RTDE v7.1 : une victoire collective portée par BeProsumer et ses membres
Deux interventions formelles, une vigilance maintenue jusqu'au dernier stade et neuf avancées clés : la voix des prosumers a concrètement renforcé le texte final.
Une victoire collective, démontrée par des changements concrets
Nous avons transformé les difficultés vécues par les prosumers en propositions réglementaires précises. La CWaPE cite explicitement BeProsumer parmi les acteurs ayant demandé le maintien d'une procédure de plainte, et notre avis complémentaire figure au dossier ayant conduit au texte final. Au terme du processus, neuf avancées clés répondent concrètement aux demandes que nous avons portées.
Seuil de tension, plainte, délais, diagnostic, surveillance et données : notre mobilisation se traduit désormais dans le cadre institutionnel.
Plafond de 250,7 V, retour d'une procédure de plainte, diagnostic fondé sur les données du compteur, rapport et suivi formalisés : les prosumers disposent de nouveaux appuis.
Après notre première contribution, nous avons réanalysé le projet intermédiaire, interrogé la CWaPE sur les difficultés persistantes, puis déposé dix pages d'observations complémentaires.
La CWaPE a adopté la v7.1 le 27 août 2026. Le dossier et le contrôle des publications officielles ne montrent encore ni publication au Moniteur belge, ni entrée en vigueur. Le nouveau règlement doit entrer en vigueur le dixième jour calendrier suivant sa publication ; jusque-là, le RTDE 2021 reste applicable.
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Écoutez comment les signalements de nos membres, l'analyse de BeProsumer et deux contributions formelles ont contribué à renforcer le RTDE v7.1. L'article écrit et détaillé se poursuit juste après le lecteur.
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Votre cotisation transforme les problèmes du terrain en influence réglementaire
Notre force part du vécu des prosumers. Nous l'écoutons, le recoupons, le transformons en demandes juridiquement défendables, puis nous suivons chaque étape jusqu'au texte adopté.
- 1Retours du terrainLes membres décrivent décrochages, démarches bloquées et données manquantes.
- 2Analyse BeProsumerLes bénévoles regroupent les cas, vérifient leur récurrence et fixent les objectifs.
- 3Expertise FidalLe cabinet traduit les constats en arguments et propositions institutionnellement recevables.
- 4Deux interventionsUne contribution publique en juin 2025, puis des observations ciblées sur le projet v5 en mars 2026.
- 5Suivi jusqu'au texte finalNous comparons les réponses, les versions successives et les motivations pour défendre chaque avancée jusqu'à l'adoption.
Les améliorations du RTDE pourront bénéficier à tous les prosumers wallons. Mais la veille, l'analyse, l'expertise juridique, le dialogue institutionnel et le contrôle du texte final qui rendent nos interventions possibles reposent sur nos membres. Soutenir BeProsumer, c'est préserver notre capacité d'action dans le RTDE, les méthodologies tarifaires et tous les textes qui touchent les petits producteurs.
BeProsumer présent jusqu'à la dernière ligne droite
Deux contributions formelles, complétées par des interventions techniques ciblées : nous n'avons pas déposé une réaction puis attendu le résultat. Les documents officiels et les échanges BeProsumer–CWaPE confirment une présence continue jusqu'au dernier cycle de révision.
Consultation informelle préalable, retracée par la décision finale.
Consultation publique officielle. La consultation recueille 231 réactions, ensuite analysées par la CWaPE.
Première contribution formelle : BeProsumer dépose le formulaire CWaPE élaboré à partir du terrain et du travail juridique mené avec Fidal.
Nous alertons et relançons la CWaPE sur les batteries, les formulaires techniques de modification d'installation et le risque de rupture du cycle de compensation. Un traitement informatique purement informatif est étudié et une directive distincte du RTDE est mise en préparation.
La CWaPE nous transmet le projet v5, les motivations et ses réponses individualisées. Le texte reste encore adaptable.
Nous demandons les réactions des autres parties et une possibilité de suivi. La CWaPE transmet les remarques anonymisées et laisse une fenêtre pour d'ultimes adaptations marginales.
Nous intervenons sur le port local P1 du compteur, le tarif Impact et l'accès aux données du lendemain par interface automatisée. Dans une première réaction, sans valeur de position officielle, la CWaPE indique que nos constats ont été entendus et sont, pour une bonne part, partagés.
Deuxième contribution formelle : nous envoyons dix pages d'observations complémentaires. La CWaPE en accuse réception et annonce leur analyse avant les étapes GRD et Pôle Énergie.
Concertation avec les GRD, approbation d'une v6.0 destinée au Pôle Énergie, puis avis du Pôle et nouvelle révision du projet.
La v7.1 est adoptée puis communiquée à BeProsumer avec la décision, les motivations et la table de correspondance. La CWaPE salue notre contribution tout au long du processus.
Publication au Moniteur et entrée en vigueur encore absentes ; le nouveau règlement prévoit son entrée en vigueur dix jours calendrier après publication.
Une vigilance qui dépasse les dépôts : les échanges sur les batteries, les modifications d'installation, le port P1 et le tarif Impact démontrent la continuité de notre rôle d'alerte et de représentation entre les consultations formelles.
Ce que notre action a déjà fait bouger
Nous avons retenu les changements qui améliorent déjà concrètement la protection, l'information ou les moyens d'action des prosumers. Certains atteignent l'objectif essentiel que nous défendions ; d'autres inscrivent dans le texte une première avancée solide sur laquelle les membres pourront désormais s'appuyer.
Deux acquis réglementaires, une victoire de campagne et six dispositifs renforcés : derrière ces avancées, il y a les signalements de nos membres, notre travail d'analyse et deux interventions formelles auprès du régulateur.
Des problèmes vécus transformés en protections concrètes
Chaque carte explique pourquoi nous sommes intervenus, le risque que nous voulions écarter, l'amélioration défendue et le résultat aujourd'hui inscrit dans le cadre institutionnel. Nous présentons ici uniquement les demandes qui ont reçu une réponse complète ou qui ont déjà fait progresser concrètement la protection des prosumers.
Une meilleure protection contre les décrochages
Des seuils mesurables, un filtre indemnitaire écarté et une procédure de plainte préservée.
209,3 à 250,7 V : un seuil concret entre dans la règle
Qualité de tension- Pourquoi nous sommes intervenus
- La norme générale et les mesures réellement disponibles dans les compteurs communicants ne reposaient pas sur la même temporalité. Le risque : rendre les décrochages plus difficiles à objectiver et fragiliser le futur mécanisme d'indemnisation.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Une plage de tension explicite, mesurable avec les compteurs déployés et directement applicable au point d'accès.
- Ce que nous avons obtenu
- Au point d'accès basse tension équipé d'un compteur communicant, toutes les tensions moyennes mesurées par quart d'heure devront rester comprises entre 209,3 et 250,7 volts.
Pour les prosumers : une valeur réglementaire pourra être comparée aux mesures du compteur pour documenter un problème de tension.Portée de l'avancée : le RTDE crée le socle technique ; le droit et les modalités de l'indemnisation relèvent du futur arrêté du Gouvernement wallon (AGW).
L'indicateur BVQ ne ferme plus la porte à l'indemnisation
Indemnisation- Pourquoi nous sommes intervenus
- L'indicateur BVQ, utilisé pour signaler une mauvaise qualité de tension, risquait de devenir une condition d'accès à l'indemnisation alors qu'il ne restitue pas tous les événements pouvant provoquer un décrochage. Le risque : exclure des prosumers subissant pourtant de véritables pertes de production.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Nous avons documenté l'effet excluant du BVQ et demandé qu'il ne serve pas de filtre à l'indemnisation.
- Ce que nous avons obtenu
- Le projet d'AGW adopté en première lecture ne retient plus le BVQ comme condition d'éligibilité. Le BVQ demeure parallèlement une donnée technique prévue par le RTDE, sans être utilisé comme filtre d'accès dans ce projet d'AGW.
Pour les prosumers : une barrière technique susceptible d'écarter des victimes légitimes a été écartée du projet adopté en première lecture.Portée de l'avancée : cette victoire concerne le projet d'AGW indemnisation, qui doit encore achever son parcours réglementaire, et non la disparition du BVQ dans le RTDE.
La plainte relative à la tension retrouve un cadre réglementaire
Recours- Pourquoi nous sommes intervenus
- Une version du projet supprimait la procédure spécifique permettant de faire examiner un problème de qualité de tension. Le risque : laisser chaque prosumer dépendre des pratiques propres à son GRD, sans parcours réglementaire clair.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Le maintien et la modernisation d'une procédure formelle, adaptée aux compteurs communicants et aux données désormais disponibles.
- Ce que nous avons obtenu
- La procédure est réintroduite et organise la réception de la plainte, son analyse, le diagnostic, la réponse du GRD et, si nécessaire, un contrôle indépendant. La CWaPE cite explicitement BeProsumer parmi les acteurs ayant demandé son maintien.
Pour les prosumers : un problème de tension devra suivre un parcours identifiable et documenté, au lieu de reposer sur une démarche informelle.Portée de l'avancée : le principe essentiel que nous défendions est entièrement rétabli.
Des plaintes mieux instruites et un réseau mieux surveillé
Des démarches plus prévisibles, des diagnostics mieux documentés et une prévention qui ne dépend plus uniquement des signalements.
Des délais désormais encadrés et un contrôle que le GRD ne peut bloquer
Délais & contrôle- Pourquoi nous sommes intervenus
- Les démarches pouvaient s'étirer alors que les pertes de production ou les difficultés d'usage continuaient. Le risque : décourager les victimes, compliquer la conservation des preuves et prolonger une situation problématique.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Des échéances contrôlables, une réaction rapide du GRD, un suivi accessible et la possibilité effective de faire vérifier une conclusion défavorable.
- Ce que nous avons obtenu
- Le GRD doit accuser réception de la plainte ou de la demande d'intervention dans les dix jours ouvrables et, si le dossier est incomplet, le signaler dans ce même délai. Le rapport est dû dans un délai maximal de quatre mois, à raccourcir au maximum lorsque les besoins de première nécessité sont affectés ou qu'un compteur communicant actif et effectif fournit déjà les données. Si la plainte est déclarée non recevable, le GRD ne peut s'opposer à une vérification indépendante.
Pour les prosumers : la procédure devient plus prévisible et la conclusion du GRD peut réellement être confrontée à une expertise extérieure.Portée de l'avancée : l'échéance de dix jours encadre la réception ou le signalement d'un dossier incomplet ; elle ne constitue pas encore une décision sur le fond.
Les données du compteur deviennent le point de départ du diagnostic
Diagnostic- Pourquoi nous sommes intervenus
- Une mesure ponctuelle réalisée longtemps après un incident peut ne rien révéler, alors que le compteur a enregistré des données au moment du problème. Le risque : voir une plainte rejetée sur la base d'un constat tardif et incomplet.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Commencer le diagnostic par les données du compteur, les compléter lorsque nécessaire et remettre un rapport exposant clairement les conclusions et les actions prévues.
- Ce que nous avons obtenu
- Lorsqu'une plainte ou demande d'intervention complète est reçue, le GRD doit collecter et analyser sans délai les données d'exploitation disponibles au compteur communicant. Si, pour des raisons techniques propres au point d'accès, le compteur ne permet pas d'analyser la tension, le GRD doit mettre en œuvre d'autres moyens garantissant un diagnostic répondant aux mêmes exigences. Le rapport doit reprendre les données, les analyses, les conclusions, les interventions et leur calendrier.
Pour les prosumers : le diagnostic s'appuiera davantage sur les faits et devra déboucher sur une réponse écrite exploitable.Portée de l'avancée : le traitement devient objectivé et traçable, même si le croisement systématique avec les données de cabine n'est pas imposé.
La surveillance proactive du réseau devient une obligation
Prévention- Pourquoi nous sommes intervenus
- Un réseau surveillé uniquement au travers des plaintes individuelles ne révèle pas rapidement les zones où les anomalies se répètent. Le risque : laisser durer des problèmes que les utilisateurs n'identifient pas ou ne savent pas documenter.
- Ce que BeProsumer a défendu
- L'exploitation automatique des mesures disponibles afin de détecter les zones à risque, d'anticiper les incidents et d'agir avant l'accumulation des plaintes.
- Ce que nous avons obtenu
- La collecte et l'analyse proactives des données deviennent obligatoires. Un plan commun doit aussi faire progresser le rapatriement des mesures et leur traitement automatisé.
Pour les prosumers : les anomalies pourront être repérées à l'échelle du réseau, même en l'absence de démarches individuelles répétées.Portée de l'avancée : la mission proactive existe désormais ; l'alerte automatique de chaque utilisateur reste à organiser.
Des données plus accessibles et mieux harmonisées
Plus d'historique, une convergence institutionnelle et un premier cadre exploitable pour le tarif Impact.
Les données de tension deviennent accessibles et leur historique numérique garanti double
Données & historique- Pourquoi nous sommes intervenus
- Le GRD pouvait exploiter les données de tension alors que l'utilisateur ne disposait pas nécessairement d'un accès simple à la donnée officielle ni d'un recul suffisant. Le risque : ne plus pouvoir établir la répétition d'un problème ou constituer un dossier plusieurs mois après les faits.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Un accès numérique aux tensions et au BVQ, des données exploitables et un historique d'au moins trois ans, idéalement cinq.
- Ce que nous avons obtenu
- Le RTDE prévoit un accès numérique aux tensions moyennes quart-horaires et au BVQ. Au plus tard dans les dix-huit mois suivant son entrée en vigueur, cet accès devra comporter au moins douze mois d'historique, contre six mois garantis dans la v5.
Pour les prosumers : davantage de données d'exploitation mises à disposition par le GRD permettront de suivre un raccordement et de documenter une anomalie persistante.Portée de l'avancée : l'historique garanti a doublé ; les douze mois restent une première étape vers la durée plus longue que nous défendions.
Une convergence entre GRD est organisée sous coordination de la CWaPE
Harmonisation- Pourquoi nous sommes intervenus
- Des méthodes, paramètres ou formats différents selon le GRD peuvent produire des données difficiles à comparer et des droits variables selon le lieu de raccordement. Le risque : traiter différemment un même problème technique selon le gestionnaire concerné.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Des méthodes communes, documentées et publiées, ainsi qu'une supervision institutionnelle capable d'organiser la convergence entre GRD.
- Ce que nous avons obtenu
- Le nouveau cadre prévoit un socle commun, une spécification technique, une documentation publique régulièrement actualisée et un groupe technique coordonné par la CWaPE.
Pour les prosumers : ce dispositif doit organiser la convergence progressive des pratiques et améliorer la comparabilité des données entre GRD.Portée de l'avancée : la gouvernance nécessaire existe désormais, même si tous les paramètres techniques ne sont pas encore définis.
Le tarif Impact dispose d'un premier cadre de données
Tarif Impact- Pourquoi nous sommes intervenus
- Les informations relatives aux plages PIC, MEDIUM et ECO ne sont pas toujours mises en œuvre ni présentées de la même manière selon les GRD et les compteurs. Le risque : compliquer la vérification d'une facture, le pilotage de la consommation et le développement d'outils indépendants.
- Ce que BeProsumer a défendu
- Des index distincts ou une méthode aussi robuste, un accès numérique automatisé et non automatisé, ainsi qu'une documentation commune des données et des mises à jour.
- Ce que le texte final retient
- Le RTDE formalise la détermination des quantités prélevées et injectées par plage tarifaire, soit par différence d'index lorsque celle-ci est possible, soit par agrégation de la courbe quart-horaire. Il prévoit parallèlement un cadre général d'accès automatisé ou non automatisé aux données énergétiques et leur partage avec un tiers autorisé, sans garantir explicitement que des index cumulés PIC, MEDIUM et ECO soient disponibles par ces canaux.
Pour les prosumers : un premier socle réglementaire existe pour calculer les volumes par plage et encadrer l'accès aux données énergétiques.Portée de l'avancée : des registres identiques ne sont pas imposés sur tous les compteurs, mais une méthode de remplacement est formalisée ; les modalités d'accès aux données Impact par plage restent insuffisamment précisées.
Ce texte confirme une chose : ensemble, nous pouvons peser
Un cas isolé décrit une difficulté. Vos retours documentés et recoupés révèlent un problème structurel que nous pouvons porter collectivement.
Notre travail avec Fidal traduit les réalités du terrain dans le langage juridique et institutionnel attendu par le régulateur.
Nous ne nous contentons pas de déposer un document : nous analysons les réponses, revenons à la charge et contrôlons le texte final.
- Contribution BeProsumer du 30 juin 2025 : formulaire officiel de réaction transmis à la CWaPE, élaboré à partir des retours du terrain et du travail juridique mené avec Fidal.
- Réponses individualisées de la CWaPE reçues en janvier 2026 : examen de la manière dont le régulateur a traité les demandes de BeProsumer.
- Projet global v5 et suivi des modifications : version intermédiaire comparée au texte final.
- Motivations v5 : justification intermédiaire des réponses et des adaptations.
- Avis complémentaire BeProsumer du 13 mars 2026 : dix pages d'observations sur la qualité de tension, les plaintes, les données, les batteries et le tarif Impact.
- RTDE global v7.1 final : vérification des protections, procédures, données et obligations finalement retenues.
- Motivations v7.1 : BeProsumer y est explicitement cité parmi les acteurs ayant demandé le maintien d'une procédure de plainte.
- Décision CD-26h27-CWaPE-1284 du 27 août 2026 : adoption du texte et parcours consultatif.
- Table de correspondance RTDE 2021 ↔ révision 2026.
- Exports BeProsumer du 29 août 2026 : actualités et base de connaissances, dont les analyses consacrées au projet d'AGW, au retrait du BVQ et la FAQ « Où en est-on avec cette indemnisation ? ».
- Page officielle de la consultation publique 2025.
- Fiche CWaPE du RTDE 2021, documents récents de la CWaPE et publications officielles contrôlés au 1er septembre 2026.
- Correspondance BeProsumer–CWaPE de novembre 2025 à août 2026 : vérification de la chronologie, des deux dépôts et des échanges techniques, sans reproduction d'adresses ni de messages privés.