▶ Mémoire BeProsumer · Assemblée générale 2023
À un an des élections, les prosumers préparent le terrain
Le 28 juin 2023, une assemblée en ligne fait le point sur les comptes, la gouvernance et les recours, puis ouvre plus d’une heure de questions sur le réseau, les compteurs, les batteries et l’après-compensation. Revivez cette photographie précise de 2023, puis mesurez ce que les projets annoncés sont devenus en 2026.

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Les résumés permettent de comprendre les principaux échanges sans lancer la vidéo. Pour écouter une réponse dans son contexte, ouvrez le passage correspondant : le lecteur apparaît sur cette page, directement au moment indiqué.
Des dossiers juridiques, techniques et tarifaires simultanés
L’assemblée revient sur la vie de l’association et sur plusieurs dossiers suivis en 2023 : recours relatif aux certificats verts, préparation de la méthodologie tarifaire 2025-2029, décrochages d’onduleurs, déploiement des compteurs communicants et fin annoncée de la compensation pour les nouvelles installations à partir de 2024.
2024 comme horizon
L’AG se tient en ligne, avec une présentation des comptes et des votes, puis des questions recueillies en direct. À un an des élections, BeProsumer veut porter les revendications des prosumers auprès des responsables politiques. Le retour au WEX et l’organisation d’un salon autour de l’AG suivante sont encore des projets à construire.
Une gouvernance expliquée
Des membres s’interrogent sur l’absence de bulletin de vote. La présidence rappelle les catégories de membres effectifs issues de la réforme statutaire de 2022 et distingue leurs votes des consultations ouvertes à tous. Elle s’engage à respecter le choix majoritaire des membres sur les grandes orientations, notamment les tarifs et les éventuels recours.
Les questions concrètes des membres
Pourquoi l’onduleur se coupe-t-il ? Que change un nouveau compteur ? À quoi servirait une batterie lorsque le compteur tourne encore à l’envers ? La séance relie ces questions au financement du réseau et à l’échéance de 2030. Elle explique aussi les moyens nécessaires à l’association pour mener plusieurs dossiers de front.
Six étapes pour retrouver le fil de l’Assemblée générale
Cette chronologie organise les grands mouvements de la captation sans remplacer le chapitrage précis du lecteur.
- 01
Ouverture et feuille de route▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 00:25–08:44
Statuts, certificats verts, tarifs, décrochages, batteries et projet d’un salon autour de l’AG 2024.
- 02
Comptes, votes et gouvernance▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 08:45–17:36
Présentation des comptes 2022, budget 2023, résultats des votes et fonctionnement des consultations.
- 03
Batteries, compensation et réseau▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 17:37–32:36
Utilité du stockage, échéance de 2030, débat sur l’éolien et responsabilité des gestionnaires de réseau.
- 04
Compteurs communicants et règles de 2023▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 32:37–45:03
Double flux, port P1, refus de la fonction communicante, communautés d’énergie et frais d’équilibrage.
- 05
Stockage, mesure et après-compensation▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 45:04–1:15:15
Dimensionnement, batteries de seconde vie, autonomie, injection, rendement 2024 et rôle des régulateurs.
- 06
Dernières questions et mobilisation▶ Voir ici− Fermer
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Plage de la séquence : 1:15:16–1:33:01
Facteur K, petit éolien, surplus après 2030, équilibrage des phases, réserves, audition et services aux membres.
Voir, comprendre et vérifier
Retrouvez, pour chaque sujet, la question posée, la réponse apportée et sa portée dans le contexte de juin 2023. Les 38 résumés se lisent indépendamment de la vidéo ; chaque extrait permet ensuite d’écouter l’échange complet.
▶ Captation intégrale · 1:33:01
Une AG statutaire, puis les questions du terrain
Régis François ouvre la séance et présente les comptes ; Rémi Thirion annonce les résultats des votes puis relaie les questions des membres. La première partie porte sur la vie de l’association. La discussion aborde ensuite les difficultés concrètes des prosumers et les projets destinés à y répondre.
Captation intégrale · 1 h 33 min 01 s▶ Voir ici− Fermer
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Les 38 chapitres expliqués
Chaque carte résume les propos tenus le 28 juin 2023. Son bouton ouvre la vidéo juste dessous, à l’horodatage indiqué. Les annonces, estimations et positions de l’époque sont distinguées du bilan actualisé en fin de page.
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Ouverture de l’AG et cap sur 2024
Cette assemblée générale en ligne fait le point sur les dossiers de BeProsumer et ouvre la préparation des projets de l’année suivante. Régis François place d’emblée les élections de 2024 au cœur de cette perspective : l’association entend faire entendre les revendications des prosumers auprès des responsables politiques.
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Membres effectifs et consultation de l’ensemble des membres
Pourquoi certains membres n’ont-ils pas reçu de bulletin de vote pour cette AG ? La présidence explique que, depuis la modification statutaire de 2022, les membres effectifs appelés à voter sont les fondateurs, les anciens administrateurs et les administrateurs en fonction. Elle s’engage cependant à consulter l’ensemble des membres sur les grandes orientations et à respecter le résultat de ces consultations à la majorité simple.
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Recours sur les certificats verts
Le recours sur les certificats verts reste un dossier prioritaire : en juin 2023, BeProsumer annonce des plaidoiries devant la cour d’appel de Liège avant la fin de l’année et espère une décision au plus tard au premier trimestre 2024. La présidence annonce également une collecte des numéros de registre national des 19 500 requérants, présentée comme une exigence du greffe, auquel ces données doivent exclusivement être transmises. Cette annonce retrace une démarche administrative de 2023.
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Future méthodologie tarifaire
Quel avenir pour le tarif prosumer et quel effet attendre des nouvelles plages horaires envisagées ? À cette date, la CWaPE a défini de grandes orientations, mais les montants nécessaires pour évaluer les factures ne sont pas encore disponibles. BeProsumer annonce une analyse de ces chiffres dès leur publication, puis une consultation des membres pour déterminer la position à défendre.
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Décrochages et audition du 6 juillet
Les coupures d’onduleurs sont présentées comme un problème croissant, qui prive certains ménages d’une partie importante de leur production solaire. BeProsumer annonce son audition du 6 juillet 2023 devant la commission de l’Énergie du Parlement wallon, avec un dossier notamment suivi par Rémi Thirion. L’association explique rechercher des solutions avec le régulateur, les gestionnaires de réseau et le gouvernement, tout en rappelant que renforcer le réseau demandera du temps.
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Achat groupé de batteries
Régis François confirme le projet d’organiser un achat groupé de batteries avant la fin de 2023, après avoir examiné l’évolution du marché lors d’un déplacement à Munich. Les statuts modifiés en 2022 permettent désormais à l’association de porter elle-même cette initiative. Une enquête auprès des membres est annoncée pour la rentrée afin de recueillir leurs intentions d’équipement et de préparer une offre adaptée : il s’agit alors d’un projet en préparation.
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Un salon photovoltaïque autour de l’AG 2024
Le retour de l’assemblée générale au WEX, envisagé pour mai 2024, donne naissance à une idée plus large : utiliser les halls pour accueillir aussi un salon consacré au photovoltaïque. Les membres pourraient y découvrir des améliorations pour leur installation, de nouvelles technologies et des réponses à leurs questions sur les véhicules électriques. En juin 2023, l’association doit encore vérifier la faisabilité et l’équilibre financier de ce projet.
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Présentation des comptes 2022
La présentation explique les principaux écarts entre 2021 et 2022 : les frais judiciaires ont diminué, tandis que les recettes ont été affectées par la suppression du supplément de 30 euros demandé aux nouveaux membres pour le recours sur les certificats verts. Les cotisations financent aussi la communication, le fonctionnement et les consultations juridiques en dehors des procès. La présidence rappelle que les administrateurs restent bénévoles et que la trésorerie doit permettre d’engager de nouvelles actions.
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Résultats des votes et renouvellement du CA
Les comptes 2022 et le budget 2023 sont approuvés par 14 voix favorables contre une défavorable. La séquence présente ensuite les votes relatifs à trois départs du conseil d’administration et aux nominations d’Erik Cleymans, Loïc Biot et Christophe Lombart, chacune approuvée par 15 voix. Elle permet de suivre le renouvellement de l’équipe chargée de conduire les dossiers de l’association.
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Qui vote et sur quelles orientations ?
Le nombre limité de votants appelle une nouvelle explication : l’approbation des comptes relève des membres effectifs tels que présentés pendant cette AG, y compris les anciens administrateurs. Pour les grandes orientations, la présidence réaffirme son engagement à consulter tous les membres avec un résultat contraignant. Elle cite notamment la future méthodologie tarifaire et l’éventualité de contester certaines décisions en justice, après en avoir expliqué les enjeux.
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Batteries : fausse bonne idée ou partie de la solution ?
À un membre qui qualifie les batteries de « fausse bonne idée », Régis François répond qu’elles peuvent apporter plusieurs services sans résoudre tous les problèmes du réseau ni supprimer ses coûts. Il évoque le secours en cas de coupure avec un équipement adapté, la gestion des flux solaires et une contribution possible à la réduction des décrochages. Il présente l’arrivée, en 2024, de nouvelles installations sans compensation comme un moteur du stockage et soutient alors une aide à l’équipement. Sur une éventuelle taxation, il indique n’avoir connaissance d’aucun projet en ce sens.
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Compensation après 2030 : la position défendue en 2023
Pourquoi BeProsumer ne propose-t-elle pas de se battre pour prolonger la compensation au-delà de 2030 ? Régis François présente le maintien obtenu jusqu’à cette échéance comme le résultat des négociations de 2020 et estime qu’une nouvelle prolongation se heurterait au cadre européen. Le passage expose la stratégie défendue par l’association en 2023 : préserver la période acquise et préparer les relations futures entre prosumers et fournisseurs.
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Les éoliennes contribuent-elles à la saturation du réseau ?
La question porte sur le rôle éventuel des parcs éoliens dans les congestions et sur la responsabilité attribuée aux installations solaires domestiques. Régis François rapporte des avis contradictoires concernant les interactions entre les niveaux de réseau, puis expose sa propre lecture des tensions observées lors de périodes de production abondante. Cet échange exprime une position et une controverse technique ; il n’établit pas, à lui seul, la cause des décrochages rencontrés chez les membres.
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Décrochages : plaintes, investissements et responsabilités
Interrogé sur les plaintes auxquelles ORES ne répondrait plus, Régis François décrit des services débordés et critique le niveau d’investissement dans le réseau ainsi que le rôle des communes actionnaires. BeProsumer annonce des lettres types pour interpeller les mandataires à l’approche des élections de 2024. Le passage présente aussi des tests menés avec les gestionnaires de réseau, notamment sur l’équilibrage des phases, et défend l’exigence d’actions concrètes pour les ménages qui paient un tarif prosumer tout en perdant de la production.
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Compteur digital, double flux ou communicant ?
Les différentes appellations désignent des fonctions à distinguer : le compteur double flux mesure séparément l’électricité prélevée et injectée, tandis que la fonction communicante permet de transmettre des données. Régis François explique l’intérêt qu’il voit dans ces mesures pour mieux comprendre les problèmes de réseau, qui peuvent varier d’une maison à l’autre dans une même rue. Il évoque aussi la possibilité de neutraliser la communication telle qu’elle était présentée lors de cette AG de 2023.
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Lecture à partir de 32:37, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
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Peut-on piloter les onduleurs à distance ?
Une intervention de la Régie de Wavre suscite la crainte que le compteur puisse commander les onduleurs et limiter leur injection. Régis François conteste cette présentation et affirme qu’aucune décision de ce type n’a été prise au sein de Synergrid. Il oppose à cette inquiétude l’intérêt du port P1 pour suivre les flux d’électricité avec un appareil de lecture : le passage porte sur les compteurs et les déclarations discutés en juin 2023.
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Peut-on refuser le compteur communicant ?
La question du refus est abordée alors que le Gouvernement wallon prépare une accélération du déploiement des compteurs communicants. Régis François présente encore leur acceptation comme un choix et invite à en examiner l’intérêt pratique. Il attire surtout l’attention sur la date du remplacement et sur le traitement de la compensation, en distinguant les pratiques de RESA et d’ORES décrites en 2023 ; chez ORES, il conseille alors de privilégier le mois du relevé annuel.
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Le compteur communicant maintient-il la compensation ?
Changer de compteur signifie-t-il perdre le principe du compteur qui tourne à l’envers ? La réponse donnée pendant l’AG est négative : la compensation peut être calculée à partir des registres d’injection et de prélèvement, sans rotation mécanique. Un exemple de 1 500 kWh dans chaque sens illustre un solde nul ; pour les installations concernées, le maintien jusqu’à fin 2030 est rappelé.
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Communautés d’énergie et frais d’équilibrage
Deux sujets sont abordés successivement : le partage d’électricité entre voisins et les frais d’équilibrage facturés par certains fournisseurs. La présidence soutient l’intérêt des communautés d’énergie, mais avertit qu’y participer implique, selon les règles présentées en 2023, de renoncer à la compensation. Elle critique ensuite les suppléments appliqués par Octa+, Mega et TotalEnergies et défend le choix de fournisseurs qui valorisent le rôle futur des prosumers, avec une attention au moment du changement de contrat pour préserver la compensation.
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Batterie domestique et compteur qui tourne à l’envers
Ajouter une batterie ou remplacer les roulettes du compteur par un écran ne signifie pas perdre la compensation : c’est le point central de cette réponse. Pour les installations qui y sont éligibles, l’AG rappelle son maintien jusqu’au 31 décembre 2030 et explique que la batterie déplace une partie de la consommation vers l’énergie stockée sur place. L’arrivée d’un véhicule électrique ou d’une pompe à chaleur invite toutefois à recalculer ses besoins et l’intérêt du monohoraire ou du bihoraire.
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Quelle capacité de batterie choisir ?
La capacité utile dépend d’abord de l’usage : décaler quelques consommations du soir n’exige pas le même stockage que couvrir une journée de chauffage électrique en hiver. Régis met ainsi en garde contre un dimensionnement très important dont le coût serait difficile à amortir. L’AG explore aussi une autre piste pour l’avenir : rémunérer les services rendus par les batteries pendant les pointes, voire faire participer fournisseurs ou pouvoirs publics à leur financement, sans annoncer de dispositif acquis en 2023.
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Batteries de seconde vie et anciennes installations
Réutiliser des batteries de véhicules électriques pourrait réduire le coût du stockage domestique, mais BeProsumer souligne en 2023 le besoin de solutions suffisamment abouties et garanties. Une installation photovoltaïque ancienne n’est pas, en elle-même, un obstacle à l’ajout d’une batterie. La discussion présente deux voies d’adaptation : conserver l’onduleur existant et ajouter un équipement de conversion adapté, ou envisager son remplacement par un onduleur hybride compatible.
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Maison autonome et politique de long terme
Peut-on vivre sans raccordement électrique et quel intérêt y aurait-il à conserver le réseau comme secours ? La question ouvre un échange sur les maisons très autonomes, les capacités de stockage nécessaires et les solutions de repli en cas de manque d’énergie. Régis réserve expressément la vérification juridique de sa réponse et alerte sur le risque de politiques tarifaires qui pousseraient certains ménages vers des solutions moins écologiques, comme le groupe électrogène.
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Quand installer le compteur communicant ?
À un membre qui prévoit la pose de ses panneaux, l’AG propose de coordonner cette étape avec le remplacement du compteur afin de disposer immédiatement d’un relevé de départ. Régis décrit ensuite la procédure de rendez-vous chez ORES et la gratuité du remplacement telle qu’elle se présente en juin 2023. Il signale néanmoins de possibles frais d’adaptation pour certaines anciennes installations dont le coffret ne convient pas au nouveau compteur.
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Injection rémunérée ou compensation ?
Être payé pour l’électricité injectée ne procure pas automatiquement le même avantage que la compensation : l’énergie solaire est surtout disponible à des heures où sa valeur de marché peut être faible, tandis que les prélèvements ultérieurs restent à payer. Dans le contexte de 2023, Régis explique pourquoi il considère la compensation plus favorable aux membres concernés. Il imagine aussi des contrats permettant de charger une batterie aux heures bon marché puis de valoriser son énergie aux pointes, comme piste encore à développer.
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Panneaux voisins, véhicules électriques et tension locale
La tension ressentie par une installation dépend aussi de ce qui se passe dans le voisinage : les injections photovoltaïques et les consommations locales peuvent faire évoluer la situation. La recharge d’un véhicule électrique est citée comme exemple de consommation susceptible d’atténuer une hausse de tension à ce moment-là. Le suivi des échanges avec le réseau, via un boîtier connecté au compteur, est présenté comme un moyen de mieux comprendre ces interactions, sans garantir à lui seul la disparition des décrochages.
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Onduleur qui décroche à 249 V : vérifier le paramétrage
Un arrêt à 249 V peut, selon l’explication donnée, être lié au réglage d’un ancien onduleur plutôt qu’au seuil attendu par son propriétaire. La piste proposée consiste à faire vérifier le paramétrage par un électricien au regard des prescriptions Synergrid C10/11 applicables, sans relever arbitrairement les seuils de protection. L’échange rappelle aussi que les surtensions concernent la qualité de l’alimentation de tout le voisinage, y compris les habitations sans panneaux.
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Pourquoi le GRD demande-t-il un compteur communicant ?
Pour traiter un décrochage, le GRD doit connaître la tension au raccordement concerné et son évolution dans le temps. Une mesure à la cabine ou une campagne ponctuelle ne décrit pas nécessairement ce que subit chaque habitation de la rue. L’AG présente ainsi le compteur communicant comme un outil de diagnostic face au nombre croissant de signalements, permettant de documenter la situation locale avant de déterminer les interventions utiles.
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Y aura-t-il un tarif d’injection après 2030 ?
La question porte ici sur un éventuel coût facturé pour injecter sur le réseau, à distinguer du prix de rachat des surplus par un fournisseur. En juin 2023, Régis estime personnellement peu probable l’apparition d’un tarif d’injection contraignant pour les petites installations après 2030. Il précise toutefois que les décisions appartiennent au régulateur : ce passage exprime une anticipation, et ne constitue pas une garantie sur la tarification future.
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Rentabilité du photovoltaïque à partir de 2024
La fin annoncée de la compensation pour les nouvelles installations en 2024 amène à repenser leur équilibre économique autour de l’autoconsommation et, selon les usages, du stockage. Régis compare les coûts et délais de retour sur investissement qu’il estime alors, en soulignant la baisse du prix des panneaux depuis le début des années 2010. Ces ordres de grandeur décrivent son analyse de juin 2023 ; ils ne remplacent pas une simulation tenant compte des prix, du contrat et du profil du ménage.
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Tarifs de transport et de distribution : qui décide ?
L’échange distingue le transport d’électricité, associé à Elia et à la CREG, de la distribution wallonne, dont les tarifs relèvent de la CWaPE. Pour la distribution, Régis décrit un processus dans lequel les GRD présentent leurs besoins d’investissement et le régulateur examine les moyens à leur accorder. Le débat porte sur l’équilibre entre moderniser le réseau, justifier les dépenses et maîtriser leur répercussion sur les factures, sur fond de désaccords budgétaires rapportés en 2023.
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Facteur K : retrouver le courrier type
Un membre demande comment contester un refus lié au facteur K dans le dossier des certificats verts. Régis indique qu’un courrier type a déjà été préparé et diffusé, puis s’engage à remettre son lien à disposition pour les personnes qui n’ont pas vu la newsletter. Le secrétariat est également cité comme relais, avec une préférence pour l’accès direct au document afin d’éviter de multiplier les demandes identiques.
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Éoliennes domestiques : l’analyse présentée en 2023
En réponse à une question sur le petit éolien, Régis exprime un avis très réservé sur les équipements domestiques, particulièrement ceux fixés aux bâtiments, en invoquant les vibrations et une production qu’il juge décevante. Il distingue ces dispositifs de machines de plus grande taille, avec d’autres contraintes d’implantation. Ce passage expose son appréciation de 2023, illustrée par des exemples personnels ; il ne présente pas une étude comparative chiffrée des différentes technologies.
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Tarif prosumer : forfait ou prélèvements réels ?
Avec un compteur double flux, la réponse explique le mécanisme de comparaison entre les frais calculés sur les prélèvements bruts et le plafond associé au forfait prosumer : le montant le plus favorable doit être retenu dans le cadre décrit en 2023. L’intérêt est de pouvoir bénéficier d’une autoconsommation plus élevée sans être pénalisé si elle reste faible. Une seconde question aborde les sous-tensions, autre signe des besoins d’adaptation du réseau face à l’évolution des usages électriques.
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Après 2030 : comment valoriser les surplus ?
Après la compensation, que deviendrait l’électricité produite en été et non consommée sur place ? L’AG envisage le rachat des surplus par un fournisseur et, à plus long terme, leur partage ou leur vente dans une communauté d’énergie. Régis refuse d’annoncer un prix ou un modèle certain pour 2031 : l’enjeu est d’ouvrir des possibilités de valorisation pour le producteur et ses voisins, dans un cadre encore à préciser à cette date.
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Décrochages : changer de phase et équilibrer les charges
Changer de phase et remplacer un câble sont deux interventions différentes : l’AG explique comment le GRD peut rechercher une phase moins soumise aux surtensions pour un raccordement monophasé. Côté habitation, répartir autrement certains gros consommateurs peut également atténuer un déséquilibre, avec l’intervention d’un électricien. Ces mesures sont présentées comme des réponses locales parfois temporaires : leur efficacité dépend du réseau et du voisinage, et elles ne dispensent pas de signaler le problème au GRD.
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Trésorerie et bénévolat : à quoi servent les réserves ?
Les administrateurs se présentent comme entièrement bénévoles, mais la défense des membres nécessite des moyens pour analyser des textes, obtenir des avis juridiques, communiquer et engager des procédures. Régis précise que les fonds restent dans l’association et évoque, en cas de dissolution, leur transfert statutaire à une ASBL poursuivant une cause comparable. Il insiste aussi sur leur effet dissuasif : disposer d’une capacité financière crédible renforce le poids de BeProsumer face à une décision contestée, même sans aller jusqu’au procès.
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Conclusion, audition et prochains outils pour les membres
L’AG se termine par le rappel de l’audition du 6 juillet 2023 au Parlement wallon, consacrée aux décrochages d’onduleurs. Rémi s’engage à mieux informer les membres au-delà de Facebook, notamment par une newsletter mensuelle, et propose de renouveler les échanges de questions-réponses. Il annonce aussi un projet d’amélioration de l’espace membre, des paiements de cotisation et de l’accès aux documents. Ces engagements répondent à la multiplication des dossiers suivis par une équipe bénévole dont les effectifs restent limités.
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Des décisions documentées
Les comptes 2022, le budget 2023 et six changements au conseil d’administration sont soumis au vote ; le résultat de la décharge n’est pas récupérable dans la piste de sous-titres.
Le réseau devient central
Décrochages, surtensions, équilibrage des phases et obligations des GRD occupent une large partie de l’échange et annoncent l’audition parlementaire du 6 juillet.
Deux dates structurent le débat
Le 1er janvier 2024 sépare les installations nouvellement réceptionnées du régime de compensation ; le 31 décembre 2030 demeure l’échéance annoncée pour les installations antérieures.
La mesure avant l’arbitrage
Compteur communicant, port P1 et suivi local de la tension apparaissent déjà comme les moyens d’objectiver un problème que les seuls témoignages ne suffisent pas à localiser.
Lire la transcription corrigée · 138 blocs
Méthode. Transcription éditoriale fidèle au sens, corrigée depuis les sous-titres automatiques français. Les hésitations et répétitions sans portée ont été allégées ; les mots ou séquences qui restent incertains sont balisés. Cette version n’est pas un procès-verbal certifié mot à mot. Pour vérifier un passage, ouvrez son horodatage : la vidéo apparaît juste au-dessus du texte correspondant.
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Mesdames et messieurs, bonjour — enfin, bonsoir plutôt — et bienvenue à notre assemblée générale 2023. Nous allons essayer de faire cela de manière [mot indistinct], claire et précise pour vous. Nous allons vous expliquer pourquoi nous avons de nouveau choisi un format en ligne cette année, et vous présenter également les projets, surtout ceux de l’année prochaine. 2024 sera une grande année électorale pour nos élus. Nous allons voir comment, au travers de l’ASBL BeProsumer, nous pourrons nous faire entendre et faire entendre l’ensemble de nos revendications.
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Nous allons évidemment vous présenter les votes. Beaucoup d’entre vous nous ont déjà écrit aujourd’hui en disant : « Je n’ai pas pu voter, je n’ai pas reçu les votes. » Manifestement, le message de l’année passée n’est pas très bien passé, c’est le cas de le dire. Depuis l’année passée, à la suite de la modification statutaire votée en 2022, les membres effectifs de l’ASBL sont les membres fondateurs, les anciens administrateurs et les administrateurs actuels. Est-ce que cela veut dire que vous n’aurez plus le droit de vote ? Certainement pas. Nous l’avions déjà fait au moment du tarif prosumer : pour les grandes orientations que l’ASBL devra prendre ou les grandes décisions nécessitant, selon nous, un avis plus large, vous continuerez bien sûr à recevoir des votes.
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Ces votes seront contraignants ; je m’y engage ici devant vous aujourd’hui, et c’est filmé. Si, à la majorité simple, la réponse à une grande question que nous vous posons est non, la réponse du conseil d’administration sera également non. Vous allez bien sûr pouvoir poser beaucoup de questions sur l’actualité et sur les grands dossiers. Le premier grand dossier — que les plus anciens de l’ASBL pensent parfois que nous oublions — est celui des certificats verts. Il existe toujours et reste bien présent. Nous sommes toujours en justice devant la cour d’appel de Liège, où nous irons normalement plaider avant la fin de l’année 2023. Le résultat et le jugement de cette cour sont attendus au plus tard pour la fin du premier trimestre 2024. Ce sera un jugement particulièrement intéressant.
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Les 19 500 requérants recevront bientôt un e-mail les invitant à encoder leur numéro de registre national. Ce n’est pas nous qui avons besoin de cette donnée : le greffe du tribunal nous l’impose. Nous n’avons donc pas réellement le choix. Vous devrez nous communiquer votre numéro de registre national, que nous transmettrons évidemment uniquement au greffe. Je répondrai ensuite à toutes les questions ; une séance de questions-réponses en direct est prévue. Il y a aussi la future méthodologie tarifaire : garderons-nous un tarif prosumer à partir de 2025 ? Les différentes plages horaires annoncées entraîneront-elles de grandes différences sur notre facture ? Nous vous expliquerons également cela au travers des questions-réponses.
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Ne vous tracassez pas, nous allons essayer de vous expliquer les choses. Nous n’avons toutefois encore aucun chiffre. La CWaPE a pris les grandes orientations de sa méthodologie tarifaire, mais sans les chiffrer. Elle se laisse un peu de temps pour présenter les chiffres. Comptez sur nous pour que, lorsqu’ils seront disponibles, les intérêts des membres de BeProsumer soient protégés. Votre avis sera également important : c’est l’un des grands motifs pour lesquels nous reviendrons vers vous dès que nous aurons les chiffres du régulateur. Autre grand dossier actuel : les décrochages d’onduleurs. Nous sommes en pleine réflexion et nous réalisons un véritable travail de fond. Rémi, notre vice-président, que vous connaissez depuis l’année passée, s’occupe essentiellement de ce dossier.
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Le 6 juillet, nous serons auditionnés par la commission de l’Énergie du Parlement wallon. C’est dans quelques jours. Vous pourrez suivre notre présence au Parlement wallon en direct sur YouTube ; nous vous partagerons évidemment le lien. L’audition commencera l’après-midi, à partir de 14 heures, et nous répondrons aux questions des députés sur la problématique des décrochages d’onduleurs. D’aucuns — y compris, je pense, au niveau de l’exécutif — ont tenté de minimiser cette problématique il y a encore quelques mois. Aujourd’hui, ils se rendent compte que le phénomène devient exponentiel et que des dizaines de milliers de personnes en Wallonie voient désormais leur onduleur se couper à certains moments, voire pendant une grande partie de la journée. À nos yeux, c’est inacceptable.
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Nous essayons aussi de trouver des solutions en collaboration avec la CWaPE, les GRD et l’exécutif. Remplacer les câbles et tout le cuivre du réseau, autrement dit renforcer le réseau, ne se fera pas en un mois. Les problèmes sont présents [de Comines-Warneton] à Verviers, jusqu’à Virton, voire Orval. Quatrième grand dossier : l’achat groupé de batteries. Vous avez peut-être vu l’article de presse publié hier par Sudinfo. Oui, j’ai bien annoncé qu’un achat groupé de batteries aurait lieu avant la fin de l’année. Nous y arrivons. Ce sera particulièrement intéressant pour les nouvelles installations, mais aussi pour les installations plus anciennes. Je me suis rendu trois jours à Munich afin de voir où en était le marché.
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Depuis l’année passée, les statuts de l’ASBL nous permettent d’organiser nous-mêmes un achat groupé de batteries si nous le souhaitons, et nous allons le faire. Nous reviendrons vers vous avec une grande enquête. Prenez quatre ou cinq minutes pour y répondre. Elle vous parviendra normalement au plus tard à la rentrée, au début du mois de septembre. Vous pourrez clairement vous positionner et donner votre avis sur votre éventuel projet d’installer une batterie de stockage à domicile. Nous vous en expliquerons surtout les avantages.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 07:10, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Au mois de mai de l’année prochaine, notre assemblée générale devrait normalement retourner au WEX. Nous avons vraiment envie de marquer le coup. Nous nous sommes posé la question suivante : si nous louons deux palais complets au WEX uniquement pour une assemblée générale, ne pourrions-nous pas également utiliser ces grands halls pour autre chose ? C’est une idée qui nous traverse l’esprit. Nous allons voir si nous pouvons la concrétiser. Pourquoi ne pas organiser, autour de notre assemblée générale, le premier salon du photovoltaïque en Wallonie ? Je sais que vous êtes friands de ce type d’événement, en tout cas ceux qui en ont déjà fréquenté.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Nous allons encore réfléchir à la faisabilité dans les prochaines semaines, car nous sommes sur des budgets [passage indistinct] et il faut atteindre une certaine rentabilité. Ce que nous voulons surtout, c’est qu’outre le fait de bénéficier pleinement de votre installation photovoltaïque, vous puissiez découvrir les améliorations que l’on peut lui apporter et les nouveautés qui arrivent sur le marché. Beaucoup de questions vont également se poser sur les véhicules électriques. Notre but sera de pouvoir y répondre et de vous montrer tout ce qui existe sur le marché.
Régis François, puis Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Régis François : Je vais céder la parole à Rémi, notamment pour les résultats des votes. Ensuite, Rémi prendra l’ensemble de vos questions, auxquelles je tenterai de répondre au maximum pendant quelques dizaines de minutes. Rémi Thirion : Bonjour à tous et bienvenue à l’Assemblée générale 2023 de BeProsumer. Vous pouvez déjà poser vos questions. Je vérifie ici la technique au niveau des commentaires de la vidéo, puis nous allons tout de suite passer à la présentation des comptes. C’est toi qui présentes les comptes ? Régis François : Oui, je peux les présenter, il n’y a absolument aucun problème.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Au niveau des dépenses, vous voyez qu’il y en a eu moins en 2022 qu’en 2021, essentiellement sur un poste important : nos avocats. En 2021, nous avions encore les frais du tribunal de première instance de Liège. Ce jugement nous a poussés à aller en cour d’appel. Dans le dossier des certificats verts, la reconnaissance d’une faute de la Région wallonne a bien été inscrite dans le jugement. C’était particulièrement intéressant pour nous et c’est ce qui nous a poussés à aller en appel, car nous avons un argument à faire valoir sur ce point. Nous développerons cela avec vous et nous vous tiendrons au courant dans les prochaines semaines. Les conclusions définitives ont déjà été remises au greffe du tribunal.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 10:00, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
La fluctuation est donc essentiellement due à ce procès, terminé en 2021, qui avait entraîné davantage de frais que durant l’année 2022. Vous voyez la ventilation : les frais de communication restent sensiblement identiques en proportion. Nous avons également [quelques frais d’assemblée générale], qui sont ponctuels, ainsi que des frais de fonctionnement. Ces derniers couvrent simplement, par exemple, les kilomètres parcourus par les administrateurs avec leur véhicule personnel. Mais, de nouveau, il n’y a absolument aucune rémunération pour les administrateurs, quels qu’ils soient. Nous sommes toujours bénévoles ; certains d’entre nous le sont depuis plus de dix ans, afin de vous servir au mieux.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 10:54, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Voici maintenant la ventilation des recettes. Vous voyez une différence en 2022 par rapport à 2021. D’où vient-elle ? Essentiellement du fait que tous les nouveaux membres qui nous rejoignent depuis 2022 ne paient plus les 30 euros supplémentaires qui servaient à financer le grand procès des certificats verts contre la Région wallonne. C’est une décision prise par le conseil d’administration. Nous avons alors permis au plus grand nombre de nous rejoindre avec 10 euros. Nous avons toujours souhaité l’équité financière. Nous ne savions pas que, dix ans plus tard, nous serions encore là, avec un nombre aussi important de membres dans l’ASBL. Voilà ce qui explique la différence entre 2021 et 2022.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 11:41, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Voici l’état des comptes, en toute transparence. Vous voyez les trois banques auprès desquelles les comptes sont ouverts, pour 2021 et 2022. Les réserves sur ces comptes et le fonds de roulement n’ont pas beaucoup bougé, malgré une diminution d’environ 16 000 à 18 000 euros. Vous voyez les numéros des comptes sur lesquels nous avons déposé l’argent des cotisations — car c’est bien de cela qu’il s’agit — ainsi que le nom des banques. Voici maintenant la ventilation des frais entre les bureaux d’avocats.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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En 2021, il s’agissait essentiellement du bureau Buyle, qui absorbait la majeure partie du budget et portait une grande partie du recours devant le tribunal de première instance de Liège. Fidal et [Kettels] se partageaient le reste. Aurélie travaille vraiment sur les questions très spécifiques de droit public et de droit administratif ; c’est la direction que prend notre recours devant la cour d’appel. En 2022, nos frais d’avocats se sont déjà rééquilibrés, notamment parce que nous les consultons beaucoup sur des dossiers annexes. Ne vous dites pas que les avocats sont payés uniquement pour les procès et les procédures : ce n’est absolument pas le cas. Nous les consultons énormément sur d’autres questions. Plus les dossiers sont compliqués, plus l’exécutif a tendance à s’y complaire et à compliquer encore les choses.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 13:12, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Nous devons donc souvent faire relire par nos avocats les avis que nous remettons. Cela représente des dizaines d’heures, pratiquement tous les mois. Voilà pourquoi les frais peuvent parfois vous paraître importants ; ces avocats nous sont aussi d’une grande aide. Concernant les frais fournisseurs, vous avez une ventilation complète de nos principaux fournisseurs : [plusieurs intitulés sont indistincts dans l’ASR], bpost, les imprimeurs, la presse, les banques… Webdigit est l’agence qui s’occupe de notre site internet. Tout est ventilé clairement dans les slides qui sont également à votre disposition.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 13:55, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Concernant l’évolution des dépenses et des recettes entre 2021 et 2022, j’en ai déjà parlé. Vous voyez que nous essayons de maintenir un équilibre aussi fin que possible entre les recettes et les dépenses. C’est notre trésorier, Joël Elshout, qui y veille particulièrement. Il tient à conserver les réserves et à ne pas dépenser, sur une année, davantage que l’ensemble des rentrées. C’est pourquoi nous insistons toujours sur le fait que cette ASBL fonctionne uniquement avec les cotisations de ses membres. Il n’y a absolument aucune autre recette. Dans ce cadre, je trouve assez remarquable d’avoir encore autant de recettes après dix ans d’existence, même si nous consacrons aussi beaucoup de temps à l’organisation de l’ASBL.
Régis François, puis Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 14:43, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Régis François : Voici la répartition des soldes par banque. C’est simplement une présentation en camembert des chiffres donnés tout à l’heure, avec le numéro de compte et les montants qui y étaient placés. Je vais laisser la parole à Rémi pour les votes. Rémi Thirion : Pour l’approbation des comptes 2022 et du budget 2023, nous avons 14 votes favorables et un vote défavorable. Concernant la décharge aux administrateurs et aux vérificateurs aux comptes, [le résultat n’est pas restitué par les sous-titres ASR].
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Pour l’approbation de la démission de Jean-François Remy en tant qu’administrateur, nous avons 12 oui et 3 non. Pour l’approbation de la démission de [Michel Tombeu — orthographe du nom à vérifier] en tant qu’administrateur, nous avons 15 oui. Pour l’approbation de la démission de Michel Schepens en tant qu’administrateur, nous avons 14 oui et 1 non. Pour l’approbation de la nomination d’Erik Cleymans en tant qu’administrateur, nous avons 15 oui. Pour l’approbation de la nomination de Loïc Biot en tant qu’administrateur, nous avons 15 oui.
Rémi▶ Voir ici− Fermer
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Concernant l’approbation de la nomination de Christophe Lombart en tant qu’administrateur, nous avons quinze oui. Voilà qui clôture l’approbation des nominations et des démissions des administrateurs de l’ASBL BeProsumer.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 16:16, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Juste un petit point sur le nombre de votes que vous voyez là. Encore une fois, les membres fondateurs sont toujours considérés comme membres effectifs. Vous restez, en tant que membres, bien évidemment membres adhérents. Je répète ce que j’ai déjà dit au début de cette assemblée générale : les membres fondateurs, les anciens administrateurs et les administrateurs actuels votent pour l’approbation des comptes. Même ceux qui sont démissionnaires gardent donc, à ce moment-là, un droit de vote.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 16:44, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
L’ensemble des membres de l’ASBL sera consulté de manière contraignante, avec des votes, pour les grandes orientations que nous devons prendre. En matière de méthodologie tarifaire, des éléments vont sortir d’ici peu. Nous allons évidemment vous les soumettre au vote après vous les avoir expliqués et après vous avoir donné notre avis, que vous aurez également au travers des médias. Il s’agira notamment de savoir si, dans certains cas, nous devons ou non contester en justice certaines décisions prises par le régulateur, par les GRD ou au sein même de l’exécutif.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 17:30, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Voilà, je pense que nous allons passer aux questions-réponses.
Rémi▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 17:37, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
J’en ai déjà recensé quelques-unes. Une personne nous dit ici que les batteries sont une fausse bonne idée. Qu’est-ce que tu en penses, Régis ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 17:47, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Les batteries ne vont malheureusement pas résoudre l’ensemble des problèmes rencontrés par le réseau, ni vous affranchir totalement des coûts de réseau ou des coûts inhérents au réseau de distribution. Elles constituent une partie de la solution. On les envisage souvent uniquement sous un prisme financier, mais elles apportent également autre chose : un backup, c’est-à-dire la possibilité d’avoir directement de l’énergie en cas de coupure de courant.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 18:24, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
On peut se dire qu’une coupure arrive une fois par an et que le courant revient après une heure. Mais quand vous avez un orage, une pompe vide-cave et que tout le courant est coupé chez vous, je vous assure que je me suis déjà fait quelques frayeurs. Les batteries peuvent aussi mieux gérer les flux d’électricité entrants et sortants de vos panneaux. Dans le cadre des décrochages d’onduleurs, on nous demande donc également si les batteries pourront constituer une partie de la solution. Elles le seront, c’est clair.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 19:01, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Un parti du Gouvernement wallon a déjà demandé que les batteries soient subsidiées, comme en Flandre. C’est une demande que nous appuyons aujourd’hui : savoir si nous pourrons obtenir ou non un subside sur les batteries, puisqu’à partir du moment où elles sont placées, elles pourront également aider le réseau de distribution à moins décrocher. Encore une fois, cela ne réglera pas tous les problèmes inhérents au réseau, mais elles constituent une partie de la solution.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Pour les nouveaux prosumers qui arriveront à partir de 2024 et qui n’auront plus la compensation, il sera évidemment intéressant d’installer des batteries en même temps que leurs panneaux photovoltaïques. L’idée de cet achat groupé est de négocier au mieux une installation de batteries qui puisse profiter au maximum de personnes qui le souhaiteraient. Voilà pourquoi nous allons le faire maintenant.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Cela reste le choix de chacun. Certaines personnes nous disent : « Régis, c’est pour quand les batteries ? Cela fait deux ou trois ans que tu nous les promets. » Je sais que certains d’entre vous sont venus à Marche-en-Famenne et ont vu les premières batteries Mercedes exposées en Belgique. Jusqu’à présent, avec la compensation et le compteur qui tourne à l’envers, il n’y avait pas vraiment de grand marché. Mais il va arriver. Nous serons de plus en plus incités à consommer notre énergie au moment où nous la produisons, surtout les nouveaux prosumers à partir de 2024, puisqu’ils n’auront plus de compensation.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Si vous avez déjà des panneaux aujourd’hui, ou si vous en avez avant le 31 décembre 2023 et qu’ils sont réceptionnés par un organisme agréé, vous conserverez la compensation jusqu’à la fin de 2030. Cela a encore été confirmé à la table du gouvernement ces derniers jours.
Rémi▶ Voir ici− Fermer
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Y aura-t-il une taxe sur ces batteries ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Aujourd’hui, absolument aucune taxe n’est prévue sur ces unités de stockage. Je rappelle également que le Parlement européen a voté, en décembre 2020, une directive contraignante pour les États membres, qui leur impose de ne pas taxer les unités de production d’énergie renouvelable et/ou les unités de stockage. Dans ce cadre, l’Europe ne veut absolument pas que les États membres puissent taxer les batteries et/ou les panneaux photovoltaïques.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Évidemment, nous savons que des changements peuvent parfois intervenir en Wallonie. C’est aussi pour cela que cette ASBL existe : pour surveiller et être particulièrement vigilante. Puis-je vous garantir aujourd’hui qu’il n’y aura jamais de taxe sur les batteries ? Il ne faut jamais dire jamais. Cela pourrait arriver, mais nous serions là, à ce moment-là, pour essayer de la contrer de manière juridique et très claire.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 22:07, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Aujourd’hui, les problèmes du réseau de distribution sont tels qu’il serait complètement idiot de taxer les batteries. La Flandre ne le fait pas du tout. Elle gère beaucoup mieux son réseau que la Wallonie, ou rencontre en tout cas beaucoup moins de problèmes au niveau de Fluvius. En Flandre, aujourd’hui, huit nouvelles installations photovoltaïques sur dix sont équipées d’une batterie dès la commande.
Rémi▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 22:34, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Pourquoi ne pas se battre pour continuer la compensation après 2030 ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Parce qu’il n’y a pratiquement plus qu’en Belgique que l’on trouve une compensation, c’est-à-dire un compteur qui tourne à l’envers. Pourquoi ne pas se battre contre cela ? Parce que nous sommes sûrs de perdre dès le départ. Il n’y a rien à faire : c’est également une directive de l’Union européenne.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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On peut me dire : « Oui, mais c’est l’Europe qui décide pour la Belgique. » Je vous rappelle que l’Europe a autorisé ce fameux principe de compensation. Je vous assure que cela a été obtenu de haute lutte, parce que j’ai vu les négociations. C’était en 2020, en pleine période Covid, quand l’accord est tombé concernant notamment le tarif prosumer. La fin de la compensation était également sur la table.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 23:20, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Nous avons réussi — et heureusement que BeProsumer était là, sinon la compensation passait clairement à la trappe — à la faire reporter jusqu’au maximum que la Commission européenne était susceptible d’accepter, c’est-à-dire jusqu’à la fin de 2030. Il ne faut pas oublier non plus que cette compensation peut perturber les fournisseurs, et c’est vrai pour qui connaît un peu l’énergie.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 23:44, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
On peut se dire que certains fournisseurs d’énergie ont beaucoup d’argent et qu’ils peuvent compenser certaines pertes liées aux prosumers. Mais certaines sociétés ont compris que nous allions devenir les premiers partenaires des fournisseurs d’énergie dans l’avenir ; d’autres ne l’ont pas compris et ont tenté de placer des frais d’équilibrage. Il y aura peut-être des questions à ce sujet. Après 2030, l’Europe impose clairement à la Belgique de mettre fin au système de compensation. Ce sera le cas, mais cela nous laisse encore de nombreuses années avec ce compteur qui tourne à l’envers.
Rémi▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 24:27, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Parlons des éoliennes. Les installations d’éoliennes sur le territoire wallon sont-elles aussi responsables de la saturation du réseau ? On n’en parle jamais. Les prosumers seraient-ils les dindons dans cette affaire ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 24:39, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
C’est un grand point sur lequel deux avis se télescopent. D’un côté, on me dit : « Les éoliennes ne perturbent pas, ou n’ont absolument aucun rôle dans les décrochages d’onduleurs et les hausses de tension sur le réseau basse et moyenne tension, puisqu’elles sont directement raccordées en haute tension. » J’entends cet argument.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 25:04, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Mais j’entends également deux professeurs d’université — l’un bien connu à Liège et l’autre à Louvain — qui m’ont contacté à ce sujet et dont l’avis est beaucoup plus mitigé et argumenté. Ils ont apparemment déjà réalisé des études montrant clairement qu’une congestion peut survenir au niveau des postes à haute tension et qu’à ce moment-là, le réseau basse et moyenne tension est engorgé.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 25:33, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Il y en a eu un exemple, si je ne m’abuse, au tout début du mois de mai : le prix de gros de l’électricité était négatif. Concrètement, on payait pour l’évacuer, tellement il y avait d’énergie. Certains gestionnaires de parcs éoliens ont continué à faire tourner les éoliennes uniquement pour obtenir les certificats verts, même lorsque le prix de l’énergie était négatif. Elia s’est plaint de cela, parce qu’il devait alors gérer l’équilibrage. Un réseau électrique repose sur un équilibre très spécifique.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 26:12, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Donc, clairement, oui, pour moi, les éoliennes jouent un rôle. Elles ont leur raison d’être, mais je ne peux pas accepter que l’on fasse porter la responsabilité du déséquilibre du réseau aux gens qui ont mis des panneaux sur leur toit alors que l’on continue le foisonnement complet des parcs le long de nos autoroutes et dans nos campagnes.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 26:32, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Il y a un deuxième problème. Vous allez peut-être encore mieux profiter de vos panneaux puisque les taxes fédérales sur les kilowattheures consommés en plus de votre production ont presque triplé. Nous sommes passés de 1,7 centime à presque 4,7 centimes par kilowattheure. Peu de personnes le savent encore. Cette taxe va servir à financer les parcs éoliens en mer du Nord. Oui, cela sera évidemment répercuté sur la facture des consommateurs.
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Lecture à partir de 27:20, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Quand on nous a reproché que les certificats verts étaient répercutés sur la facture des consommateurs, nous sommes encore très loin de voir aujourd’hui une diminution de la facture, alors qu’il y a beaucoup moins de certificats verts à la suite de la suppression, par l’ancien gouvernement en 2013, des cinq dernières années [complément non restituable avec certitude dans l’ASR].
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Passons aux décrochages. ORES ne répond plus aux plaintes relatives aux décrochages. Pouvez-vous nous en dire plus ?
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Oui. Pourquoi ORES ne répond-il plus ? Parce qu’ils sont débordés. Ils reçoivent maintenant tellement de plaintes dans leurs différents services qu’ORES est complètement débordé. Est-ce vraiment la faute d’ORES ? ORES doit assumer, au même titre que les autres GRD, sa responsabilité dans la gestion de son réseau.
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Lecture à partir de 28:18, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Il faut aussi reconnaître que les cadres salariés chez ORES doivent répondre à un conseil d’administration où l’on retrouve essentiellement des bourgmestres et parfois des échevins, mandatés au travers de leur commune, puisque les actionnaires sont les différentes communes wallonnes. Plutôt que de demander au GRD, ou de lui imposer, d’investir dans cet outil — l’arrivée des véhicules électriques n’est pas nouvelle, elle ne date pas du 1er janvier de cette année — ils sont simplement allés mettre les doigts dans le pot de miel pour combler les trous dans leurs budgets communaux.
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Lecture à partir de 28:59, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
C’est vraiment là qu’il va falloir revenir. Voici ce que nous allons faire d’ici aux prochaines élections de 2024 : nous allons préparer des lettres types — c’est aussi pour cela que nous avons refait un nouveau site internet — grâce auxquelles vous pourrez, de manière pratiquement automatique, interroger l’ensemble de vos mandataires communaux. Nous allons à nouveau voter pour eux [00:29:22 : le mois prononcé est transcrit « septembre », à vérifier] afin d’élire les différents mandataires dans nos communes et de connaître leur avis sur ce sujet.
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Lecture à partir de 29:33, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Aujourd’hui, ORES se retrouve clairement sous un flux de plaintes absolument incroyable. La CWaPE lui a octroyé des moyens supplémentaires pour la future méthodologie tarifaire. Je rappelle aussi à nos amis les GRD — nous travaillons avec eux et essayons de voir si nous pouvons mettre des choses en place ensemble pour améliorer la situation — qu’ils ont une obligation de résultat et non une obligation de moyens.
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Je vais être très clair : ils ont l’obligation d’équilibrer le réseau. Si le réseau décroche, c’est leur pleine et entière responsabilité. Encore une fois, tous les problèmes du réseau ne vont pas se régler en quelques jours ou en quelques mois. Le président de la CWaPE l’a annoncé il y a peu au Parlement, et les patrons des GRD sont également venus en parler : il faudra des années.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Nous travaillons déjà avec eux sur de premiers tests et sur des améliorations très spécifiques avant le compteur, notamment en matière d’équilibrage des phases, afin de rééquilibrer certaines choses et de pouvoir agir immédiatement. Rémi en fera la présentation devant le Parlement wallon le 6 juillet. Il leur expliquera toutes les petites mesures que l’on peut mettre en place pour essayer de vous permettre de profiter de vos panneaux photovoltaïques à 100 %.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Dans le même ordre d’idées, on nous dit : « Ce n’est pas normal de payer un tarif prosumer, que les faiblesses du réseau vous sucrent le quart de votre production et qu’en plus, on doive faire les frais d’une batterie pour résoudre le problème. Que les GRD les financent ! » C’est ce dont on vient de parler et je corrobore cette réflexion. On vous a dit que le tarif prosumer que nous payons était un tarif solidaire, qui devait justement permettre l’amélioration et surtout une utilisation rationnelle du réseau de distribution. Très bien. Aujourd’hui, le problème, c’est que vous payez un tarif prosumer pour profiter d’un réseau et que, pour bon nombre d’entre vous, vous n’en profitez plus à 100 %. Là, évidemment, cela commence clairement à poser un énorme souci.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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C’est pour cela que je vous ai dit que les gestionnaires de réseau sont tenus à une obligation de résultat. Et donc, clairement, oui, il va falloir que des plans d’action soient mis en place très rapidement par les GRD. Non, et je corrobore : il n’est pas normal de ne pas avoir aujourd’hui un réseau qui fonctionne. Est-ce qu’il faut en vouloir aux GRD ? Je reviens vraiment sur ma réflexion : certes, ils sont en partie responsables, mais ce sont surtout les actionnaires locaux, les communes, qui sont responsables aujourd’hui du sous-investissement dans le réseau. Ce sont eux qui votent au conseil d’administration et qui devaient imposer à l’équipe dirigeante d’investir les sommes voulues dans leur réseau.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Est-ce que tu peux nous expliquer, au niveau du nouveau compteur, si on doit l’appeler compteur digital, compteur double flux, compteur intelligent ou compteur communicant ? Est-ce que ce sont différents compteurs ? Est-ce qu’ils sont tous en un ? Qu’est-ce que signifient exactement toutes ces dénominations ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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On va oublier l’appellation « compteur intelligent », parce qu’il est bête comme ses pieds. Ce compteur compte simplement ce que vous injectez et ce que vous prélevez. Je vais garder les deux appellations les plus usitées : « compteur double flux » et surtout « compteur communicant ». Pourquoi est-ce que je conserve les deux ? Lorsque vous installez ce compteur — moi, je l’ai fait installer chez moi fin juin, j’ai demandé qu’ORES vienne m’installer ce nouveau compteur — nous avons quand même obtenu certaines garanties par rapport à son utilisation. Ce n’est pas la malheureuse intervention du patron de la Régie de Wavre, dernièrement au Parlement wallon, qui va remettre cela en cause. Je pense qu’il s’est déjà rendu compte de ce qu’il avait dit, qui n’est techniquement absolument pas correct et qui, légalement, ne permet absolument rien de mettre en place à ce niveau-là.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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« Double flux » me paraît être l’appellation la plus usitée, la plus courante et peut-être parfois la plus correcte. Pourquoi ? Parce que ce compteur va vous permettre… Si l’on vient vous l’installer — encore une fois, le déploiement de ces compteurs communicants n’est pas une volonté : c’est une obligation, une directive européenne en matière de « smartisation » des réseaux et d’échanges [passage ASR incertain : « intra/inter… »] d’énergie. C’est de nouveau l’Europe qui a imposé le déploiement de ces compteurs. On a pris beaucoup de retard en Wallonie. La Flandre en a déjà déployé deux millions. Je pense ne pas trop m’avancer en disant qu’ici, en Wallonie, on doit en avoir à peu près 140 000. Vous voyez la différence, le fossé entre les deux régions.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Moi, je l’ai fait installer parce que je voulais avant toute chose voir comment cela fonctionne. Je préfère que cela fonctionne moins bien chez moi que chez vous : comme cela, au moins, je peux avoir un retour et vous communiquer les meilleurs conseils possibles. Ce compteur est quasiment le seul point, ou la seule manière, qu’ont les GRD de voir si, oui ou non, dans une rue ou dans différentes maisons, les onduleurs décrochent. Il est totalement faux de croire que, si une maison décroche dans une rue, les onduleurs de toutes les autres maisons se mettent également à l’arrêt parce qu’elles font partie de la même rue. Ce n’est pas toujours le cas, loin de là. Cela permet justement au gestionnaire de réseau de mieux équilibrer.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Attention : à partir du déploiement des compteurs communicants, il vous est toujours possible — c’est notamment inscrit dans le décret Électricité — de demander la neutralisation de la fonction communicante. Chez moi, personnellement, je l’ai laissée ; cela ne me dérangeait pas. Il n’y a absolument rien d’intrusif : vos données sont envoyées une fois durant la nuit. Elles ne sont pas envoyées toutes les cinq minutes pour savoir si vous êtes là et déclencher votre lave-vaisselle, entre autres. Croyez-moi, un smartphone est beaucoup plus intrusif que ce type de compteur. Ici, on est donc plutôt sur quelque chose que j’appellerais « compteur double flux ». Mais vous pourrez demander la neutralisation de la fonction communicante si vous avez ce type de compteur double flux.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Aujourd’hui, est-ce qu’il a un intérêt ? Oui, clairement : dans la gestion des réseaux, il a un intérêt. Mais je tiens quand même à insister sur le fait que cela reste le choix de tout un chacun. On ne vous dira jamais : « Il faut que vous sautiez à deux mains dessus, prenez ce type de compteur. » Il peut résoudre certaines choses dans le cadre des décrochages et notamment permettre aux GRD de mieux mesurer, mais cela reste — c’est en tout cas notre discours clair — le choix de tout un chacun de le refuser ou de l’accepter.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Qu’est-ce qui se passe avec la Régie de Wavre ? Le compteur intelligent va-t-il diriger les onduleurs et limiter l’injection ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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La Régie de Wavre n’est pas le GRD avec lequel nous avons le plus facile à communiquer. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’écrire, il y a quelques années, une lettre à cette régie, qui m’a retourné [une réponse — formulation ASR incertaine] de trois pages, très vindicative et absolument incompréhensible. Nous avons quand même de bien meilleures relations avec les plus grands GRD qu’avec ce micro-GRD — je vais l’appeler comme cela parce que c’est vraiment une toute petite région — dans lequel on a absolument voulu maintenir un conseil d’administration et une gestion à ce niveau-là. Je pense que les propos ont été malheureux de la part de Monsieur Roger le Bussy, qui était auditionné au Parlement et qui en est d’ailleurs, si je ne m’abuse, le patron. C’étaient vraiment des propos malheureux, qui n’ont d’ailleurs jamais été discutés dans Synergrid, l’association de tous les GRD. Jamais aucune décision n’a été prise à ce niveau-là.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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J’ai même été contacté par des gens d’Elia, qui m’ont dit : « Je ne comprends même pas comment on peut aller raconter des choses pareilles devant un Parlement. » Il n’est absolument pas possible, pour ce type de compteur, de piloter votre onduleur à distance. Là, par contre, ce serait particulièrement intrusif. La communication qui, pour moi, a encore été la plus malheureuse a été celle donnée cet hiver par le président Macron. Vous voyez que, là, on passe de la Wallonie à la France, mais nos deux réseaux se touchent ; nous sommes également frontaliers. Il est allé dire, au tout début de l’hiver, lorsqu’il y avait pénurie de gaz : « Chers Français, oui, nous avons toujours gardé la possibilité, à un moment donné, vu que notre parc nucléaire est maintenant en grande partie [mot manquant dans l’ASR ; probablement une indisponibilité, à vérifier] — parce que toute la maintenance qui devait être faite pendant la période Covid n’a pas pu l’être et que pas mal de réacteurs se retrouvent à l’arrêt —, que, si nous venions à manquer d’énergie, il serait possible, avec les compteurs Linky, de limiter la quantité d’énergie fournie par le réseau. »
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Communication absolument malheureuse. Les nouveaux compteurs qui sont installés maintenant sont des Siconia — je parle directement de la marque — installés par les GRD. Nous ne voulions pas de cette technologie dépassée qu’étaient les compteurs Linky. C’est d’ailleurs pour cela que nous nous sommes battus, il y a quelques années, en commission : nous ne voulions pas que ces compteurs soient déployés chez les prosumers ou, à tout le moins, chez les membres de BeProsumer, parce qu’ils font déjà partie d’une technologie complètement dépassée. D’autre part, ils sont particulièrement intrusifs et transmettent les données par courant porteur en ligne. Ce sont des compteurs qui n’avaient pas grand intérêt. Avec les nouveaux compteurs communicants, en branchant un appareil qui coûte 30 ou 40 euros sur le port communicant P1, vous pouvez, même vous, suivre vos productions dans une application sur smartphone, ce que ne permettait pas le Linky à l’époque.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Peut-on refuser le compteur communicant ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Encore une fois, comme je vous l’ai dit, c’est le choix de chacun. Une modification est maintenant sur la table du ministre Philippe Henry : le Gouvernement wallon veut accélérer le déploiement des compteurs communicants. Moi, je pars du principe que vous pouvez refuser ce compteur : il est fixé à votre mur. Mais est-ce que cela a un intérêt de le refuser ? Croyez-moi, j’essaie vraiment d’être totalement transparent avec vous : il y a beaucoup moins de craintes que ce que l’on a cru au départ quant au caractère intrusif de ce compteur.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Et surtout — je vais bien insister là-dessus — si vous choisissez de mettre le compteur communicant, il y a deux règles. Si vous dépendez de RESA, vous pouvez le demander quand vous voulez, il n’y a pas de problème. Même si RESA relève vos index, vous conserverez votre compensation sur les index, même si ce n’est pas votre mois de relevé. [La formulation exacte de cette phrase reste légèrement incertaine dans l’ASR.] Cela, c’est pour RESA. Pour ORES, par contre, si vous choisissez vous-même de le faire placer — et si ORES choisit de venir vous l’installer —, idéalement, faites-le placer au moment de votre relevé annuel. C’est pour cela que, moi, je l’ai fait placer au mois de juin : à Fernelmont, la commune où j’habite, le relevé se fait au mois de juin. Sinon, avec ORES, vous risquez de perdre quelques kilowattheures ou le surplus que vous aurez produit pendant quelques mois durant l’année.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 41:36, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Est-ce que le fait d’avoir un compteur communicant va annuler ma compensation ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Non. Votre compteur continue à tourner à l’envers, même si vous n’avez plus de roulette mécanique que vous voyez tourner à l’envers. Vous avez toujours ce que vous prélevez et ce que vous produisez. Sur le compteur de jour, j’ai prélevé, en fin d’année — j’invente — 1 500 kilowattheures et j’en ai produit 1 500 également : ils vont simplement faire 1 500 moins 1 500, soit zéro. La compensation reste évidemment valable jusque fin 2030. Le fait d’accepter ce type de compteur — je vous en avais déjà parlé dans une précédente vidéo — n’annule en aucun cas votre compensation.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Il y a juste une chose à laquelle vous devez faire attention dans les prochains mois et les prochaines années : si vous êtes prosumer et que vous voulez garder votre compteur qui tourne à l’envers, n’intégrez pas une communauté d’énergie. On va peut-être en voir fleurir certaines aux quatre coins de la Wallonie d’ici quelques années, c’est-à-dire la possibilité de s’échanger de l’électricité entre voisins. C’est très bien ; à mes yeux, c’est vraiment une très bonne chose. Cela permet également de maintenir les coûts. Mais attention : si vous intégrez une communauté d’énergie, vous devrez automatiquement renoncer à votre compteur qui tourne à l’envers et à votre compensation, ce que je ne vous conseille évidemment absolument pas.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Où en est-on au niveau des frais d’équilibrage ? Et où en est Mega par rapport à cela ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Au niveau des frais d’équilibrage, c’est assez cocasse, puisque nous avons maintenant trois fournisseurs qui les ont appliqués. Dans l’ordre chronologique, je pense que c’est Octa+ qui les a appliqués en premier, puis Mega et ensuite, si je ne m’abuse, TotalEnergies. Aujourd’hui, ils écrivent encore à leurs clients — qui sont d’ailleurs restés chez eux par miracle, je pense — en leur disant : « Nous allons diminuer, ou nous diminuons, les frais d’équilibrage pour qu’ils ne représentent pratiquement plus rien. Revenez chez nous comme client », etc.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Le seul conseil que j’ai à vous donner, c’est d’aller ou de rester chez de grands fournisseurs d’énergie qui n’ont absolument aucun intérêt à vous taper au portefeuille. Généralement, ces grands fournisseurs produisent : ils n’agissent pas comme des traders. Dès lors, s’ils produisent, ils savent automatiquement équilibrer leurs tarifs. C’est vrai que nous avons eu de grandes disparités au niveau des tarifs, mais ces grands fournisseurs savent que, demain, vous serez les premiers acteurs, ainsi que leurs premiers clients, en matière de production et de consommation d’énergie. Donc, clairement, restez chez ce type de fournisseur ou allez-y au moment de votre relevé annuel. C’est généralement à ce moment-là que les personnes qui ont des panneaux photovoltaïques changent de fournisseur, justement pour ne pas perdre de compensation.
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Je sais qu’ils adaptent un peu leur tarif actuellement, mais ils maintiennent un tarif prohibitif. Clairement, ils ont eu peur et ont voulu se débarrasser à tout prix de ce type de clients, qui ne leur rapportait rien. Eh bien, partez avec les gens de votre famille chez d’autres fournisseurs. Prenez vos contrats de gaz, prenez vos clics et vos clacs, et allez chez des gens qui, eux, n’ont pas essayé de vous taper au portefeuille au moment où c’était le moins opportun.
Rémi Thirion▶ Voir ici− Fermer
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Quelques questions, ou en tout cas quelques confusions que je peux détecter : si on garde le compteur qui tourne à l’envers, peut-on attendre pour placer des batteries ? Le compteur qui tourne à l’envers est-il seulement le compteur actuel, électromécanique, ou le compteur communicant continue-t-il lui aussi à tourner à l’envers ?
Régis François▶ Voir ici− Fermer
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Si vous placez des batteries, vous conserverez le compteur qui tourne à l’envers. Le fait d’avoir une batterie ne change absolument rien, si ce n’est que cela va évidemment augmenter votre taux d’autoconsommation. Plutôt que de rejeter l’énergie sur le réseau à un moment donné, vous allez la mettre dans votre batterie. Votre batterie vous servira alors de backup le soir, la nuit, le matin, lors des pointes du matin et du soir. Et donc, attention, parfois aujourd’hui encore, beaucoup — et à juste titre ; ce sera peut-être l’objet d’une autre question — d’autres personnes… [phrase poursuivie à 00:46:00]
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 46:00, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Il y a encore beaucoup de personnes — et à juste titre — qui font installer des batteries et qui passent également à un véhicule hybride ou électrique. Les hybrides ont parfois de plus petites batteries, de 15 à 20 kWh, et les « full électriques » [70 à 75 kWh ?]. Là, il y a parfois un calcul à faire. Certaines personnes repassent du monohoraire au bihoraire. Moi, par exemple, je vais repasser en bihoraire parce que je vais bientôt avoir un véhicule électrique. Étant donné que, chaque année, je consomme actuellement à peu près ce que je produis, le véhicule électrique fera que je consommerai plus que je ne produis sur l’ensemble de l’année. J’ai donc peut-être intérêt à recharger mon véhicule la nuit et à repasser en bihoraire. C’est un calcul à faire. Mais, pour répondre clairement à la question, vous pouvez conserver votre compensation avec des batteries.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 46:54, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Une personne dit : « Ce n’est pas le caractère intrusif qui est le plus gênant, a priori, vis-à-vis du compteur communicant. Le problème, c’est que notre compteur ne tourne plus à l’envers. » On va peut-être le répéter encore une fois. Régis : Le fait de ne plus avoir de roulettes métalliques qui tournent lorsque le compteur tourne à l’envers, et de placer un compteur digital — appelons-le comme cela : compteur communicant ou compteur double flux, quelle que soit l’appellation — ne supprime pas la compensation en fin d’année. Elle reste. Jusqu’à quand ? Jusqu’en 2030. Est-ce jusqu’au 1er janvier 2030 ? Non : elle reste jusqu’au 31 décembre 2030.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 47:49, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Vous avez encore 2024, 2025, 2026, 2027, 2028, 2029 et l’ensemble de l’année 2030 avec une compensation, pour vous qui avez déjà des panneaux photovoltaïques sur votre toit ou pour les futurs prosumers chez qui on viendra les installer et les réceptionner avant le 31 décembre de cette année [2023]. Le fait de passer à un compteur digital ne vous fait pas perdre votre compensation : elle reste. Que se passe-t-il après le 31 décembre 2030 ? Grande question. Le régulateur publie généralement une méthodologie tarifaire tous les cinq ans. Je n’ai malheureusement pas de boule de cristal pour vous dire ce qui se passera après 2030.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Il y a fort à parier qu’après 2030, on se maintienne dans la situation qui s’appliquera aux nouveaux prosumers à partir de 2024 : ils bénéficieront directement de leur installation photovoltaïque et de l’électricité qu’elle produit au moment où ils la consomment. À partir du 1er janvier, on va passer d’un temps de retour sur investissement d’environ cinq à six ans aujourd’hui, pour rentrer dans les frais d’une installation photovoltaïque de qualité, à neuf ou dix ans, avec des onduleurs garantis dix ans, notamment. Vous voyez déjà qu’il y a une grosse différence. Dans ce cadre-là, ces personnes auront tout intérêt à mettre des batteries pour ne pas perdre l’énergie produite par leurs panneaux.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Les batteries vont arriver. L’électromobilité, les véhicules hybrides et électriques vont arriver de plus en plus. Vous savez qu’à partir de 2026, on parle du fait que vous ne pourriez plus remplacer votre chaudière au mazout. Ceux qui ont une chaudière au mazout et devront la changer à partir de 2026 devraient alors passer soit au gaz — à mon avis, cela restera autorisé —, soit aux pellets. Beaucoup vont aussi passer à l’isolation, ce qui est une bonne chose, et aux pompes à chaleur. Votre consommation électrique va de nouveau inévitablement augmenter. Vos profils de consommation vont changer, pour vous comme pour les gestionnaires de réseau.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
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Rémi : Le souci avec les batteries, c’est qu’elles n’ont pas assez de capacité. Est-ce qu’on a besoin d’une grosse capacité pour prendre une batterie ? Régis : Cela dépend de ce que l’on va en faire et, évidemment, de votre profil de consommation. Si vous avez du chauffage électrique, par convecteurs ou par accumulation, et qu’en hiver vous avez besoin de 40 à 45 kWh pour vous chauffer pendant une journée, cela va être très compliqué d’avoir des batteries. Il vous faudrait quasiment un demi-conteneur et un investissement de [30 000 € ? — l’ASR transcrit « 300.000 euros »], ce qui ne sera évidemment jamais rentable.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 50:46, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Les batteries pourront toutefois avoir d’autres utilités pour ceux qui ont des consommations différentes. J’attends ici la nouvelle méthodologie tarifaire chiffrée de la CWaPE — je précise bien : chiffrée — avec des tarifs [horaires ?]. Par exemple, pour les personnes qui garderont la compensation et mettront de l’énergie dans leur batterie, il est tout à fait possible que leur fournisseur rachète cette énergie à certains moments de pointe, pourquoi pas à 20 ou 25 centimes du kilowattheure. On va me dire que ce n’est pas beaucoup, mais c’est quand même parfois un euro par jour.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 51:30, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Le fournisseur doit acheter cette énergie sur le marché « spot » — c’est très technique — au moment des pointes du matin et du soir, lorsque les prix sont très élevés. Dès lors, si nous aidons les fournisseurs ou les GRD, grâce aux batteries, à mieux équilibrer le réseau et à moins le surcharger, pourquoi n’interviendraient-ils pas dans les frais d’installation de cet équipement ? Tout est sur la table aujourd’hui. Je sais que des partis, autour de la table de la commission de l’Énergie et du gouvernement, demandent de subsidier les batteries. On verra exactement quelle sera la position du gouvernement.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 52:12, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
À mon sens, il est utopique de pouvoir rentabiliser 40 ou 50 kWh de capacité de stockage. Je vais toutefois modérer mes propos : sauf s’il s’agit de batteries de seconde vie. On peut trouver d’anciennes batteries de véhicules électriques qui peuvent encore très bien faire le travail. On trouve, par exemple, des batteries d’une capacité de 10 kWh à 1 500 euros. Les prix s’effondrent alors totalement. Elles font encore parfaitement le travail et sont moins soumises aux contraintes que dans une voiture.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 52:53, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Cela reste très intéressant, mais nous n’avons pas encore véritablement d’usines qui fabriquent ces solutions et offrent des garanties suffisantes pour mettre ce type de batterie chez vous. J’espère que cela arrivera très bientôt. Nous sommes en contact avec deux ou trois start-up qui se lancent dans ce modèle économique. Il sera particulièrement intéressant de les suivre afin d’offrir la meilleure qualité au meilleur prix possible.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 53:26, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Est-ce qu’il faut une installation récente pour installer une batterie ? On parle ici, à mon avis, d’un onduleur hybride. Régis : Non, absolument pas. Néanmoins, comme tu viens de le mentionner, Rémi, il faudra soit ce que l’on appelle un « inverter », soit un onduleur hybride, ou un système qui intègre cet inverter. Pourquoi ? Parce que votre onduleur transforme aujourd’hui le courant continu en courant alternatif, qui peut être exploité par le réseau. Mais le stockage dans votre batterie se fait en courant continu : il faut donc que le système puisse faire le chemin inverse, assurer la conversion inverse.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 54:08, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Quasiment tous les nouveaux onduleurs qui arrivent sur les installations depuis deux ou trois ans sont équipés d’office de ce type de système. Pour les installations plus anciennes, comme chez moi — mon installation a maintenant douze ans, douze ans et demi —, il faudrait soit garder mon onduleur actuel et ajouter un inverter à côté, soit attendre que l’onduleur tombe en panne, le remplacer alors par un onduleur hybride et installer des batteries. Les anciennes installations de 2008, 2009 ou 2010 peuvent-elles accepter des batteries ? Oui, sans aucun problème. On peut même installer des batteries sans avoir de panneaux solaires.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 54:54, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Quid de l’obligation légale de raccordement au réseau pour les futures maisons voulant être 100 % autonomes ? Régis : En matière d’électricité, je vois souvent passer des publications disant : « Attention, si vous n’êtes pas raccordé au réseau électrique, votre maison est considérée comme insalubre » [terme reconstitué ; ASR très incertain]. Mes propos doivent être revérifiés d’un point de vue strictement juridique, mais, en matière d’électricité, ce n’est pas le cas. Nous connaissons des habitations qui existent et qui ne sont absolument pas raccordées au réseau électrique.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 55:32, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Encore une fois, si vous installez un parc de batteries plus important, rien ne vous empêche de garder votre connexion au réseau électrique, puisque vous êtes facturé en fonction du nombre de kilowattheures que vous allez y rechercher. Si vous ne recherchez rien sur le réseau, il peut toujours rester là et vous servir en cas de besoin, si vos batteries tombent vraiment à plat. On pourra, si vous le souhaitez, faire une petite vidéo avec deux ou trois personnes que nous connaissons, qui sont pratiquement ou complètement autonomes en énergie chez elles et qui se sont carrément déconnectées du réseau électrique.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 56:10, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
J’en connais également qui ont 30 à 40 kWh de batteries, une certaine installation de panneaux photovoltaïques, et qui sont assez économes, avec des LED un peu partout. En cas de besoin, ils ont un groupe électrogène. On va en arriver là si, à un moment donné, on veut absolument taxer ou augmenter les [taxes ? — ASR : « accès »] comme on le voit maintenant. Les gens trouveront toujours la parade et des systèmes alternatifs qui ne sont pas nécessairement écologiques. Il faut savoir exactement dans quelle vision on veut se placer.
Régis, puis Rémi▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 56:48, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Régis : Je plaide pour qu’il y ait, pour une fois, une vision à long terme du photovoltaïque et des panneaux : dix ou vingt ans, avec une vraie feuille de route, un vrai plan, plutôt que des ajustements tous les deux ou trois ans parce que l’on est soit juste après les élections, soit en train de s’en approcher dangereusement, et que l’on finit par vivoter sans prendre de réelle décision. Rémi : J’installe mes panneaux le 12 juillet. Vaut-il mieux demander l’installation du compteur communicant dès maintenant ou attendre l’installation des panneaux photovoltaïques ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 57:18, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Normalement, avec la modification de décret qui est en préparation, le compteur communicant sera de toute façon imposé. Cela dépend aussi de la puissance de l’installation photovoltaïque qui sera installée chez la personne. Mais c’est souvent le moment de faire installer le smart meter. Je reprécise que c’est un choix de tout un chacun ; néanmoins, pour celui qui veut y passer, le moment idéal est celui de l’installation des panneaux, parce que vous aurez directement un relevé de compteur.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 57:53, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Chez ORES, l’installation du compteur communicant est-elle payante ? Et, si oui, combien coûte-t-elle ? Régis : Chez ORES, l’installation du compteur communicant — ou non communicant, peu importe, si vous décidez de faire neutraliser sa fonction communicante — est totalement gratuite. Vous allez sur leur site Internet, vous vous enregistrez et vous prenez directement rendez-vous. ORES vous fixe une plage de rendez-vous pour venir installer votre compteur. Je parle en connaissance de cause : vous choisissez simplement la date, ainsi que le matin ou l’après-midi, si je ne m’abuse. Ils vous téléphonent directement lorsqu’ils arrivent.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Vous recevez ensuite une facture. C’est bizarre, mais vous recevez une facture à zéro : le compteur communicant est facturé, je pense, environ 170 euros, puis les 170 euros sont directement déduits en dessous. Le coût de l’installation est donc totalement gratuit : zéro euro. Il peut toutefois y avoir des frais pour de très anciens compteurs lorsqu’il n’y a pas de boîtier adéquat pour accueillir ce type de compteur. C’est loin d’être la majorité des cas ; cela concerne une minorité d’installations, mais cela peut éventuellement arriver.
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Régis : J’ai entendu dire qu’une action était en cours au gouvernement pour que l’équité soit respectée et qu’ORES ne facture rien, ou tout au moins des frais extrêmement minimes, dans ces cas-là. Rémi : Ici, ce n’est même pas une question, c’est une suggestion, mais je pense que la réponse pourrait être intéressante : « Il » — on ne sait pas de qui l’on parle — devrait payer l’électricité que l’on met sur le réseau, et il devrait envoyer gratuitement de l’électricité dans nos batteries lorsque le coût de l’énergie est négatif.
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Je vais prendre la première partie de la question : « Il devrait nous rémunérer pour notre production photovoltaïque. » Oui, c’est le système mis en place en France, mais ils n’ont pas de compensation. Le fournisseur qui vous rémunère au moment où vous produisez tient compte du fait que vous produisez généralement le plus en journée. Donnons une plage horaire : sauf pour ceux qui décrochent — excusez-moi encore, mais il faut le préciser —, le pic de production solaire dans le pays se situe généralement entre 11 et 14 heures.
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À ce moment-là, les prix de l’électricité, spécifiquement le week-end, sont généralement inférieurs à ceux des tranches du matin et du soir. Un fournisseur, avec ses frais administratifs, va peut-être vous payer 5, 6 ou 7 centimes du kilowattheure, en tirant fort. Mais, avec ce système — s’il est identique au système français —, lorsque vous allez rechercher des kilowattheures sur le réseau, vous allez les repayer plein tarif. Pour l’instant, la compensation reste donc bien évidemment plus intéressante qu’un système dans lequel on vous paie ce que vous produisez et on vous facture ce que vous consommez.
Régis, puis Rémi▶ Voir ici− Fermer
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Régis : La deuxième partie de la question, Rémi, c’était… Rémi : « Il devrait nous envoyer gratuitement de l’électricité… » [phrase poursuivie après 01:00:59]
Rémi (fin de la question), puis Régis▶ Voir ici− Fermer
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Rémi : « …de l’électricité gratuite dans nos batteries quand le coût de l’énergie est négatif. » Régis : On en revient à ce que j’ai mentionné tout à l’heure. Il n’est pas impossible que des fournisseurs d’énergie soient intéressés à intervenir financièrement dans le placement des batteries. En effet, plutôt que d’aller acheter l’électricité à 100 euros, 150 euros, ou parfois 200 à 250 euros pour 1 000 kWh, afin de fournir les pointes de consommation du matin — lorsque vous allumez les cafetières ou les chaufferettes dans les salles de bains — ou les pointes du soir, lorsque l’on cuisine, il est tout à fait possible pour les fournisseurs de charger votre batterie durant la nuit, au moment où l’électricité est bon marché, même si l’on n’annonce pas du très beau temps le lendemain. Ils pourraient ensuite la réinjecter au moment où elle est plus chère et vous rémunérer pour cela, notamment en payant une partie de votre batterie. Après 2030, avec le compteur double flux, il sera possible de voir ce que l’on réinjecte sur le réseau. Il faudra donc absolument autoconsommer ou utiliser une batterie.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
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Rémi : Oui, « après 2030 », donc à partir du 1er janvier 2031. On va le caractériser comme cela. Régis : Tout à fait, soyons précis. C’est déjà possible aujourd’hui, avec un compteur communicant, de voir ce que l’on [prélève — mot dégradé dans l’ASR] et ce que l’on injecte sur le réseau, pratiquement en temps réel. Il suffit d’un petit boîtier que l’on branche dans le compteur et que l’on peut piloter directement depuis son smartphone. C’est assez intéressant, notamment si vous avez, ou aurez bientôt, un véhicule hybride ou électrique : cela vous permet de recharger sa batterie. C’est aussi intéressant pour les gens qui connaissent fréquemment des décrochages. Rémi : Le fait que votre voisin ait placé des panneaux peut-il parfois perturber votre propre installation ? [Question reformulée légèrement : le dernier mot est mal reconnu par l’ASR.] Régis : Oui, c’est clairement le cas. Maintenant, si votre voisin, ou quelqu’un deux maisons plus loin, est équipé d’un véhicule électrique et d’une borne de recharge, lorsqu’il recharge, cela contribue aussi à faire baisser la tension, Rémi, et peut parfois résoudre des problèmes. C’est compliqué de gérer un réseau électrique, je ne vous le cache pas. Il y a dix ans, j’avais beaucoup moins de retours et de connaissances dans ce domaine ; aujourd’hui, je sais que c’est assez compliqué. Mais, encore une fois, on paie pour cela. À partir du moment où l’on paie, on est en droit d’attendre un service adéquat.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
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Rémi : Mon onduleur décroche à 249 volts au lieu de 253. Que puis-je faire ? Régis : Si votre onduleur décroche à 249 volts plutôt qu’à 253, il est possible que vous ayez une ancienne installation dont l’onduleur est toujours réglé sur les anciennes normes. Il faut regarder la norme technique C10/11 de Synergrid. Un électricien peut venir reparamétrer votre onduleur aux nouvelles normes. Certaines personnes ont réglé leur problème de décrochage uniquement en changeant ce paramétrage. Mais j’insiste : il faut rester dans la légalité et respecter les normes de Synergrid, c’est-à-dire un maximum de 253 volts. On pointe toujours les prosumers en disant : « Leur onduleur décroche à partir de 253 volts. » C’est vrai et c’est inacceptable. Mais les appareils électriques de vos voisins qui n’ont pas de panneaux subissent eux aussi 253 volts — et c’est ce qui est le plus problématique pour les gestionnaires de réseau —, voire parfois 255 ou 260 volts. Ce n’est évidemment pas recommandé.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
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Rémi : Pourquoi mon GRD m’impose-t-il d’installer un compteur communicant avant de venir intervenir sur mon décrochage ? Régis : Parce que, sinon, il ne dispose pas de mesures. On pourrait me dire qu’il est possible de placer directement des appareils de mesure chez les particuliers, mais ils n’en ont pas suffisamment. On parle de dizaines de milliers d’installations concernées par les décrochages. Au début de cette année, le gouvernement était encore dans le déni ; aujourd’hui, il ne l’est plus. Il sait que les installations décrochent un peu partout. Je vais vous donner un chiffre : rien que pour les trois premiers mois et demi de cette année — si je ne m’abuse ; disons les 150 premiers jours —, ORES a reçu 12 000 demandes de raccordement d’installations photovoltaïques. Douze mille en trois mois, uniquement chez ORES. [Les trois durées successivement citées — trois mois, trois mois et demi et 150 jours — sont incohérentes ; vérification audio nécessaire.] Ajoutez RESA et les autres GRD, et l’on va arriver à la fin de l’année avec « 670 000 » nouvelles installations, sans aucun problème, dans le courant de 2023. [Nombre transcrit automatiquement comme « 670 000 » ; valeur à vérifier impérativement sur l’audio, l’ASR ayant pu mal segmenter le chiffre.]
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:05:37, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Ils n’ont donc évidemment pas assez d’appareils de mesure. Et comment placer ces appareils chez vous, les retirer une semaine après pour les mettre chez quelqu’un d’autre ? Il faut que les mesures soient faites sur une période plus longue pour voir exactement où se situe le problème. Ce n’est pas vraiment la panacée. Placer un appareil à la cabine permet bien sûr de voir les surtensions au niveau de la cabine électrique, mais les GRD ont déjà leurs propres appareils de mesure à cet endroit. Or, si la tension augmente à la cabine, cela ne signifie pas que tous les prosumers de la rue décrochent, ni qu’ils décrochent tous au même moment ; certains peuvent même ne pas décrocher du tout. La seule manière de mesurer les tensions réelles chez vous est donc de recevoir, une fois par jour durant la nuit, les données de votre compteur communicant, comme je vous l’expliquais.
Régis, puis Rémi▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:06:20, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Vous disposez alors d’une preuve directement chez vous. En plus des données de monitoring de votre onduleur ou de votre installation photovoltaïque, qui pourraient parfois être contestées [passage partiellement dégradé dans l’ASR], un tout petit appareil branché directement sur le port P1 du compteur communicant permet de prouver clairement que votre onduleur décroche. Rémi : Y aura-t-il des tarifs d’injection après 2030 ?
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:06:49, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
C’est encore une inconnue. Il a été imposé par l’Union européenne de ne pas taxer [l’injection] ni quoi que ce soit. Ici, on parle d’un tarif, et non d’une taxe : je corrige donc la formulation de la question. Mais il est clairement question de ne pas avoir, en tout cas, de tarifs contraignants. Aujourd’hui, il existe des tarifs uniquement pour les grandes installations, les grands parcs photovoltaïques industriels et, si je ne m’abuse, les éoliennes. Ces tarifs sont extrêmement faibles par rapport au rendement de ce type d’installation. Je pense qu’ils avaient été décidés au départ uniquement pour financer les frais du régulateur en Wallonie. Ce sont les grandes installations qui les paient, mais, indirectement, vous aussi au travers de votre facture. À titre personnel, je vois donc mal arriver un tarif d’injection à partir de 2030. Mais, encore une fois, c’est le régulateur, la CWaPE, qui décidera, avec ou sans avis ou volonté politique, même si la CWaPE se revendique — à juste titre d’ailleurs — comme totalement indépendante.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:08:09, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Quid de la rentabilité d’une installation photovoltaïque après 2024 ? Le prix des installations va-t-il chuter fortement ? Doit-on dimensionner l’installation différemment si on installe après cette date ? Régis : Il va évidemment y avoir une chute drastique dans les carnets de commandes, c’est très clair. Dès que l’on met un moratoire [terme employé par l’orateur], on a systématiquement un appel d’air : il va donc y avoir beaucoup d’installations cette année. À partir du 1er janvier 2024, comme je vous en ai parlé tout à l’heure, si le temps de retour sur investissement d’une installation photovoltaïque de qualité — j’insiste — et à un prix correct est actuellement de cinq à six ans en 2023, il sera à peu près de neuf à dix ans pour une installation réalisée à partir de 2024. En Flandre, il n’y a déjà plus de compensation. C’est d’ailleurs pour cela que [nombre incertain dans l’ASR, probablement « huit ou neuf »] nouvelles installations sur dix en Flandre sont accompagnées de batteries, d’après les statistiques.
Régis▶ Voir ici− Fermer
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Une installation photovoltaïque moyenne vaut aujourd’hui entre 8 000 et 10 000 euros, selon notamment le taux de TVA. Il y a dix ou douze ans, la même installation valait 20 000 ou 21 000 euros : on payait le double. Certes, il y avait les certificats verts ; aucune technologie de ce type ne se serait lancée chez nous sans soutien. Mais, en 2023, une installation coûte moins de la moitié de son prix de 2010 ou 2011. Aujourd’hui, vous ajoutez 5 000 ou 6 000 euros et, pour un total de 13 000 ou 14 000 euros, vous avez les panneaux et la batterie. Voilà le modèle, en tout cas à partir de 2024.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:10:03, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Quel est l’intérêt d’un compteur communicant si sa fonction communicante peut être désactivée ? ORES devra alors venir effectuer les relevés. N’est-ce pas un peu paradoxal ? Régis : C’est complètement paradoxal. Quel est l’intérêt ? Il n’y en a pas. Mais, lorsque nous avons obtenu le deuxième jugement devant la cour d’appel dans le dossier du tarif prosumer — en 2018, si je ne m’abuse —, les lois avaient été tellement modifiées [passage ASR indistinct] et des modifications du décret avaient été apportées pour que le tarif passe cette fois devant la cour d’appel de Liège, ce qui a été le cas. La cour d’appel a néanmoins imposé une contrainte : disposer d’une capacité de déploiement de compteurs double flux, qui n’étaient pas communicants à l’époque. Je pense, sans trop m’avancer, que c’est surtout Ecolo qui, au niveau du gouvernement, souhaite maintenir la possibilité de ne pas activer la fonction communicante du compteur, parce qu’il juge cette fonction intrusive, notamment.
Régis, puis Rémi▶ Voir ici− Fermer
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Régis : Voilà pour le retour sur ce dossier. Il n’y a aucun intérêt à ne pas activer la fonction communicante. Mais je comprends les personnes qui peuvent avoir des réticences. Généralement, d’où viennent-elles ? Souvent, d’un manque de pédagogie et d’explications. Nous devons parfois faire le travail de beaucoup de personnes et expliquer les choses telles qu’elles sont. Si tout le monde pouvait se coordonner, ce serait beaucoup plus facile pour tous : fournisseurs, GRD, ASBL BeProsumer et surtout vous, les consommateurs. Rémi : Une question sur la méthodologie tarifaire 2025-2029 : la CWaPE décide-t-elle de la redevance pour le transport ? Sur quelle base détermine-t-elle les tarifs de transport ? Ceux-ci vont-ils augmenter ? Quand connaîtrons-nous l’ampleur de l’augmentation : avant ou après les élections de 2024 ?
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Juste pour repréciser une chose : la CWaPE ne décide absolument rien en matière de transport. Ce que l’on appelle le transport, c’est la haute tension. La haute tension, c’est Elia, et le régulateur d’Elia, c’est la CREG. Fermons la parenthèse. Je suppose que la personne voulait parler de distribution et des tarifs de distribution. Comment cela se passe-t-il lorsque la CWaPE publie une nouvelle méthodologie ? Je suppose que le président de la CWaPE me corrigera si nécessaire, ou m’apportera peut-être un contradictoire, car je ne fais pas partie de ces négociations. Les GRD, les gestionnaires des réseaux de distribution, présentent un souhait et un plan quant aux investissements et aux moyens dont ils auront besoin. La CWaPE, le régulateur, calcule si les moyens demandés correspondent effectivement aux travaux qu’ils vont réaliser et au travail qu’ils vont accomplir. Elle leur octroie alors la possibilité de demander tel ou tel tarif : ce sont les tarifs régulés.
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:13:27, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Il existe également, au niveau des GRD, des tarifs dits non régulés, que le gestionnaire de réseau fixe librement. Ils ne concernent pas votre facture d’électricité. Il s’agit généralement de tarifs de chantier et [énumération mal reconnue par l’ASR], notamment pour l’adaptation ou le déplacement de compteurs. Voilà ce que l’on appelle les tarifs non régulés. La CWaPE intervient, elle, sur les tarifs régulés. Elle octroie les moyens demandés par les GRD ou exige une réduction de leurs frais. Cela a d’ailleurs été le cas dernièrement : les GRD ont dû justifier les moyens supplémentaires qu’ils demandaient pour moderniser le réseau de distribution. Cela a créé une certaine tension entre la CWaPE et les GRD, comme vous avez peut-être pu le lire dans la presse, parce que la CWaPE a refusé de valider les plans de financement des GRD. [Attribution reconstruite d’après la correction immédiate de l’orateur et le contexte ; l’ASR est confus à 01:14:24–01:14:30.]
Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:14:33, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
La CWaPE leur a dit : « Écoutez, messieurs, notamment chez ORES, vous avez 170 millions [unité non prononcée dans l’ASR] qui n’ont pas été dépensés dans le cadre de la crise du Covid notamment. Je demande donc que ces 170 millions soient d’abord affectés à l’amélioration du réseau, ou déduits de ce que vous venez me demander, puisque vous disposez de moyens directement mobilisables. » Voilà le rôle du régulateur. Les GRD travaillent avec ce que l’on appelle une enveloppe fermée : ils disposent d’une certaine somme par année pendant cinq ans et doivent réaliser avec cette somme les investissements qu’ils ont promis. Sinon, le régulateur est là pour leur rappeler leurs obligations de service public.
Rémi, puis Régis▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:15:16, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi : Serait-il possible d’avoir un exemple de courrier à adresser au ministre Henry pour contester la décision de refus du facteur K ? Régis : Ce courrier existe. Si je ne m’abuse, il est à disposition sur le site Internet. Nous remettrons le lien pour tout le monde, car je crois que beaucoup ne l’ont pas encore découvert. Nous l’avions envoyé dans une newsletter, mais vous savez ce qu’il en est des newsletters par courriel. Nous avons encore de la chance : selon les dernières statistiques reçues, 35 personnes sur 100 les ouvrent. Imaginez : nous représentons aussi en justice bon nombre d’entre vous dans le dossier des certificats verts. Nous renverrons donc le lien. Sinon, vous pouvez demander directement ces courriers types au secrétariat…
Régis François, puis Rémi Thirion (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:16:00, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Régis François : Ces courriers types peuvent être demandés au secrétariat, à l'adresse secretariat@beprosumer.be. Mais on préfère quand même reposter le lien, parce que sinon notre pauvre secrétaire Christian reçoit trois ou quatre cents [e-mails, mot non transcrit] en un jour et il est à la limite du burn-out. Il est encore bien qu'il puisse aller se promener un petit peu avec son épouse aussi. Rémi Thirion : Quid de la rentabilité en 2024 ? Ça, on l'a déjà posé, donc je passe à la suivante.
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:16:31, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi Thirion : Avez-vous étudié l'intérêt de placer des éoliennes pour les particuliers ? Elles bénéficient toujours de certificats verts alors que nous, non : c'est un scandale. Régis François : Les petites éoliennes qui peuvent être placées chez des particuliers, non. Il y a eu des éoliennes fixées aux pignons de maisons, dans le nord de la France et ailleurs : c'est une arnaque en plein. Cela provoque des vibrations dans les murs de la maison ; il ne faut surtout pas placer ce genre d'éolienne. On a, par contre, des éoliennes de moyenne puissance. Vous en avez peut-être déjà vu une qui tourne sur un axe, véritablement, avec une rotation. C'est, je pense, fabriqué par Fairwind, qui se situe pas très loin de Charleroi. Là, on est quand même dans un produit nettement bien fini. Moi, je l'ai vu tourner, c'est quand même autre chose.
Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:17:27, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Dans votre jardin, il faut un permis d'urbanisme et autres. Cela monte à 20, 25 ou 30 mètres, je ne sais pas exactement. Les éoliennes pour les particuliers n'ont donc pas vraiment d'intérêt. Je vous assure que cela ne fonctionne que de manière extrêmement aléatoire. Je n'irais pas placer ce type d'installation chez moi. Pour ceux qui connaissent le CHR de Namur, donc l'hôpital de Namur, il y a une espèce d'arbre devant la porte d'entrée. Je n'ai jamais vu cet arbre, censé produire de l'électricité et qui coûte pas loin de 200 000 euros, tourner ni, à mon avis, produire 10 kilowattheures en un jour.
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:18:12, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi Thirion : Lorsque nous avons le compteur communicant, le tarif prosumer est-il toujours forfaitaire ? Sinon, est-ce automatiquement pris en compte ? Régis François : Le tarif prosumer est d'office forfaitaire, ou va rester forfaitaire. Néanmoins, avec le compteur communicant, le GRD va calculer votre tarif prosumer sur votre prélèvement brut. Concrètement, il est très probable que vous n'atteigniez pas les 37 % d'autoconsommation, entre guillemets, que la CWaPE a calculés, et qui vont d'ailleurs théoriquement passer à 40 % à partir de 2025. Vous ne les atteindrez probablement pas, je pense. Mais, dans ce cadre-là, si vous avez un compteur comme chez moi, un compteur double flux communicant, vous ne serez pas pénalisé : ce sera automatiquement la plus petite valeur entre votre calcul sur l'autoconsommation et le forfait qui sera prise en compte. Vous ne pourrez donc pas être pénalisé.
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Rémi Thirion : J'ai eu des décrochages le matin à cause de sous-tensions. Est-on dans la même problématique qu'avec les surtensions pendant les heures solaires ? Êtes-vous au courant de ce genre de problématique ? Régis François : Oui. Autant on parle des surtensions et des décrochages d'onduleurs, autant je peux déjà vous garantir que les sous-tensions sont un autre problème qui va arriver. Ton frère, Rémi, notamment, a quelquefois mesuré sa tension à 190 volts : 190 au lieu de 230. Les lampes dans la maison scintillent ; il n'y a pas assez d'électricité qui arrive jusque dans sa maison, ce qui provoque évidemment une baisse de tension.
Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:20:01, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Celui qui, en plus d'avoir des surtensions à un moment donné, a des sous-tensions chroniques, il n'y a pas trente-six solutions à mon sens. Il va tout doucement falloir penser à changer les câbles en cuivre — pardon, notamment changer le diamètre des fils — parce que le réseau doit clairement être modernisé. C'est aussi pour cela qu'ils veulent mettre un tarif incitatif. Si, dans cinq ans, le parc automobile passe déjà à 30 ou 35 % à l'électricité et qu'en rentrant chez soi, tout le monde met sa voiture à charger à 18 heures, on va clairement avoir des sous-tensions. Je ne vous parle même pas du fait que vous risquez de ne plus avoir de tension du tout si on ne prolonge pas les réacteurs nucléaires. Je vois mal comment on pourrait subvenir aux besoins que l'on va avoir en électricité en fermant ces malheureux réacteurs.
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:20:57, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi Thirion : Les kilowattheures produits en excès en été nous seront-ils payés après 2030 ? Et, si oui, à quel tarif ? Régis François : On revient à une question un peu du même genre que celle posée tout à l'heure. Ce seront éventuellement des tarifs de rachat. À partir de 2024, celui qui fait installer des panneaux photovoltaïques pourra déjà conclure avec son fournisseur un prix de rachat pour les kilowattheures, entre guillemets, qu'il ne stocke pas ou qu'il ne sait pas utiliser au moment où il les produit. Est-ce que ce sera toujours le cas en 2030 ? Je n'ai pas de boule de cristal, je ne sais pas vous le dire. Plus probablement, on va rester dans ce type de choses relativement dynamique. Ou alors, d'ici là, on pourra peut-être intégrer ce qu'on appelle une communauté d'énergie et finalement revendre son excédent de production à un tarif préférentiel à ses voisins. Cela vous serait bénéfique, mais également aux voisins, parce qu'ils ne devraient pas le payer au même tarif que s'ils le prélevaient chez leur fournisseur. C'est un petit peu le principe des communautés d'énergie. Dans ce cadre-là, pourquoi pas : il pourrait tout à fait être possible d'être rémunéré à partir de 2030.
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
Lecture à partir de 1:22:12, directement sur BeProsumer. Si nécessaire, appuyez sur ▶ dans le lecteur.
Rémi Thirion : Une personne dit : « Dans ma rue, on a changé le câble et on a quand même encore des décrochages. » Régis François : Je pense qu'il y a une confusion entre changer le câble et changer la phase. Qu'est-il possible de faire quand on a un décrochage en monophasé ? On appelle son GRD. À ce moment-là, il propose de mettre le compteur communicant ou pas. Et qu'est-ce qui se passe après ? Vous êtes peut-être sur une phase qui est surtendue. Si vous avez de la chance, les deux autres ne le sont pas. Le GRD va donc vous reconnecter, si vous êtes en monophasé, à une autre phase dans la rue ou à la cabine, et voir si la tension est plus acceptable pour pouvoir recevoir l'énergie que votre installation produit. Si ce n'est pas le cas au deuxième essai, vous avez encore un troisième essai, puisqu'il existe trois phases.
Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Si, sur la troisième phase, cela ne marche pas non plus, il va falloir trouver des solutions à l'intérieur, en deçà du compteur. Allez voir ce que nous proposons sur le site Internet pour essayer de mitiger le problème. Mais ce sont toujours des solutions temporaires, qui ne fonctionnent pas nécessairement pour les décrochages que l'on appelle « hardcore ». Il est aussi possible de recâbler son coffret électrique. Par exemple, quand on est en triphasé et qu'on a une phase un peu surtendue, il est peut-être conseillé de mettre les gros consommateurs — pompe à chaleur, piscine, voiture électrique — en monophasé sur la phase qui pose problème, pour essayer d'en faire descendre la tension. Si ce n'est pas votre métier, faites appel à un électricien. Avec les onduleurs triphasés, même si une seule phase est un peu surtendue, l'onduleur va s'arrêter complètement et vous ne pourrez pas non plus réinjecter sur les deux autres phases.
Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Il y a donc plusieurs choses à faire. Ce n'est pas toujours simple. Il y a des solutions, mais c'est temporaire : si l'environnement extérieur change, cela peut ne plus fonctionner. Ce sont des sparadraps sur des jambes de bois, mais chez certaines personnes cela fonctionne. La première chose, de toute façon, c'est de contacter son GRD. [01:24:23–01:25:26] Lacune des sous-titres automatiques Aucun sous-titre automatique n'est disponible pendant environ 1 minute et 3 secondes. Le contenu de cette séquence ne peut pas être restitué fidèlement à partir du fichier source.
Régis François (attribution probable ; reprise au milieu d'une phrase)▶ Voir ici− Fermer
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« … va venir [passage initial inaudible] par BeProsumer, par des solutions que l'on peut proposer, par les deux tests éventuellement. On a déjà des tests qui sont en cours ou qui vont avoir lieu, notamment avec différents GRD, pour justement aider à ce que les onduleurs ne décrochent plus, ou tout au moins déterminer les causes, et que les réparations ou les mises à niveau du réseau puissent [être actées] et formalisées. » [Dernière formulation incertaine dans l'ASR.]
Rémi Thirion, puis Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Rémi Thirion : On va peut-être terminer par des questions purement BeProsumer. À quoi va servir la trésorerie disponible de notre ASBL, étant donné la fin des procédures judiciaires ? Et la suggestion de la personne juste après me paraît très bien : « Je trouverais tout à fait normal que vous perceviez un salaire. Je croyais d'ailleurs que c'était le cas. » Régis François : Non, nous sommes bénévoles. À quoi va servir l'argent sur les comptes ? Concernant le bénévolat, oui : pour ma part, je suis bénévole depuis 2013. Certains administrateurs sortants cette année l'étaient aussi avec moi depuis 2013. L'ensemble des administrateurs sont totalement bénévoles dans cette ASBL. Donc oui, parfois on prend des congés pour aller assister à différentes choses, aux auditions au Parlement. Moi, je dois prendre congé une après-midi ; je vais au Parlement avec Rémi pour l'accompagner. Mais j'estime que, quand on s'est investi dans quelque chose, on le fait à fond.
Régis François (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Je n'ai pas dit que j'allais encore rester dix ans, je vous rassure. Je vous en ai déjà parlé il y a quelques années : tout doucement, je pense que voir toujours la même tête… Il faudrait peut-être un renouveau aussi. Il n'est pas impossible que, dans les prochains mois ou les prochaines années — je ne sais pas — [je passe] également la main au niveau de l'ASBL. [Verbe mal reconnu par l'ASR.] Pour les procédures judiciaires, que va devenir cet argent ? C'est fixé statutairement : il reste dans l'ASBL, sauf si elle devait être dissoute. À ce moment-là, les fonds doivent être réaffectés directement à une ASBL qui a une cause plus ou moins commune avec la nôtre, et pourraient lui être transférés.
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Est-ce que, réellement, les procédures vont s'arrêter ? Je vous ai parlé tout à l'heure de la ventilation des coûts. Étant donné qu'ils [sujet non explicité] changent d'avis comme de chemise quasiment tous les six mois, qu'il y a des modifications d'écrits ou de nouvelles choses qui arrivent, nous demandons énormément d'avis juridiques à nos conseils. On leur fait étudier des textes et autres. Ce n'est pas uniquement le fait d'aller plaider devant un tribunal. C'est beaucoup plus profond que cela, parce que les textes sont extrêmement techniques, extrêmement difficiles parfois à comprendre. Il suffit d'une virgule qui modifie tout le sens d'une phrase, avec des interprétations clairement différentes.
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L'argent qui est présent dans les caisses, croyez-moi, est également dissuasif [bref passage inaudible] pour certaines autres parties qui voudraient, à un moment donné, passer en force sur certains dossiers. S'il n'y a pas de fonds dans l'ASBL BeProsumer pour revenir à un moment donné et dire : « Attention, parce que si vous touchez à cela, on va directement en justice », nous n'avons pas ce levier. C'est un petit peu comme les bombes nucléaires : plusieurs en ont. Bon Dieu, que personne ne s'en serve jamais ! Mais c'est vraiment de la dissuasion, qui nous permet de dire : « Attention, parce qu'à ce moment-là, on va contester cette décision en justice. J'ai les moyens de le faire et j'ai aussi les moyens, à ce moment-là, de contrer votre volonté ou votre décision, de communiquer. »
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La communication peut également être quelque chose d'extrêmement important, parce qu'elle permet d'informer. Si, demain, il n'y a plus d'ASBL BeProsumer, d'ici à 2025 ou 2026, aux prochaines élections [enchaînement temporel incertain dans l'ASR], je vais mettre ma main à couper qu'ici, vous n'avez plus de compensation, le compteur qui tourne à l'envers. Aujourd'hui, c'est clair.
Régis François, puis Rémi Thirion (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Régis François : Je pense qu'on touche un peu à la fin. On a coupé l'air conditionné et on est en train de brûler ici. On va clôturer cette assemblée générale 2023. Je pense que c'est une bonne expérience, qui a été fort appréciée, je le vois dans les commentaires. C'est un discours vrai, il n'y a pas de langue de bois ici. C'est un exercice intéressant à faire. À l'année prochaine, ou à bientôt de toute façon dans les BeProsumer TV. Rémi Thirion : Oui, ou alors on pourra peut-être même réitérer cet exercice ponctuellement, pour vraiment répondre à vos questions. Parce que parfois il y a de la frustration : vous envoyez des questions, on n'y répond pas toujours.
Rémi Thirion (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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Mais vous savez, hier, on avait normalement conseil d'administration [horaire ou durée inaudible] ; on a dû l'écourter parce que ma fille avait son CE1D de sciences aujourd'hui. Pour la petite histoire, j'ai dû rentrer pour aller vite revoir deux ou trois choses. Je vous assure que j'en ai un peu marre des pressions, des pascals et de tout ce qui va avec ; cela faisait longtemps que je n'avais plus vu cela. On prend donc aussi sur notre temps, mais c'est toujours intéressant de pouvoir répondre à vos questions comme cela, en direct.
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Encore une fois, le 6 juillet à partir de 14 heures, on vous refera un post et vous pourrez nous suivre directement lors de l'audition devant la commission de l'Énergie du Parlement wallon, sur la problématique tout à fait spécifique des onduleurs. On ne va pas parler des certificats verts ; ce sont vraiment les décrochages d'onduleurs qui vont être abordés. Une chose sur laquelle je peux aujourd'hui m'engager devant vous, c'est de mieux vous informer, et de ne pas vous informer uniquement via Facebook. Là, je ne peux pas remettre cette responsabilité sur une autre personne que moi. Normalement, c'est moi qui ai une grande partie de la communication dans mes responsabilités au sein de l'ASBL.
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Ce que l'on va essayer de faire — ou plutôt ce que je m'engage à faire vis-à-vis de vous —, c'est une newsletter mensuelle, qui devra partir tous les mois, avec d'éventuelles nouvelles, des demandes, parfois des questions qui nous sont venues [probablement : « tous les jours »] au secrétariat et qui pourraient bénéficier à d'autres personnes. Je pense que ce sera beaucoup mieux. Cela me permettra également de maintenir le contact et de se dire : « D'accord, aujourd'hui, je ne paie pas une ASBL pour rester sans nouvelles. » On est toujours là, toujours bien présents. Ce n'est pas que l'on est moins actifs qu'avant.
Rémi Thirion (attribution probable)▶ Voir ici− Fermer
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C'est simplement qu'avant, lorsqu'on s'est créé en 2013, on avait un dossier : le dossier des certificats verts. Dix ans plus tard, il est toujours là et nous avons quatre ou cinq dossiers majeurs qui sont venus se greffer en plus, avec un nombre d'administrateurs qui n'a pas grossi. Il y a donc clairement une surcharge qui apparaît à un certain moment. Voilà l'engagement que, moi en tout cas, je prends devant vous.
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Une automatisation du site Internet est également prévue par le conseil d'administration, avec une intégration complète des cotisations et autres. Normalement, en tout cas pour la fin de cette année, je veux qu'elles puissent être payées directement en ligne, avec un QR code ; que vous puissiez avoir accès directement au téléchargement de formulaires sur votre espace membre, en vous connectant avec votre smartphone et autres : l'accès total à l'information, la plus-value d'être membre de l'ASBL BeProsumer. Je remercie ceux qui étaient là aujourd'hui, ceux qui n'ont pas pu être présents et qui regarderont la vidéo en différé. Je vous souhaite une excellente fin de soirée et, encore une fois, comptez sur nous. Bonne soirée.
POINTS D’ÉCOUTE SIGNALÉS • 00:15:14–00:15:22 — le résultat du vote sur la décharge n’est pas récupérable dans la piste automatique ; il n’a pas été inventé. • 00:15:35 — l’orthographe d’un nom d’administrateur démissionnaire reste incertaine dans l’audio et les sous-titres. • 01:24:23–01:25:26 — la piste française automatique comporte une lacune complète. • Les chiffres, conseils et règles sont ceux formulés le 28 juin 2023 ; ils ne constituent pas des conseils actuels.
Ce qui a avancé, ce qui reste ouvert
Certaines annonces ont débouché sur des réalisations visibles ; d’autres dossiers restent ouverts ou ont changé de cadre. Cette relecture sépare volontairement les propos de 2023 de la situation documentée au 8 septembre 2026 et n’attribue aucune évolution à un seul acteur.
SolarXPO au WEX
Projet concrétiséL’idée lancée pendant l’AG 2023 est devenue SolarXPO, avec BeProsumer comme partenaire et co-créateur. L’AG 2024 s’y est tenue le 26 mai, suivie du grand débat politique. Revoir l’annonce
Régis envisageait encore d’utiliser les halls loués pour l’AG afin de créer un premier salon wallon du photovoltaïque, sous réserve de faisabilité et de budget.
OpenWatt : de la carte à la preuve
Outil opérationnelLe cadastre déclaratif a évolué vers OpenWatt : données du port P1 toutes les cinq secondes, suivi de la tension, carte publique et estimation personnalisée du préjudice. L’outil documente les dossiers ; il ne crée pas, à lui seul, un droit à indemnisation. Découvrir OpenWatt
BeProsumer disposait surtout des déclarations de terrain et préparait son audition du 6 juillet au Parlement wallon pour faire reconnaître l’ampleur des décrochages.
Indemnisation des décrochages
Avancée à concrétiserLe Gouvernement wallon a adopté un avant-projet en première lecture le 28 mai 2026. Le texte doit encore être finalisé : recevabilité, calcul, seuil de 1 % et contrôle des données restent décisifs. Lire le point d’étape
Le phénomène était encore minimisé et aucun mécanisme proportionnel n’existait. L’objectif immédiat était de le faire reconnaître et d’obtenir des données exploitables.
Achat groupé de batteries intelligentes
Achat groupé concrétiséAprès le lancement pilote annoncé en janvier 2025 avec Azimut Energy, l’achat groupé s’est inscrit dans les actions de terrain de l’association. Le bilan publié en mars 2026 décrit dix conférences en Wallonie, deux saisons de tests des fonctions anti-décrochage et de premiers retours de membres équipés. Cette concrétisation est intervenue après le calendrier annoncé en 2023. Lire le bilan des actions
Régis annonçait un achat groupé avant la fin de l’année, précédé d’une enquête auprès des membres à la rentrée de septembre.
Tarif IMPACT
Optionnel, à simulerLe tarif réseau IMPACT est proposé à titre optionnel depuis le 1er janvier 2026. Ses trois niveaux — ECO, MEDIUM et PIC — ne garantissent pas une économie : le résultat dépend du profil, des registres et de l’offre du fournisseur. Consulter le dossier
La CWaPE avait arrêté de grandes orientations, sans encore publier les montants. BeProsumer annonçait vouloir consulter ses membres dès leur publication.
Recours sur les certificats verts
Procédure en coursAprès l’arrêt défavorable de la cour d’appel de Liège, un pourvoi en cassation a été introduit le 10 février 2025 pour environ 19 000 requérants. Le compte rendu de l’AG 2026 présente toujours la procédure comme en cours, sans échéance ferme. Lire le point de situation
L’affaire se trouvait encore devant la cour d’appel de Liège ; une plaidoirie était espérée avant la fin de 2023 et une décision au premier trimestre 2024.
Réserve stratégique
Capacité préservéeÀ la fin de l’exercice 2025, la trésorerie atteignait 526 134 €. L’objectif annoncé est de conserver au moins un demi-million mobilisable rapidement pour une expertise ou une procédure : une réserve d’action, pas une trésorerie sans objet. Voir les comptes et la stratégie
Régis décrivait déjà cette réserve comme une capacité de dissuasion juridique et médiatique : négocier tout en pouvant réellement agir en justice.
Éolien et saturation du réseau
Causalité non établieL’analyse publiée par BeProsumer en mars 2026 met l’accent sur la capacité du réseau, le retard d’investissement et les contraintes croissantes d’injection comme de prélèvement. Elle ne permet pas de trancher la question précise du rôle des parcs éoliens dans les décrochages résidentiels discutés en 2023. Lire l’analyse réseau
Régis exposait deux avis contradictoires et donnait ensuite son appréciation personnelle selon laquelle l’éolien pouvait jouer un rôle.
Méthode, vidéo et sources
Mise à jour au 8 septembre 2026. Les 2 537 segments de la piste française automatique ont été regroupés en 138 blocs, corrigés par recoupement du contexte et des archives BeProsumer. Les chiffres prononcés restent des propos datés de 2023 ; le bilan 2026 s’appuie sur les sources ci-dessous.
- Présente publication — Assemblée générale BeProsumer du 28 juin 2023 — point d’entrée public et contexte éditorial de la publication.
- Captation intégrale de l’Assemblée générale 2023 — lecteur intégré — vidéo primaire, durée 1:33:01, piste française générée automatiquement.
- Parlement wallon — compte rendu de la commission du 22 juin 2023 — vérification du contexte institutionnel précédant l’audition BeProsumer.
- BeProsumer auditionné au Parlement wallon sur les décrochages — suite donnée le 6 juillet 2023 à l’annonce formulée pendant l’AG.
- Assemblée générale 2024 et SolarXPO au WEX — concrétisation du projet de salon annoncé en 2023.
- OpenWatt — plateforme associative de suivi énergétique et de tension — évolution du travail de mesure des décrochages.
- Indemnisation des décrochages — état du projet au 2 juin 2026 — avancée législative et points restant à sécuriser.
- Lancement de l’achat groupé de batteries intelligentes en 2025 — réalisation du projet évoqué pendant l’AG 2023.
- Dossier BeProsumer — Tarif IMPACT — fonctionnement et vigilance depuis son entrée en vigueur en 2026.
- Certificats verts — point de situation 2025 — arrêt d’appel et pourvoi en cassation.
- Assemblée générale 2026 — comptes et stratégie — niveau de trésorerie et maintien d’une réserve mobilisable.
- Réseau électrique wallon — analyse 2026 — mise en perspective des capacités, investissements et décrochages.
- Décrochages — grand récapitulatif du 13 mars 2026 — bilan des essais, conférences et retours sur l’achat groupé de batteries.
- Exports internes BeProsumer « Actualités » et « Base de connaissances », éditions hebdomadaires du 15 août et du 5 septembre 2026, utilisées pour les recoupements historiques et l’actualisation des dossiers.