Alors que les journées ensoleillées reviennent enfin en cette mi-mars, de nombreux prosumers wallons voient réapparaître une réalité bien connue : au moment même où leurs panneaux devraient produire le plus, leur onduleur décroche. La production s’interrompt, l’électricité espérée n’est pas injectée, et le préjudice recommence à s’accumuler.
Ce phénomène n’a rien d’anecdotique. Et s’il est aujourd’hui mieux identifié, mieux compris, mieux objectivé et davantage pris au sérieux qu’il y a quelques années, c’est parce qu’une association de terrain, portée par des bénévoles et soutenue par ses membres cotisants, a décidé de prendre le problème à bras-le-corps.
Depuis plusieurs années, BeProsumer a construit, étape par étape, une stratégie complète pour faire sortir les décrochages d’onduleur de l’angle mort politique, technique et médiatique dans lequel ils étaient enfermés. Cadastre des décrochages, audition au Parlement wallon, développement d’une expertise technique, montée en puissance de la plateforme OpenWatt, pression politique, travail juridique avec FIDAL, conférences énergie, achat groupé de batteries intelligentes, combat pour une indemnisation proportionnelle : derrière chaque avancée, il y a des heures de travail bénévole, une vision, une méthode, et surtout une conviction simple.
Un problème invisible ne se résout pas tout seul. Il faut le documenter, le rendre visible, l’objectiver, puis le défendre.
Cet article propose donc un grand récapitulatif, pour comprendre d’où nous venons, ce que nous avons obtenu, et où nous en sommes aujourd’hui.
Comment tout a commencé : du cas local au problème systémique
Le dossier des décrochages n’est pas né dans un cabinet ministériel. Il n’est pas né dans une note du régulateur. Il n’est pas né dans un communiqué de GRD.
Il est né sur le terrain.
Il est né chez des prosumers qui, en plein soleil, voyaient leur installation se mettre en sécurité, leur production s’arrêter et leurs pertes s’accumuler. Il est né dans des quartiers où plusieurs installations photovoltaïques se mettaient à décrocher simultanément. Il est né à force de témoignages, de captures d’écran, d’incompréhensions, et trop souvent aussi de réponses minimisantes venues des acteurs institutionnels.
Parmi les premiers visages publics de cette problématique, le cas de Christophe Lombart à Faimes a joué un rôle important dans la prise de conscience collective. Très vite, il est apparu que nous n’étions pas face à une anomalie isolée, mais à un phénomène structurel, lié à la montée en puissance du photovoltaïque dans certains quartiers, à la qualité de tension du réseau, et à l’incapacité de celui-ci à absorber correctement certains surplus de production dans des conditions locales données.
À ce moment-là, beaucoup continuaient pourtant à présenter la situation comme marginale, locale, secondaire. Début 2023, le problème restait encore largement sous-estimé par le politique, alors même que les signaux d’alerte se multipliaient déjà sur le terrain.
C’est précisément à ce moment que BeProsumer a décidé de structurer le dossier.
Lien :
- Décrochages : explications
- Breaking News – Communiqué BeProsumer sur le décrochage des onduleurs
- RTL Info : BeProsumer réagit aux décrochages, le projet pilote de Faimes mentionné
- Témoignage Vidéo : Christophe Lombart, citoyen de Faimes, nous explique pourquoi le projet Pilote d’équilibrage du réseau basse tension proposé par RESA dans son village est important
Rendre visible l’invisible : le cadastre des décrochages
Face à un problème systématiquement minimisé, il fallait un outil simple, puissant et impossible à ignorer.
C’est dans ce contexte que BeProsumer a créé le cadastre des décrochages.
À l’époque, il n’existait aucune cartographie officielle. Aucune vision globale. Aucun outil permettant de montrer l’ampleur réelle de la situation. BeProsumer a donc pris l’initiative de construire sa propre cartographie, sur base des déclarations de ses membres. L’objectif n’était pas de produire un gadget visuel. L’objectif était de créer un outil de preuve citoyen.
Le résultat a été sans appel. En l’espace d’un an, sans campagne promotionnelle massive, plus de 3000 membres ont spontanément signalé leurs décrochages sur la plateforme. Cette masse de données a permis de démontrer à maintes reprises que le problème n’était ni isolé, ni négligeable, ni limité à quelques situations exceptionnelles.
Le cadastre a changé le rapport de force.
Il a permis :
- de visualiser l’ampleur croissante du phénomène,
- d’alimenter la médiatisation du dossier,
- de montrer aux acteurs du secteur que les plaintes de terrain correspondaient à une réalité bien plus vaste,
- et d’installer durablement la problématique dans le débat public.
Cette initiative a eu un autre effet structurant : elle a contribué à pousser les acteurs institutionnels à se doter eux aussi d’outils plus lisibles. Le régulateur a demandé aux gestionnaires de réseau de développer leur propre cadastre sur base de leurs données, permettant aujourd’hui aux citoyens de voir si leur zone est susceptible d’être concernée par des surtensions et à quel horizon des renforcements réseau sont envisagés. Cette évolution marque un tournant : un outil citoyen a contribué à faire évoluer les outils du secteur tout entier.
Le cadastre BeProsumer a donc joué un rôle historique. Il a rendu visible ce qui ne l’était pas. Il a permis de sortir du “cas isolé” pour entrer dans la démonstration collective.
Lien :
- Cadastre des décrochages : pourquoi déclarer un décrochage ?
- Géolocalisation / Cadastre des décrochages
Construire une expertise : audition au Parlement wallon et premières solutions concrètes
Une fois le phénomène rendu visible, encore fallait-il être capable de l’expliquer, de le contextualiser, de le déconstruire techniquement et de proposer des pistes crédibles.
C’est tout le travail qu’a entrepris BeProsumer en 2023, avec un jalon central : l’audition de l’association au Parlement wallon le 6 juillet 2023, en commission énergie, sur la capacité du réseau et les décrochages des onduleurs. Cette audition a constitué un moment charnière. Pour la première fois, l’expertise développée sur le terrain par l’association était portée devant les députés dans un cadre institutionnel.
Ce qui a fait la force de cette intervention, c’est qu’elle ne s’est pas limitée à dénoncer le problème. BeProsumer a mis en avant une lecture technique structurée, fondée sur une distinction devenue essentielle : ce qui se passe au-delà du compteur et ce qui se passe en-deçà du compteur.
Au-delà du compteur, on retrouve les responsabilités du réseau, des GRD, de la qualité de tension, de l’équilibrage et de la modernisation des infrastructures.
En-deçà du compteur, en revanche, il existe parfois des marges de manœuvre concrètes chez le prosumer lui-même. C’est un point que BeProsumer a martelé très tôt : tout ne se joue pas uniquement dans le réseau. Dans certains cas, il est possible de réduire la sévérité des décrochages ou d’en limiter l’impact par des actions ciblées au niveau de l’installation.
Cela passe notamment par :
- la mise à jour logicielle d’anciens onduleurs réglés selon d’anciennes normes,
- la vérification de la tension réelle à laquelle l’onduleur décroche,
- l’analyse de la section de câble entre onduleur et compteur,
- l’identification de déséquilibres de phases,
- et plus largement une approche beaucoup plus fine du comportement réel de chaque installation.
BeProsumer a également mis en avant, dès cette audition, une vision plus innovante de la flexibilité locale. C’est là qu’apparaît la logique OptiFlux, puis en filigrane la logique Multi-Opti-Flux : non plus seulement subir la tension, mais réfléchir à des systèmes capables de l’absorber localement, en répartissant intelligemment le stockage et la flexibilité chez les particuliers.
Autrement dit, cette période a vu BeProsumer passer du signalement à l’expertise. C’est à ce moment-là que l’association a commencé à produire une véritable doctrine technique, à travers notamment des contenus comme “Décrochages : Les Solutions”.
Lien :
- BeProsumer auditionné au Parlement wallon sur les décrochages
- Décrochages : Les Solutions
- Synergrid sort un petit guide
- Puis-je minimiser les décrochages avec une batterie domestique ?
Passer de la plainte à la preuve : le tournant compteur communicant et OpenWatt
Le vrai changement d’échelle arrive lorsque BeProsumer cesse de dépendre uniquement de témoignages, de captures d’écran et de ressentis, pour entrer dans une logique de donnée mesurée, horodatée et exploitable.
C’est ici que le compteur communicant change la donne.
Pendant des années, les compteurs électromécaniques ont rendu le problème pratiquement invisible. Ils ne permettaient ni de voir la tension, ni d’objectiver les surtensions fines, ni de quantifier précisément les pertes. Avec le compteur communicant et son port P1, une nouvelle ère s’ouvre : celle de la mesure. Et avec elle, une idée-force qui est devenue centrale dans toute la stratégie BeProsumer :
ce qui n’est pas quantifiable n’est pas négociable.
Cette conviction a conduit l’association à s’impliquer dans le développement et la montée en puissance de la plateforme OpenWatt. Grâce à cette plateforme et au dongle P1 branché sur le compteur communicant, il devient possible de récolter les données de tension toutes les 5 secondes, bien au-delà de ce que les GRD perçoivent via les moyennes quart-horaires transmises une fois par jour.
À partir de là, BeProsumer ne se contente plus de constater un problème. Elle peut :
- objectiver les dépassements de normes,
- identifier les surtensions invisibles dans les moyennes quart-horaires,
- proposer des recommandations techniques spécifiques à chaque configuration,
- documenter les décrochages,
- et commencer à transformer cette matière en dossier d’indemnisation solide fondé sur des données homologuées issues du compteur communicant.
Cette montée en puissance s’est accompagnée d’une politique proactive autour des dongles P1 OpenWatt. L’association a progressivement organisé l’équipement de ses membres, puis annoncé, dans le cadre du projet Re.Invent, la mise à disposition de dongles gratuits pour les membres victimes de décrochages souhaitant rejoindre la démarche.
OpenWatt n’a jamais été pensé comme un simple outil contentieux. C’est un point fondamental. La plateforme sert aussi à prévenir, réagir, affiner un diagnostic, guider un membre, collaborer avec un installateur et, quand c’est possible, minimiser concrètement l’impact des surtensions.
Mais en parallèle, le travail avec FIDAL a permis de poser très tôt un cadre juridique clair : si le politique n’aboutit pas, ou si le futur mécanisme d’indemnisation devait se révéler être une nouvelle coquille vide, ces données serviront aussi à soutenir une action collective de grande ampleur contre les gestionnaires de réseau.
Liens :
- Qu’est-ce que OpenWatt ?
- À quoi sert OpenWatt ?
- Comment rejoindre l’action en justice ?
- Action collective décrochage onduleurs
2024, l’année du basculement politique
L’année 2024 a marqué le passage du dossier des décrochages dans une autre dimension : celle du rapport de force politique assumé.
Le point de bascule a été l’Assemblée Générale 2024 au WEX, organisée dans un contexte pré-électoral particulièrement tendu. Cette AG n’était pas une simple réunion statutaire. Elle a été pensée comme un moment de mobilisation, de clarification et de pression politique.
Sur scène, Benjamin Maréchal animait une séquence publique aux côtés de Régis François, avec les représentants de plusieurs partis. La question centrale a été posée sans détour : fallait-il maintenir une logique d’indemnisation forfaitaire, restrictive, largement inapplicable, ou reconnaître enfin le principe d’une indemnisation proportionnelle au préjudice réellement subi ?
Le résultat a été historique : tous les partis présents ont voté à main levée en faveur d’une indemnisation proportionnelle. Ce moment a rendu politiquement intenable le projet d’AGW forfaitaire alors encore en préparation. BeProsumer l’a dit sans détour : l’association a torpillé un texte qu’elle considérait à la fois injuste et comme une coquille vide.
La séquence ne s’est pas arrêtée là.
Après les élections, BeProsumer a été reçue dans le cadre des consultations de la société civile avec les formateurs du futur gouvernement wallon, le 21 juin 2024. À cette occasion, l’association a porté à nouveau ses priorités, dont l’indemnisation proportionnelle des prosumers victimes de décrochages.
Et cette fois, la revendication a été gravée noir sur blanc dans la Déclaration de Politique Régionale 2024-2029. BeProsumer a obtenu que le principe d’une indemnité proportionnelle en cas de préjudice avéré et objectivé y soit explicitement inscrit.
C’est une victoire politique majeure. Parce qu’à partir de là, la proportionnalité n’est plus seulement une revendication militante. Elle devient un objectif officiel du nouveau gouvernement wallon.
Liens :
- Assemblée Générale 2024 au WEX : Le grand débat politique pré-électoral en Vidéo
- Le paradoxe de l’indemnisation décrochage des prosumers : le politique complètement hors sol
- Vote à l’unanimité des partis politiques pour une indemnisation décrochage proportionnelle
- BeProsumer rencontre les formateurs du futur gouvernement wallon
- Déclaration politique régionale 2024-2029 : indemnisation proportionnelle pour les prosumers victimes de décrochage
2025 : aller au contact des membres et ouvrir une troisième voie
L’année 2025 ne s’est pas limitée à la preuve, à la négociation et au juridique. Elle a aussi été celle du terrain, du contact direct avec les membres, et d’une traduction concrète de toute la stratégie construite depuis 2021.
Durant l’année, BeProsumer a organisé une série de conférences énergie à travers toute la Wallonie, soit 10 soiréesdestinées à informer, rencontrer et fédérer les prosumers. L’objectif était clair : expliquer les mutations du marché de l’énergie, la fin de la compensation, les tarifs, le compteur communicant, les défis tarifaires, les décrochages, la flexibilité, les batteries intelligentes et les solutions concrètes pour reprendre le contrôle.
Mais ces conférences avaient aussi une autre fonction, plus humaine : rencontrer les membres, discuter de vive voix, répondre aux questions, recréer du lien, et nourrir cette flamme fédératrice qui fait la force de BeProsumer.
C’est dans ce cadre qu’a pris toute sa place l’achat groupé de batteries intelligentes avec Azimut Energy.
Il faut rappeler ici un point essentiel : Azimut Energy n’est pas arrivé par hasard dans la stratégie de BeProsumer. C’est l’association qui a pris contact très tôt avec cette jeune start-up wallonne, alors qu’elle développait encore son système, et qui a demandé à ses ingénieurs d’intégrer dans leur roadmap des fonctionnalités répondant spécifiquement à la problématique des décrochages.
BeProsumer a activement contribué au développement des fonctionnalités anti-décrochage, testées intensivement pendant deux saisons solaires chez un membre en bout de ligne du réseau, particulièrement vulnérable aux surtensions.
Autrement dit, l’achat groupé 2025 n’était ni un opportunisme ni un virage commercial. Il s’inscrivait dans une stratégie multi-volets :
- pression sur le politique et les GRD,
- objectivation des préjudices via OpenWatt,
- préparation d’un cadre d’indemnisation ou d’un recours collectif,
- et mise à disposition d’une troisième voie pour les membres qui ne voulaient plus attendre la modernisation du réseau.
Certaines critiques ont émergé, et BeProsumer y a répondu publiquement : non, il ne s’agissait pas de forcer qui que ce soit à acheter une batterie. Oui, il s’agissait de proposer une solution complémentaire, cohérente avec l’ensemble de la stratégie décrochages.
Aujourd’hui, en mars 2026, les premiers retours terrain sont là : BeProsumer reçoit de nombreux témoignages de membres qui remercient l’association d’avoir mis en avant cette technologie et qui constatent déjà une amélioration nette de leur rendement par rapport à la saison précédente. Cette solution n’est pas la seule réponse. Mais pour certains, elle a déjà constitué une reprise de contrôle concrète.
Liens :
- Conférences énergie BeProsumer : 10 soirées près de chez vous
- La première conférence énergie BeProsumer x Azimut Energy : un franc succès à Héron
- Quel est le cahier des charges d’une batterie domestique pour BeProsumer ?
- Article détaillé sur l’achat groupé 2025
- Notre engagement ne change pas, nos outils évoluent : mise au point sur nos actions et notre communication 2025
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Nous sommes maintenant dans la phase décisive.
Fin 2025, la CWaPE a réuni l’ensemble des acteurs du secteur, dont BeProsumer, pour travailler sur un nouveau projet d’AGW instaurant une indemnisation proportionnelle fondée sur les données des compteurs communicants. Cette évolution est majeure : elle rompt avec les anciennes logiques trop forfaitaires et ouvre enfin la voie à une indemnisation plus proche du préjudice réellement subi.
C’est à ce moment qu’il faut rappeler une réalité que beaucoup de lecteurs ne perçoivent pas toujours : si BeProsumer peut intervenir à ce niveau avec un tel degré de précision, c’est grâce à ses membres.
Grâce à la cotisation annuelle de 25 euros, l’association peut financer un travail juridique de haut niveau avec FIDAL, capable de relire les textes, d’identifier leurs failles, de rédiger des contre-propositions solides et de soutenir, sur la durée, un travail de fond que peu d’associations peuvent se permettre. Si un cadre juridique d’indemnisation correct voit le jour, il faudra le dire clairement : ce seront les membres cotisants de BeProsumer qui auront financé ce travail au bénéfice de l’ensemble des prosumers wallons.
Mais aujourd’hui, un point critique subsiste : le fameux BVQ, pour Bad Voltage Quality.
Le problème n’est pas qu’il existe des critères de recevabilité. Le problème est qu’en l’état actuel des propositions, ce critère risque de devenir le verrou principal d’accès à l’indemnisation. Or, sur base des données collectées depuis 2024 via les dongles P1 et analysées avec OpenWatt, BeProsumer a pu démontrer qu’environ 25 % des prosumers victimes de décrochages avérés seraient exclus si le BVQ restait le critère principal.
Le débat a donc changé de nature.
Il ne s’agit plus seulement de savoir s’il faut une indemnisation proportionnelle. Sur ce point, le principe a été gagné politiquement. La vraie question, désormais, est la suivante :
qui sera réellement couvert par le futur mécanisme ?
Va-t-on mettre en place un texte fidèle à l’esprit de la DPR, c’est-à-dire protecteur des prosumers réellement victimes de décrochages ? Ou va-t-on recréer, sous une forme plus technique, une nouvelle coquille vide qui laissera de côté une partie importante des victimes ?
BeProsumer poursuit aujourd’hui ses échanges avec le régulateur et avec le cabinet de la ministre, y compris en lien avec la révision du RTDE, afin de pointer les incohérences, de défendre un régime lisible, vérifiable et auditable, et d’empêcher qu’un quart des victimes réelles ne soit sacrifié par un arbitrage trop restrictif.
En parallèle, la plateforme OpenWatt a déjà préparé l’après. Grâce au calculateur développé avec le partenaire technologique de l’association, il sera possible, une fois le texte final connu, de déterminer sur base des données du compteur communicant :
- si un prosumer est éligible ou non,
- et quel montant d’indemnisation il peut raisonnablement revendiquer.
Cela permettra à chaque prosumer équipé de vérifier indépendamment la décision de son gestionnaire de réseau et le calcul qui lui sera proposé. En d’autres termes, demain, les membres ne seront plus condamnés à subir l’interprétation unilatérale des GRD.
Voilà où nous en sommes aujourd’hui.
Une décision est attendue du cabinet de la ministre. La balle est désormais dans le camp du Gouvernement wallon. Mais de notre côté, une chose est certaine :
nous ne lâcherons rien.
Parce qu’un réseau qui ne fonctionne pas correctement ne peut pas continuer à faire porter le coût de ses faiblesses à celles et ceux qui ont investi dans la transition énergétique. Parce qu’une indemnisation proportionnelle n’a de sens que si elle couvre effectivement les victimes réelles. Et parce qu’un combat collectif n’existe que si des membres décident de le rendre possible.
BeProsumer continuera donc à informer, analyser, défendre, négocier, corriger, interpeller… et, si nécessaire, agir.
Lien interne conseillé à placer ici :
- Où en est-on avec cette indemnisation ?
- Indemnités proportionnelles décrochages : quelles données seront utilisées ?
- Commission Énergie du 20 janvier 2026 : indemnisation des décrochages, BVQ
- Une Indemnisation proportionnelle des décrochages ! … ou presque…
Conclusion
Le dossier des décrochages d’onduleur est emblématique de ce que BeProsumer est devenue au fil des années : une association de prosumers pour les prosumers, capable de transformer un problème invisible en combat collectif, de faire émerger une expertise de terrain, de construire des outils techniques concrets, de peser politiquement, et de défendre juridiquement les intérêts de ses membres.
Ce travail n’est ni abstrait, ni automatique. Il repose sur des bénévoles, sur de l’engagement, sur une vision, et sur le soutien concret des membres cotisants.
À toutes celles et ceux qui nous lisent, qu’ils soient déjà membres ou non, le message est simple :
si ce dossier avance, c’est parce que des prosumers ont décidé de ne plus subir en silence.
Et ce combat continue.