Le tarif IMPACT est une nouvelle structure de tarifs de transport et de distribution décidée par le régulateur wallon, la CWaPE. C’est une initiative avant-gardiste qui tient compte du nouveau mix énergétique : beaucoup de production solaire en journée (offre abondante) et beaucoup de consommation le soir (demande élevée), alors que les anciennes centrales pilotables (nucléaire, gaz, charbon) sont progressivement remplacées par des énergies renouvelables intermittentes.
IMPACT propose trois niveaux de prix réseau (ECO, MEDIUM, PIC) répartis sur cinq plages horaires, pour inciter financièrement les consommateurs prêts à déplacer une partie de leur consommation vers les moments où le réseau est le moins sollicité. C’est ce qu’on appelle de la flexibilité implicite : on vous donne un signal de prix, à vous d’y répondre… ou pas, puisque le tarif IMPACT reste entièrement optionnel.
Veuillez consulter notre article d’actualité du 16/1/2026 dans lequel un paragraphe répond à cette question
Non. À partir de 2026, en Wallonie, vous aurez toujours le choix entre :
Si vous ne demandez rien, vous restez dans votre configuration actuelle (adaptée au nouveau bihoraire à partir de 2026).
Le tarif IMPACT est réservé :
Sans compteur communicant actif, IMPACT n’est techniquement pas possible. Si vous avez refusé la fonction communicante, votre GRD devra d’abord intervenir pour la réactiver.
Parce que le système électrique change plus vite que les habitudes de consommation.
En journée, surtout en été, il y a beaucoup de production solaire (dont celle des prosumers), alors que la consommation est relativement faible : on risque la surtension et les décrochages d’onduleur.
Le soir, quand “tout le monde rentre à la maison”, il n’y a plus de soleil, mais énormément de demande : le réseau est surchargé et la production doit être assurée par des moyens plus coûteux et/ou plus polluants.
Le tarif IMPACT est la première tentative structurée de la CWaPE pour récompenser ceux qui acceptent de déplacer une partie de leur consommation vers les périodes où l’électricité est abondante et le réseau moins stressé. Pour les prosumers, c’est aussi le premier vrai signal économique allant dans le sens d’un comportement plus vertueux, au-delà du seul tarif prosumer.
Ce sont deux mécanismes totalement différents :
On peut donc être prosumer, payer un tarif prosumer, et choisir ou non le tarif IMPACT pour ses coûts de distribution. L’enjeu, c’est alors de voir si ce choix reste compatible avec la compensation.
Quels choix effectuer pour les prosumers?
Pour les prosumers dont l’installation photovoltaïque a été mise en service avant 2024 et qui bénéficient encore du compteur qui tourne à l’envers (jusqu’au 31 décembre 2030), le passage éventuel au tarif Impact exige une vigilance particulière.
Pour que la compensation reste pleinement valable dans chacune des trois plages horaires
(Eco, Medium, Pic), il ne suffit pas que le tarif de distribution suive le découpage trihoraire défini par la Cwape: il faut aussi que le fournisseur applique exactement les mêmes plages horaires pour le prix du kWh facturé.
À défaut, le consommateur se retrouvera avec une partie «réseau» structurée selon les plages Impact et une partie «énergie» basée sur un autre découpage, ce qui rend la compensation horaire difficile à suivre, et potentiellement défavorable pour le prosumer.
Or, à l’heure d’écrire ces lignes, tous les fournisseurs ne prévoient pas encore d’offres commerciales parfaitement alignées sur les trois plages Impact. Certains contrats «à plages horaires» utilisent déjà leurs propres tranches, proches mais pas identiques à celles de la
Cwape.
«Dans ce contexte, nous mettons clairement en garde les prosumers pré-2024: tant que le fournisseur n’offre pas un vrai trihoraire calqué sur les plages Eco/Medium/Pic du tarif Impact, le risque est de s’engager dans une configuration hybride dont les effets financiers sont impossibles à simuler correctement», prévient Rémi Thirion, le vice-président de BeProsumer (TABL qui défend les intérêts des prosumers).
BeProsumer a d’ailleurs reçu confirmation, en coulisses, que certains grands fournisseurs n’ont pas l’intention, à court terme, d’adapter leurs offres pour les aligner parfaitement sur les tranches horaires Impact, alors même que le régulateur souhaitait imposer au moins une offre trihoraire «miroir».
«Certains fournisseurs ont clairement indiqué que, chez eux, le tarif Impact ne sera pas compatible, en pratique, avec le maintien du compteur qui tourne à l’envers», explique Rémi Thirion.
«Qu’arriverait-il à un prosumer qui s’engage dans un tel contrat sans en mesurer toutes les conséquences, perd le bénéfice de la compensation et découvre ensuite qu’il n’est pas possible de la récupérer dans les mêmes conditions?», s’interroge-t-il.
Par prudence, BeProsumer estime qu’en 2026, pour la majorité des prosumers bénéficiant encore du compteur qui tourne à l’envers, il sera souvent plus sage de se limiter au nouveau bihoraire.
Cette formule, bien qu’adaptée aux nouvelles plages horaires, reste connue, reconnue et éprouvée, avec un alignement technologique déjà maîtrisé entre gestionnaires de réseau et fournisseurs, tant pour la commodité que pour les tarifs de distribution.
«Si vous voulez éviter l’augmentation d’environ 13% du tarif de distribution en monohoraire, payer l’électricité prélevée un peu moins cher et déplacer une partie de vos consommations, le bihoraire 2026 constitue un premier pas raisonnable», résume Rémi Thirion.
«Le tarif Impact reste, sur le papier, une très belle opportunité pour ceux qui disposent de gros consommateurs flexibles (batterie, voiture électrique), mais ce doit être un deuxième pas, pas le premier, tant que nous n’avons pas pu identifier clairement, fournisseur par fournis-seur, les contrats qui garantissent à 100% le maintien de la compensation», conclut-il.
BeProsumer passera au crible les offres disponibles et ne recommandera le passage au tarif Impact qu’une fois identifiés les fournisseurs et les contrats réellement compatibles, sans risque de remise en cause du compteur qui tourne à l’envers.
En théorie, oui, si et seulement si :
En pratique, tant que les offres commerciales ne sont pas clairement alignées sur ECO / MEDIUM / PIC, le tarif IMPACT reste risqué pour les prosumers qui tiennent à leur compteur qui tourne à l’envers. BeProsumer recommande pour 2026 une approche prudente, centrée d’abord sur le nouveau bihoraire.
Oui. Si vous n’avez plus droit à la compensation, vous ne risquez pas de “perdre un avantage” lié au compteur qui tourne à l’envers.
Pour vous, la question devient plutôt :
Pour les prosumers post-2023, IMPACT peut devenir une option intéressante plus rapidement, à condition d’être bien équipé et bien informé.
Considérez également la participation aux communautés d’énergie.
Pas forcément.
Sur la partie réseau, IMPACT est bien un “tri-horaire” : trois niveaux de prix (ECO / MEDIUM / PIC) sur cinq plages horaires, définis par la CWaPE.
Mais pour que votre facture globale soit vraiment tri-horaire, il faut que votre fournisseur d’électricité :
Tant que ce n’est pas le cas, vous êtes dans une situation hybride : tri-horaire pour le réseau, mais mono ou bihoraire (ou autre) pour le prix de l’électricité.
Les conséquences de ce type de mélange sont encore inconnues mais le risque est assez élevé de perdre le droit à le principe de compensation du « compteur qui tourne à l’envers »
Si vous êtes encore en compensation annuelle, vos kWh prélevés et injectés doivent être comparés plage par plage.
Si le réseau fonctionne en ECO / MEDIUM / PIC et que votre contrat fournisseur n’utilise pas exactement les mêmes plages, vous risquez :
C’est pourquoi BeProsumer déconseille fortement aux prosumers pré-2024 de combiner IMPACT avec un contrat fournisseur dont les plages horaires ne sont pas strictement alignées sur celles de la CWaPE.
À l’heure actuelle, tous les fournisseurs n’ont pas encore annoncé d’offre :
BeProsumer met à jour un tableau avec les différentes offres Tri-Horaire au fur et à mesure que noise en prenons connaissance dans notre article d’actualité du 16 janvier 2026 : « Tarif IMPACT : Victoire de BeProsumer sur le Vrai Tri-horaire ».
Oui. Depuis la publication au Moniteur belge du Décret du 19 décembre 2025 (publié le 30/12/2025), les fournisseurs doivent proposer aux clients résidentiels au moins une offre par configuration tarifaire, alignée sur les plages horaires correspondantes (art. 25 – modification de l’art. 34bis, §1er).
Pour plus de détails, consultez notre article d’actualité du 16 janvier 2026 : « Tarif IMPACT : Victoire de BeProsumer sur le Vrai Tri-horaire ».
Pour la majorité des prosumers avec compteur qui tourne à l’envers :
Notre recommandation : ne pas se précipiter sur IMPACT tant que le paysage des offres n’est pas stabilisé.
Pas “absolument”, mais dans la pratique, oui ou presque.
IMPACT n’a de sens que si vous pouvez déplacer des volumes significatifs en heures ECO (nuit ou milieu de journée). Sans VE, sans boiler électrique ou sans batterie domestique intelligente, vous ne pourrez déplacer qu’un peu d’électroménager (lave-linge, sèche-linge, etc.), ce qui reste modeste.
Une batterie intelligente permet en plus :
Sans ces gros consommateurs/actionneurs, IMPACT restera une niche pour la plupart des prosumers.
En principe, vous pouvez :
Mais attention :
Avant toute modification, nous vous conseillons de bien planifier le changement de manière réfléchie
Pour les prosumers en compensation annuelle, la règle d’or est simple :
Toujours planifier un changement de tarif ou de contrat le plus proche possible de votre mois habituel de relevé d’index.
Un changement de fournisseur, de structure tarifaire (mono → bi, bi → IMPACT, etc.) ou même de puissance de raccordement en dehors de ce mois risque de :
Nous détaillons ces mécanismes dans notre article dédié à la perturbation du cycle de compensation (Section : Questions Fréquentes).
Indirectement, oui.
En encourageant les consommateurs à consommer davantage en milieu de journée, IMPACT vise à :
Mais attention :
Dans ces cas, nos négociations politiques pour une indemnisation proportionnelle ou, à défaut, notre action via OpenWatt et nos démarches juridiques à l’encontre des GRD restent complémentaires au tarif IMPACT.
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