’énergie ?

Voir l’extrait 49:54 → 51:12 sur YouTube

L’association étudie la possibilité de créer ou de porter une communauté d’énergie. Le principe serait de permettre à des producteurs de vendre leur surplus à d’autres membres à un prix plus avantageux que celui offert par un fournisseur, tout en donnant aux consommateurs de la communauté accès à une énergie locale moins chère.

Une première analyse juridique a été demandée. Aucun modèle n’est encore arrêté : la gouvernance, les flux financiers, les obligations réglementaires et l’intérêt collectif devront être examinés avant toute décision.

Communautés d’énergie : l’analyse et la réponse pratique
Comment la Wallonie a transformé une solution d’avenir en « usine à gaz » · Les communautés d’énergie fonctionnent-elles en Wallonie ?

51:12 — Un dossier à suivre : la méthodologie tarifaire 2030–2034

Voir l’extrait 51:12 → 51:56 sur YouTube

Dossier de référence — Méthodologie tarifaire 2030–2034
Découvrir l’analyse complète et la position de BeProsumer

« Cap sur 2030 et plus » : rester le chien de garde des membres

51:56 — Une force collective qui bénéficie parfois à tous les prosumers

Voir l’extrait 51:56 → 55:14 sur YouTube

BeProsumer se définit comme un véritable syndicat des détenteurs de panneaux photovoltaïques. Lorsqu’elle obtient la modification d’un texte général, le résultat profite aussi aux non-membres. En revanche, les services individuels, le support et les procédures judiciaires nécessitent une organisation et des moyens financés par les cotisations.

La force collective repose sur les cotisations et sur une réserve qui permet à l’association de financer ses analyses, ses négociations et, lorsque cela devient nécessaire, ses actions en justice. Elle ne constitue donc pas une épargne sans objet, mais un levier d’indépendance et de réaction.

55:14 — Des certificats verts à la veille permanente : pourquoi l’association reste indispensable

Voir l’extrait 55:14 → 56:39 sur YouTube

Régis évoque avec humour un phénomène bien connu sur Facebook : quel que soit le sujet publié — décrochages, tarif ou batterie — un commentaire finit presque toujours par revenir sur les cinq années de certificats verts. L’Assemblée générale avait précisément pour objectif de remettre chaque dossier dans son contexte et d’expliquer où il en est réellement. Mais cette anecdote sert surtout de point de départ à son message de clôture.

Il rappelle que les acquis actuels ne sont pas tombés du ciel. Sans l’action collective de BeProsumer, le tarif prosumer aurait été appliqué à 100 % dès 2014, au lieu de ne l’être pleinement qu’à partir de 2024. Le principe de compensation — le fameux compteur qui « tourne à l’envers » — aurait, lui aussi, disparu depuis longtemps. La mobilisation de l’association a contribué à préserver ce mécanisme jusqu’au 31 décembre 2030 pour les installations concernées. Quelque 340 000 prosumers en bénéficient, qu’ils soient membres de l’association ou non.

Cette protection n’est jamais définitivement acquise. Elle suppose une surveillance continue des projets de textes, des décisions du régulateur et des initiatives des gestionnaires de réseau, des fournisseurs ou des autorités politiques. Elle nécessite également de pouvoir analyser, négocier et, si nécessaire, agir en justice. Les cotisations donnent à BeProsumer les moyens d’assurer cette veille, d’anticiper les menaces et de réagir avant qu’une décision ne devienne irréversible.

Sans membres, pas de veille permanente
Sans membres, il n’y a pas d’association forte ; sans association, il n’y a ni veille permanente, ni anticipation, ni capacité collective pour protéger durablement les prosumers wallons.

Pourquoi devenir membre de BeProsumer ? · Rejoindre l’association

À 56:39, la présentation laisse place aux questions des membres.


Les questions-réponses, thème par thème

Pour cette seconde partie, chaque intervention dispose de son propre extrait vidéo. Le lecteur démarre au début de la question et s’arrête au commencement de la suivante. Sous chaque extrait, un résumé restitue la question posée, la réponse apportée pendant l’Assemblée générale et, lorsqu’il existe, le contenu BeProsumer permettant d’aller plus loin.

Accès direct aux 20 questions

Temps Question
57:26 Quelle incidence de la future tarification carbone ETS2 ?
59:07 Les revenus d’une communauté d’énergie pourraient-ils être taxés ?
01:01:19 Quelle fiscalité pour les bornes et la mobilité électrique ?
01:04:00 Comment distinguer un recours individuel du recours collectif sur les certificats verts ?
01:08:19 Pourquoi BeProsumer ne publie-t-elle pas un classement des batteries ?
01:13:09 Peut-on relever la tension de décrochage d’un ancien onduleur ?
01:18:57 Peut-on choisir la date de remplacement du compteur ?
01:23:59 Une extension photovoltaïque rompt-elle le cycle de compensation ?
01:26:43 Pourquoi RESA décale-t-elle certains relevés annuels ?
01:28:46 Une batterie est-elle utile tant que la compensation subsiste ?
01:30:37 Le régime tarifaire est-il conservé lors du remplacement du compteur ?
01:31:07 Qui contacter pour passer du monohoraire au bihoraire ?
01:32:45 Pourquoi rester limité à 10 kVA après un raccordement renforcé ?
01:34:25 Pourquoi un compteur RESA ne commute-t-il pas vers les nouvelles heures creuses ?
01:36:11 Faut-il déclarer une batterie domestique à RESA ?
01:38:37 Que devient le recours si un ayant droit décède ?
01:39:20 L’onduleur d’une batterie augmente-t-il la puissance nette développable ?
01:41:10 Peut-on refuser le compteur communicant et y consulter sa consommation ?
01:41:56 Les données OpenWatt servent-elles réellement à BeProsumer ?
01:50:12 Comment calculer l’autoconsommation et son effet sur le tarif prosumer ?

Voir la transition 56:39 → 57:26 sur YouTube

57:26 — ETS2 : quelle incidence de la future tarification carbone ?

Voir l’extrait 57:26 → 59:07 sur YouTube

La première question porte sur l’ETS2, le nouveau système européen d’échange de quotas d’émission qui doit notamment concerner les combustibles utilisés dans le transport routier et les bâtiments.

Régis le présente comme un mécanisme appelé à renchérir progressivement les énergies fossiles. Cette évolution devrait accélérer le passage vers les pompes à chaleur et les véhicules électriques, ce qui renforcera encore la pression sur les réseaux de distribution.

Pour aller plus loin
ETS2 de 2027 : comment le transformer en opportunité ?

59:07 — Les revenus d’une communauté d’énergie pourraient-ils être taxés ?

Voir l’extrait 59:07 → 01:01:19 sur YouTube

Un membre demande si la rémunération obtenue en vendant son surplus à un autre participant pourrait être assimilée un jour à un revenu imposable.

Régis ne prétend pas prédire la future décision fiscale. Il rappelle que certains partis défendent une globalisation plus large des revenus. À titre d’illustration, il évoque une vente de 2 000 kWh à 8 centimes, soit 160 euros de recettes annuelles. La fiscalité dépendra du cadre qui sera adopté et devra être intégrée à l’étude juridique de toute communauté d’énergie.

Pour comprendre le cadre actuel
Les communautés d’énergie fonctionnent-elles en Wallonie ?

01:01:19 — Bornes de recharge et fiscalité de la mobilité électrique

Voir l’extrait 01:01:19 → 01:04:00 sur YouTube

La discussion s’élargit à la déclaration des bornes et au risque d’une taxation de l’électricité destinée aux véhicules. Selon l’analyse personnelle exposée par Régis, une taxation kilométrique paraît plus probable qu’une taxe spécifique sur chaque kilowattheure de recharge.

La raison est pratique : un véhicule peut être chargé à domicile, au travail ou sur une borne publique, ce qui rend l’origine de chaque kilowattheure difficile à suivre. En revanche, la baisse progressive des recettes sur l’essence et le diesel obligera les pouvoirs publics à trouver une autre assiette fiscale. Il s’agit ici d’une anticipation politique formulée pendant l’AG, pas de l’annonce d’une mesure arrêtée.

Pour prolonger la réflexion
Voiture-batterie, V2L, V2H et V2G : où en est-on en Wallonie en 2026 ?

01:04:00 — Recours individuel relatif aux certificats verts

Voir l’extrait 01:04:00 → 01:08:19 sur YouTube

Un membre décrit une procédure personnelle introduite en 2025, apparemment distincte du recours collectif de BeProsumer et liée à l’accès à ses données ainsi qu’au calcul de rentabilité de son installation.

Régis rappelle que le recours collectif concernant les cinq dernières années d’octroi est fermé à de nouveaux requérants depuis plusieurs années. Il invite le membre à vérifier avec son propre conseil la base juridique exacte de son action et l’administration compétente. Le passage montre pourquoi il faut distinguer soigneusement le recours collectif, les dossiers liés au facteur K et les éventuelles demandes individuelles d’accès aux données.

Sur cette procédure distincte
Recours individuel contre la décision de révision du facteur K

01:08:19 — Pourquoi BeProsumer ne publie-t-elle pas un classement des batteries ?

Voir l’extrait 01:08:19 → 01:13:09 sur YouTube

Un membre demande une étude comparative du marché, puisque l’association a mis en avant la batterie d’Azimut Energy dans le cadre d’un achat groupé.

Régis explique que BeProsumer n’est pas liée exclusivement à ce constructeur. Azimut avait adapté son produit à plusieurs besoins remontés par l’association, notamment la lutte contre les décrochages. Un autre système faisait d’ailleurs l’objet d’un test au moment de l’AG.

Publier un classement commercial engagerait cependant la responsabilité et la crédibilité de l’association : il faudrait définir un cahier des charges incontestable, auditer régulièrement les produits et les installateurs et éviter toute pratique susceptible d’être interprétée comme une distorsion de concurrence.

Le passage apporte aussi une précision de transparence : la contribution financière prévue dans le cadre de l’achat groupé Azimut revient à l’ASBL, apparaît dans ses comptes et n’est pas versée aux administrateurs.

Partenariats et choix techniques
Est-ce la mission de BeProsumer de mettre en avant une société commerciale ? · Pourquoi une solution intégrée plutôt qu’un boîtier universel multimarque ?

01:13:09 — Peut-on relever la tension de décrochage d’un ancien onduleur ?

Voir l’extrait 01:13:09 → 01:18:57 sur YouTube

Un membre explique qu’un technicien a relevé le seuil de son ancien onduleur et supprimé ses décrochages. Régis distingue deux situations radicalement différentes :

  • la mise à jour légitime d’un ancien appareil vers un profil Synergrid actuellement conforme ;
  • le paramétrage illégal sous un profil étranger autorisant des tensions excessives afin d’empêcher artificiellement tout décrochage.

Dans le second cas, le prosumer déplace le problème vers le réseau et expose ses propres équipements, ainsi que ceux de ses voisins, à des surtensions. BeProsumer ne peut ni recommander ni défendre une modification non conforme.

Guide pratique
Décrochage d’onduleur : les solutions conformes à examiner

Régis enchaîne ensuite sur les montants parfois demandés pour augmenter la puissance d’un raccordement. Il critique l’écart entre la brièveté de l’intervention sur place et un prix qui intègre en réalité une contribution aux futurs renforcements du réseau. Ce sous-passage mérite un repère vidéo distinct.

01:18:57 — Peut-on choisir la date de remplacement du compteur ?

Voir l’extrait 01:18:57 → 01:23:59 sur YouTube

Lorsqu’un GRD propose de remplacer le compteur électromécanique plusieurs mois avant le relevé annuel, le prosumer risque de perturber son cycle de compensation si les index sont transmis et facturés à cette occasion.

Le conseil donné est de demander un rendez-vous pendant le mois habituel du relevé annuel et de conserver une trace écrite. Il reste également prudent de photographier les index de l’ancien compteur avant son enlèvement.

À connaître avant l’intervention
Perturbation du cycle de compensation : ce qu’il faut savoir

L’anecdote du ticket « VIP »

Régis raconte qu’au moment du remplacement de son propre compteur, le technicien avait découvert la mention « VIP » sur sa fiche d’intervention et semblait redouter un contrôle particulier. L’anecdote illustre avec humour les relations parfois tendues qui ont entouré les premiers remplacements chez les prosumers.

01:23:59 — Extension photovoltaïque et rupture du cycle de compensation

Voir l’extrait 01:23:59 → 01:26:43 sur YouTube

Un membre avait ajouté 1 kVA à son installation. La réception de cette modification a provoqué un relevé intermédiaire, avec la perte du surplus accumulé avant cette date.

Régis rappelle deux règles à ne pas confondre : ajouter des panneaux derrière un onduleur inchangé peut, dans certaines limites techniques et réglementaires, préserver le régime de compensation ; augmenter la puissance nette développable en remplaçant ou en renforçant l’onduleur peut au contraire faire perdre le bénéfice attaché à l’ancienne installation.

Toute modification doit donc être étudiée avant les travaux, avec une attention particulière à la date de réception et à la transmission des index.

Avant d’étendre une installation
Ajouter des panneaux après le 1er janvier 2024 : puis-je conserver la compensation ? · Comprendre le risque de rupture du cycle

01:26:43 — Pourquoi RESA décale-t-elle certains relevés annuels d’un mois ?

Voir l’extrait 01:26:43 → 01:28:46 sur YouTube

Le même membre explique que RESA a déplacé son relevé du 30 juin au 31 juillet, créant exceptionnellement un cycle de treize mois avant le retour à une périodicité annuelle.

Au moment de l’AG, Régis considère que cette décision mérite une explication, car elle peut affecter la compensation, et demande au membre d’envoyer ses documents. Depuis, BeProsumer a interrogé RESA et publié une analyse complète. Un QR code vers cette réponse a été ajouté au montage vidéo.

La réponse obtenue après l’AG
RESA décale la relève annuelle : pourquoi et est-ce légal ? · Consulter la réponse pratique dans la FAQ

01:28:46 — Une batterie est-elle utile tant que la compensation subsiste ?

Voir l’extrait 01:28:46 → 01:30:37 sur YouTube

La réponse est nuancée. Pour un ménage qui bénéficie de la compensation, produit annuellement autant ou davantage qu’il ne consomme et ne subit pas de décrochages, une batterie n’apporte pas nécessairement un avantage économique immédiat.

Elle peut en revanche devenir pertinente pour réduire les prélèvements bruts, limiter le tarif prosumer proportionnel, éviter une partie des pertes liées aux décrochages ou préparer la fin de la compensation. À partir de 2031, le raisonnement change : le stockage devient un outil central pour valoriser localement l’énergie qui ne sera plus compensée.

Pour évaluer le rôle réel du stockage
Choisir ou moderniser une installation photovoltaïque prête pour 2030

01:30:37 — Le régime tarifaire est-il conservé lors du remplacement ?

Voir l’extrait 01:30:37 → 01:31:07 sur YouTube

En principe, oui : un compteur monohoraire est remplacé sous le même régime, et il en va de même pour le bihoraire. Une mention de prudence a néanmoins été ajoutée à la vidéo : vérifiez après l’intervention que le régime repris dans le dossier et chez le fournisseur correspond bien à celui qui existait avant le remplacement.

01:31:07 — Qui contacter pour passer du monohoraire au bihoraire ?

Voir l’extrait 01:31:07 → 01:32:45 sur YouTube

Le changement de régime tarifaire se demande auprès du fournisseur, et non directement auprès du gestionnaire de réseau. Le bihoraire peut être intéressant lorsque la consommation annuelle dépasse sensiblement la production, mais le choix dépend du profil réel de chaque ménage.

L’échange rappelle aussi qu’une batterie, associée à un compteur communicant, peut réduire les prélèvements sur le réseau et donc la composante proportionnelle du tarif prosumer. Le gain doit toutefois être calculé sur les données propres à l’installation.

01:32:45 — Pourquoi rester limité à 10 kVA après avoir payé un raccordement renforcé ?

Voir l’extrait 01:32:45 → 01:34:25 sur YouTube

Un membre explique avoir financé un raccordement triphasé renforcé il y a plusieurs décennies. Il demande pourquoi il ne pourrait pas injecter autant de puissance qu’il peut en prélever.

Régis répond que la puissance du raccordement pour le prélèvement et la puissance nette développable autorisée pour une installation de production sont deux notions réglementaires différentes. Dans le régime résidentiel basse tension évoqué, l’installation reste limitée à 10 kVA. Passer d’un onduleur de 5 à 10 kVA peut par ailleurs faire perdre la compensation attachée à l’ancienne installation.

Comprendre cette limite
Pourquoi une installation photovoltaïque est-elle limitée à 10 kVA ?

01:34:25 — Nouvelles heures creuses : un compteur RESA ne commute pas correctement

Voir l’extrait 01:34:25 → 01:36:11 sur YouTube

Un membre équipé d’une pompe à chaleur explique que l’impulsion nécessaire au basculement vers les nouvelles plages bihoraires n’est pas correctement transmise. Il ne bénéficie donc pas de la plage avantageuse prévue en journée.

Régis indique avoir déjà entendu parler de ce défaut. Selon les informations évoquées pendant l’AG, le problème viendrait de la communication ou du compteur lui-même et pourrait nécessiter son remplacement. Une programmation locale de la pompe à chaleur peut constituer un palliatif, mais elle ne dispense pas RESA de fournir les plages tarifaires correctes.

Monohoraire, bihoraire et nouvelles plages 2026
Tarif bihoraire 2026 : quel impact pour un prosumer ? · Comparer monohoraire, bihoraire et Tarif IMPACT

01:36:11 — Faut-il déclarer une batterie domestique à RESA ?

Voir l’extrait 01:36:11 → 01:38:37 sur YouTube

Oui. Un membre hésitait à déclarer sa batterie Azimut par crainte qu’une modification technique provoque une clôture de son cycle de compensation.

Régis explique que BeProsumer est intervenu auprès de RESA et de la CWaPE afin que l’installation d’une batterie soit traitée de manière cohérente avec les règles appliquées par les autres GRD. Selon la décision évoquée pendant l’AG, les index ne doivent plus être transmis pour facturation à cette seule occasion. L’association recommande néanmoins à ses membres de la mettre en copie afin qu’elle puisse suivre rapidement toute anomalie.

Batterie et compensation
La CWaPE bouge après l’intervention de BeProsumer · Installer une batterie perturbe-t-il le cycle de compensation ?

01:38:37 — Que devient le recours si un ayant droit décède ?

Voir l’extrait 01:38:37 → 01:39:20 sur YouTube

Régis estime que les ayants droit devraient pouvoir reprendre une procédure déjà engagée, mais précise immédiatement qu’il n’est pas avocat et s’engage à solliciter une confirmation officielle. Cette réponse ne doit donc pas être présentée comme un avis juridique définitif sans la validation annoncée.

01:39:20 — L’onduleur de la batterie augmente-t-il la puissance nette développable ?

Voir l’extrait 01:39:20 → 01:41:10 sur YouTube

Dans la configuration Azimut décrite pendant l’échange, Régis indique que l’onduleur de batterie n’est pas considéré comme une augmentation de la puissance nette développable lorsque le dispositif de limitation prévu empêche d’accroître la puissance maximale réinjectée sur le réseau.

Il fait référence à un capteur de sens du flux de type EnFluRi et à une position communiquée par Synergrid. Le cas reste techniquement complexe : la conformité dépend de l’architecture exacte, du paramétrage et du dossier de déclaration. La réponse ne doit donc pas être généralisée à toutes les batteries hybrides.

Référence technique associée
Batterie, cycle de compensation et puissance nette développable

01:41:10 — Peut-on encore refuser le compteur communicant ?

Voir l’extrait 01:41:10 → 01:41:56 sur YouTube

Régis répond qu’il n’est plus possible de refuser son installation dans la situation réglementaire décrite. Le membre demande également s’il pourra encore consulter sa consommation. Les données de prélèvement et d’injection sont accessibles via l’espace client du gestionnaire de réseau, avec un historique journalier.

Deux réponses pratiques
Puis-je refuser le compteur communicant ? · Comprendre ma facture avec le compteur communicant

01:41:56 — Les données OpenWatt servent-elles réellement à BeProsumer ?

Voir l’extrait 01:41:56 → 01:50:12 sur YouTube

Oui. Régis précise cependant qu’OpenWatt est une société juridiquement distincte de BeProsumer et qu’aucun administrateur de l’ASBL ne siège dans cette structure.

OpenWatt comptait environ un millier d’utilisateurs au moment de l’AG. Ses mesures ont permis à l’association de tester concrètement les critères du futur mécanisme d’indemnisation des décrochages, notamment le seuil de 1 %, et de défendre ses positions à partir de données réelles plutôt que de simples estimations.

Un membre propose que BeProsumer finance l’abonnement annuel des utilisateurs, puisque leurs données profitent aussi au travail collectif. Régis et Joël soulignent la difficulté d’utiliser les cotisations de tous pour financer un service dont seule une partie des membres bénéficierait. Aucun budget n’était prévu à cette fin en 2026, même si un achat groupé ou une formule collective pourrait être étudié ultérieurement.

L’échange se termine par un avertissement plus large : les données électriques sont stratégiques. Avant de connecter un dongle, un onduleur ou un autre équipement au cloud, il faut savoir qui collecte les données, où elles sont hébergées et quelles commandes à distance le fabricant conserve sur l’appareil.

OpenWatt et l’usage collectif des données
Découvrir OpenWatt · À quoi le cadastre des décrochages a-t-il servi et quel avenir ?

01:50:12 — Autoconsommation et calcul du tarif prosumer

Voir l’extrait 01:50:12 → 01:54:56 sur YouTube

La dernière question porte sur la formule d’autoconsommation et sur les réponses différentes reçues du GRD et du fournisseur.

Une valeur citée oralement par Régis est rectifiée directement dans le montage : le seuil de référence correct est de 40,26 %. Afin de rendre la réponse immédiatement exploitable, la formule annuelle utilisée pour le tarif prosumer apparaît également pendant quelques instants en superposition :

Calcul annuel de l’autoconsommation
Autoconsommation = 1 −

Le résultat obtenu est un rapport compris entre 0 et 1. Pour l’exprimer en pourcentage, il faut le multiplier par 100.

Avec un compteur communicant et une facturation proportionnelle, l’augmentation de l’autoconsommation réduit les volumes bruts prélevés sur le réseau et peut donc diminuer la facture de réseau. Le seuil de 40,26 % permet de situer le niveau à partir duquel ce mode de calcul peut devenir plus avantageux que le tarif prosumer capacitaire, selon les données réelles de l’installation.

Le fournisseur facture sur la base des données que lui transmet le GRD, mais c’est bien le gestionnaire de réseau qui doit pouvoir expliquer le calcul des prélèvements et du taux d’autoconsommation retenu. En cas de réponse insuffisante, les membres peuvent écrire au GRD et mettre BeProsumer en copie afin que le dossier soit suivi.

Calculer et comprendre
Déterminer l’autoconsommation sur base annuelle · Retrouver la synthèse complète sur le tarif prosumer

Une vidéo longue, désormais accessible selon votre besoin

Cette Assemblée générale illustre la diversité des dossiers traités par BeProsumer : procédures judiciaires, qualité du réseau, tarification, stockage, données, fiscalité et accompagnement individuel. Grâce au chapitrage, chacun peut aller directement vers le sujet qui le concerne sans perdre les nuances apportées oralement.

Défendre durablement les prosumers exige une expertise entretenue toute l’année, une présence dans les concertations et la capacité d’agir rapidement. Si ce travail vous paraît utile, votre adhésion lui donne les moyens de continuer.

Les règles techniques, tarifaires et juridiques évoluent. Lorsqu’une mise à jour a été publiée après l’Assemblée générale, le lien correspondant est intégré à cette page afin de distinguer les informations données le jour de la réunion des éléments obtenus depuis.

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